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    Saint du Jour

    Nominis

    11 août 2020

    Tous les saints du jour Nominis
    • Sainte Claire d'Assise - fondatrice des Clarisses (✝ 1253)
      Il n'est pas possible de séparer l'histoire de sainte Claire de celle de saint François d'Assise. Née à Assise, elle a 11 à 12 ans de moins que lui. Elle est de famille noble et lui fils de marchand. Au moment de la 'commune' d'Assise vers 1200, soulèvement violent contre le pouvoir féodal, auquel participe saint François, les parents de Claire quittent la ville par sécurité et se réfugient à Pérouse, la ville rivale. Ils ne reviendront à Assise que 5 à 6 ans plus tard. Claire ne commence à connaître saint François que vers 1210, quand celui-ci, déjà converti à la vie évangélique, se met à prêcher dans Assise. Elle est séduite par lui et par cette vie pauvre toute donnée au Christ. Elle cherche donc à rencontrer François par l'intermédiaire de son cousin Rufin qui fait partie du groupe des frères. Ensemble, ils mettent au point son changement de vie. Le soir des Rameaux 1212, elle quitte la demeure paternelle et rejoint saint François à la Portioncule. Elle a 18 ans et se consacre à Dieu pour toujours. L'opposition de sa famille n'y pourra rien. Rapidement d'autres jeunes filles se joignent à Claire, dont sa sœur Agnès, sa maman Ortolana et son autre sœur Béatrice. La vie des 'Pauvres Dames' prospère rapidement et d'autres monastères doivent être fondés. Le Pape Innocent III leur accorde 'le privilège de pauvreté'. Mais après la mort de saint François, les papes interviendront pour aménager la vie matérielle des Clarisses et leur permettre une relative sécurité. Claire refuse de toutes ses forces. Elle veut la pauvreté totale et la simplicité franciscaine. En 1252, le pape Innocent IV rend visite aux Sœurs, accepte leur Règle de vie et la bulle d'approbation arrive le 9 août 1253. Claire meurt le 11 août tenant la bulle dans ses mains dans la paix et la joie.La communauté des clarisses de Cormontreuil (Reims) vous propose de découvrir Claire d'Assise par sa vie en 10 épisodes.- méditation sur les symboles dans la vie et les écrits de sainte Claire d'Assise, vidéo de la WebTV de la CEF.Le 15 septembre 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à Claire d'Assise (1193-1253), une des saintes les plus aimées dans l'Église. Son témoignage "montre ce que l'Église doit aux femmes courageuses et remplies de foi, capables de donner une forte impulsion à sa rénovation". Puis il a rappelé qu'elle naquit dans une famille aristocratique, qui décida de la marier à un bon parti. Mais à dix huit ans, Claire et son amie Bonne quittèrent leurs foyers et décidèrent de suivre le Christ en entrant dans la communauté de la Portioncule. C'est François qui l'y accueillit, lui tailla les cheveux et la revêtit d'un grossier vêtement de pénitence. Dès lors fut elle une vierge, épouse du Christ, humble et pauvre, totalement consacrée au Seigneur".Dès le début de sa vie religieuse, a ensuite rappelé le Pape, "Claire trouva en François un maître avec ses enseignements, et plus encore un ami fraternel. Cette amitié fut considérable car, lorsque deux âmes pures brûlent ensemble du même amour de Dieu, elles trouvent dans l'amitié un encouragement à la perfection. L'amitié est l'un des sentiments les plus nobles et élevés que la grâce divine purifie et transfigure". L'évêque Jacques de Vitry, qui connut les débuts du mouvement franciscain, a rapporté que la pauvreté radicale, liée à la confiance absolue en la Providence, était caractéristique de sa spiritualité, et que Claire y était très sensible. C'est pourquoi elle obtint du Pape "le Privilegium Paupertatis, confirmant que Claire et ses compagnes du couvent de San Damiano ne pourraient jamais posséder de biens fonciers. "Ce fut une exception totale au droit canonique de l'époque, accordée par les autorités ecclésiastiques devant les fruits de sainteté évangélique produits par le mode de vie de la sainte et de ses sœurs".Ce point, a-t-il ajouté, "montre combien au Moyen Âge le rôle de la femme était important. D'ailleurs, Claire fut la première femme de l'histoire de l'Église à rédiger une règle qui fut soumise à l'approbation papale, par laquelle elle voulut que le charisme de saint François fut conservé dans toutes les communautés féminines s'inspirant de leur exemple". A San Damiano, elle "pratiqua les vertus héroïques qui devraient distinguer tous les chrétiens, l'humilité, la piété, la pénitence et la charité. Sa réputation de sainteté et les prodiges opérés grâce à elle conduisirent Alexandre IV à canoniser Claire en 1255, à peine deux ans après sa mort". Ses filles spirituelles, les clarisses, poursuivent dans la prière une œuvre inappréciable au sein de l'Église.(source: VIS 20100915 430)Pie XII, Lettre Apostolique (en forme brève) proclamant Ste Claire Patronne Céleste de la Télévision (21 août 1958)- Sainte Claire est présente sur les vitraux de plusieurs églises du diocèse d'Autun.Mémoire de sainte Claire, vierge. Première plante des pauvres Dames de l'Ordre des Mineurs, elle suivit saint François d'Assise et mena au couvent de Saint-Damien une vie très austère, mais riche d’œuvres de charité et de piété. Aimant par-dessus tout la pauvreté, elle n'accepta jamais de s'en écarter, pas même dans l'extrême indigence ou dans la maladie. Elle mourut à Assise en 1253.
    • Sainte Suzanne - martyre romaine
      Martyre romaine des premiers siècles, la légende la dit belle et savante. L'empereur Dioclétien la voulait pour épouse du futur empereur Maximien. Lorsqu'elle révéla qu'elle était chrétienne, les deux officiers chargés de l'amener au palais impérial se convertirent. Ils furent tous trois décapités.Un 11 août du IVe ou Ve siècle, était consacrée, à Rome, près des Thermes de Dioclétien, une basilique fondée par le prêtre Gaïus, qui sera dédiée à sainte Suzanne, laquelle serait une martyre romaine ensevelie à Coazzo, près de Rome. À Rome, commémoraison de sainte Suzanne. Sous son nom, célébré dans les fastes antiques comme celui d'une martyre, fut dédiée à Dieu, au VIe siècle, la basilique du titre de Gaius, près des thermes de Dioclétien.

    Les lectures du jour

    Messe

    (c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020 AELF
    • Première lecture : « Il me fit manger le rouleau et, dans ma bouche, il fut doux comme du miel » (Ez 2, 8 – 3, 4)

      Lecture du livre du prophète Ézékiel

      La parole du Seigneur me fut adressée :
          « Toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis.
      Ne sois pas rebelle
      comme cette engeance de rebelles.
      Ouvre la bouche,
      et mange ce que je te donne. »
          Alors j’ai vu : une main tendue vers moi,
      tenant un livre en forme de rouleau.
          Elle le déroula devant moi ;
      ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors,
      rempli de lamentations, plaintes et clameurs.

          Le Seigneur me dit :
      « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le,
      mange ce rouleau !
      Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »
          J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau
          et il me dit :
      « Fils d’homme, remplis ton ventre,
      rassasie tes entrailles
      avec ce rouleau que je te donne. »
      Je le mangeai,
      et dans ma bouche il fut doux comme du miel.
          Il me dit alors :
      « Debout, fils d’homme !
      Va vers la maison d’Israël,
      et dis-lui mes paroles. »

                  – Parole du Seigneur.

    • Psaume (Ps 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131)

      Refrain psalmique : (Ps 118, 103a)

      Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse !

      Je trouve dans la voie de tes exigences
      plus de joie que dans toutes les richesses.
      Je trouve mon plaisir en tes exigences :
      ce sont elles qui me conseillent.

      Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
      plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
      Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse :
      le miel a moins de saveur dans ma bouche !

      Tes exigences resteront mon héritage,
      la joie de mon cœur.
      La bouche grande ouverte, j’aspire,
      assoiffé de tes volontés.

    • Évangile : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits » (Mt 18, 1-5.10.12-14)

      Acclamation : (cf. Mt 11, 29ab)

      Alléluia. Alléluia.
      Prenez sur vous mon joug,
      devenez mes disciples, dit le Seigneur,
      car je suis doux et humble de cœur.
      Alléluia.

      Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

      À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
      « Qui donc est le plus grand
      dans le royaume des Cieux ? »
          Alors Jésus appela un petit enfant ;
      il le plaça au milieu d’eux,
          et il déclara :
      « Amen, je vous le dis :
      si vous ne changez pas
      pour devenir comme les enfants,
      vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
          Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
      celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
          Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
      il m’accueille, moi.
          Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
      car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
      voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

          Quel est votre avis ?
      Si un homme possède cent brebis
      et que l’une d’entre elles s’égare,
      ne va-t-il pas laisser les 99 autres
      dans la montagne
      pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
          Et, s’il arrive à la retrouver,
      amen, je vous le dis :
      il se réjouit pour elle
      plus que pour les 99
      qui ne se sont pas égarées.
          Ainsi, votre Père qui est aux cieux
      ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

                  – Acclamons la Parole de Dieu.