Centenaire 14-18 : fait religieux et foi chrétienne dans la Grande Guerre

bandeau 1914 1918 court fait religieux et foi chrétienne

IN MEMORIAM Arnault beltrame priere saint francois d assise Arnaud beltrame

Plaques commémoratives 14-18 dans les Eglises

plaques commemoratives

Les plaques commémoratives
devenez contributeur

  • Divers
  • Texte de Dominique Greve lors de la cérémonie religieuse des obsèques de son fils, le Chef d'escadron Sébastien Greve

Texte de Dominique Greve lors de la cérémonie religieuse des obsèques de son fils, le Chef d'escadron Sébastien Greve

ALAT LTN GREVETexte prononcé par Monsieur Dominique Greve le jour des obsèques de son fils le Chef d'escadron Sébastien Greve, pilote d'hélicoptère au sein des forces spéciales, lors de la célébration religieuse qui s'est déroulée au Luc le mercredi 7 février 2018.

« Chères familles, chère famille militaire et chère nation,

Pardonnez-moi ces quelques mots, mais Sébastien m'accorde de vous souffler quelques lignes.

C'est un humble paysan qui vient avec son petit caillou dans la poche à l'exemple du roi David pour consoler vos peines, souffrances, angoisses ou révoltes

Si cela vous rappelle quelque chose, j'en suis très heureux, et sinon je vous invite à découvrir Celui qui m'habite et me permets de supporter l'épreuve qui nous touche au cœur aujourd'hui.

Soyez certains, vous avez aussi votre petit caillou dans la poche.

J'ai eu la chance d'avoir reçu ce petit caillou le jour de mon baptême.
Beaucoup d'entre vous le possèdent aussi. Ce petit caillou et sa fronde qui est notre cœur peut véritablement faire tomber les plus dures cuirasses qui sont le mal et la souffrance, faisant partie de notre condition humaine.


Notre vie, j'en suis convaincu, ne commence pas le jour de notre naissance, ni celui de notre conception, fruit de l'amour de nos parents, mais nous sommes dans la pensée de l'Auteur de la vie depuis toujours et pour toujours. Notre vie ne s'arrête pas non plus le jour où notre cœur cesse de battre.

Chacun en effet peut constater la soif infinie de nos cœurs que nulle créature ou possession ne peut satisfaire pleinement. Notre soif nous aspire vers des situations toujours plus élevées. La preuve en est, de l'excellence que l'on demande particulièrement à nos pilotes. 

La grandeur de l'homme et de tout militaire, du mécanicien au général,  au ministre, se vérifie à l'aptitude au service et au dévouement pour le bien de l'ensemble et de la nation. Cette soif d'infini est inscrite en chacun et seul l'Infini peut nous combler.

L'Auteur de la vie nous attend chacun à notre moment pour nous combler pleinement, et nous sommes appelés à partager sa Joie dans l'éternité.

A l'exemple de notre Seigneur mort sur la croix qui nous a offert son corps et son sang, nos cinq pilotes ont donné leur corps et leur sang pour notre nation et nous laissent cette espérance : que le plus grand bonheur de l'homme est dans la capacité à se donner.
Le don de la vie est sacré, et c'est en ce sens que le décès /la mort nous afflige tant. 

Cette absence ne peut être comblée qu'avec la perspective de l'éternité et de la consolation éternelle auprès des nôtres et de Celui qui nous a donné la vie.
Cette vie, cadeau précieux et fragile, nous invite à faire grandir ce petit caillou et cette fronde chacun dans nos chemins bordés de roses et d'épines, pour véritablement demeurer en paix et dans la confiance.

 Ce petit caillou doit devenir comète pour illuminer notre pays et enflammer l'amour entre nous, seul bien que nul ne peut nous enlever. Nous sommes dans le creux de sa main, Il tient à nous, veut nous consoler, et nous garder dans l'espérance d'habiter en Sa présence pour toujours.

Pardon Solène, pardon Monsieur le chef de corps, mais le Seigneur voulait Sébastien dans les forces très spéciales de son armée céleste. »

Mots-clés: pilote, alat, obsèques

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Odette - Moniale au Brabant (✝ 1158)
    ou Ode. Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre "Non, pas du tout" au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient. (Une internaute nous signale qu'à la question habituelle : "Voulez-vous prendre pour époux..." elle ne se contenta pas de dire seulement :"non, pas du tout", mais ceci : "Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que je ne veux accepter ni lui, ni un autre; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ".)Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2018
  • Première lecture : « Cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations » (Ac 9, 1-20)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    Saul était toujours animé d’une rage meurtrière
    contre les disciples du Seigneur.
    Il alla trouver le grand prêtre
    et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas,
    afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes
    qui suivaient le Chemin du Seigneur,
    il les amène enchaînés à Jérusalem.
    Comme il était en route et approchait de Damas,
    soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
    Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait :
    « Saul, Saul,
    pourquoi me persécuter ? »
    Il demanda :
    « Qui es-tu, Seigneur ? »
    La voix répondit :
    « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
    Relève-toi et entre dans la ville :
    on te dira ce que tu dois faire. »
    Ses compagnons de route s’étaient arrêtés,
    muets de stupeur :
    ils entendaient la voix,
    mais ils ne voyaient personne.
    Saul se releva de terre
    et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien.
    Ils le prirent par la main
    pour le faire entrer à Damas.
    Pendant trois jours, il fut privé de la vue
    et il resta sans manger ni boire.
    Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie.
    Dans une vision, le Seigneur lui dit :
    « Ananie ! »
    Il répondit :
    « Me voici, Seigneur. »
    Le Seigneur reprit :
    « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude :
    tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul.
    Il est en prière, et il a eu cette vision :
    un homme, du nom d’Ananie,
    entrait et lui imposait les mains
    pour lui rendre la vue. »
    Ananie répondit :
    « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme,
    et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
    Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres
    le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
    Mais le Seigneur lui dit :
    « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi
    pour faire parvenir mon nom
    auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
    Et moi, je lui montrerai
    tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
    Ananie partit donc
    et entra dans la maison.
    Il imposa les mains à Saul, en disant :
    « Saul, mon frère,
    celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur,
    c’est Jésus qui t’est apparu
    sur le chemin par lequel tu venais.
    Ainsi, tu vas retrouver la vue,
    et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
    Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles,
    et il retrouva la vue.
    Il se leva, puis il fut baptisé.
    Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent.
    Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
    et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues,
    affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (116 (117), 1, 2)

    Refrain psalmique : (Mc 16, 15)

    Allez dans le monde entier.
    Proclamez l’Évangile.
    ou : Alléluia !

    Louez le Seigneur, tous les peuples ;
    fêtez-le, tous les pays !

    Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
    éternelle est la fidélité du Seigneur !

  • Évangile : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 52-59)

    Acclamation : (Jn 6, 56)

    Alléluia. Alléluia.
    Qui mange ma chair et boit mon sang
    demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    les Juifs se querellaient entre eux :
    « Comment celui-là
    peut-il nous donner sa chair à manger ? »
    Jésus leur dit alors :
    « Amen, amen, je vous le dis :
    si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
    et si vous ne buvez pas son sang,
    vous n’avez pas la vie en vous.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
    a la vie éternelle ;
    et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture,
    et mon sang est la vraie boisson.
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang
    demeure en moi,
    et moi, je demeure en lui.
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
    et que moi je vis par le Père,
    de même celui qui me mange,
    lui aussi vivra par moi.
    Tel est le pain qui est descendu du ciel :
    il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
    Eux, ils sont morts ;
    celui qui mange ce pain
    vivra éternellement. »

    Voilà ce que Jésus a dit
    alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

    – Acclamons la Parole de Dieu.