Le Pèlerinage Militaire International approche à grands pas

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Le Pèlerinage Militaire International approche à grands pas

D. Presse Pelerinage militaire BD 07 05 2019 VF p001

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Interview du père Fournier dans Famille Chrétienne

 

le pere fournier articleLe père Jean Marc Fournier est l’aumônier des sapeurs-pompiers de Paris. Il a participé à la sauvegarde de la Couronne d’épines. Il a également protégé une partie des hosties de la cathédrale. Nous l’avons rencontré au quartier général des sapeurs-pompiers de Paris.

 Où étiez-vous au moment où l’on vous a prévenu de l’incendie ?

Nous sommes le Lundi Saint. Comme chaque année à cette date, les aumôniers militaires se réunissent autour de leur évêque pour honorer leurs grands anciens à l’Arc de Triomphe, ce que nous avons fait. Ensuite, l’évêque, Mgr Antoine de Romanet, devait nous recevoir pour un dîner confraternel à l’Ecole militaire. Nous prenons nos voitures et plus nous approchons de l’Ecole Militaire, plus nous voyons une sorte de panache noir de mauvais augure qui surplombe la capitale. Je rallume mon téléphone et vois de nombreux appels en absence du centre opérationnel qui m’annonce que la cathédrale est en feu.

Quelle heure était-il ?

Je ne sais pas. Peut-être 19h30. A ce moment-là, je suis attendu sur le parvis de la cathédrale par le général. Je m’y rends et je suis réceptionné par un lieutenant-colonel qui me conduit au poste de commandement des personnalités importantes. Je salue rapidement Emmanuel Macron et son épouse, le Premier ministre, Mgr Aupetit ou encore Mgr Chauvet. Vite nous nous concentrons sur la priorité :  les Reliques de la Passion et le Saint Sacrement. 

Une première difficulté intervient. La Couronne d’épines se trouve dans un coffre. Il faut trouver des clés et surtout le code. Or, nous ne trouvions personne qui pouvait nous le communiquer. Pendant que je m’occupe de cette recherche, une partie de l’équipe travaille dans la cathédrale pour sauver les œuvres selon un plan préétabli.

Y-a-t-il un sentiment de panique à cet instant ?

Pas du tout. Personne ne panique. Jamais ! Simplement, il y a un stress un peu plus important car on sait que le temps joue contre nous. Un stress qui est bon car il permet de prendre des décisions à l’instant. A un moment, le sacristain nous donne un jeu de clés avec le pass de la cathédrale. Nous nous précipitons. Au moment où nous rentrons, nous comprenons que l’autre partie de l’équipe, pendant nos recherches, a pris la décision de casser le reliquaire et a extrait la fausse couronne de présentation en or. Les pompiers avaient par ailleurs trouvé un intendant qui avait le code. Il a pu ouvrir le coffre et a sorti la couronne d’épines. Le premier objectif était rempli.

Le deuxième objectif était de préserver le Saint Sacrement ?

Absolument. Je rentre dans la cathédrale. La flèche s’est déjà effondrée. A chaque instant, la nef peut s’effondrer. Il y a deux brasiers ardents au sol. Un devant l’autel principal. Un autre devant le Maître-autel, dans le chœur des chanoines. Il y a des pluies de feu qui ne cessent de tomber du toit. Dans la cathédrale, l’ambiance est très particulière. Il n’y a pas de fumée, pas de chaleur excessive. Nous circulons en longeant les murs. Je me tourne vers l’intendant pour lui demander s’il y a d’autres trésors à sauver. Il me dit de récupérer une vierge à l’enfant dans la deuxième chapelle. Avec un adjudant-chef, nous partons rejoindre la chapelle et récupérons cette grande peinture. C’est la première œuvre que nous extrayons. Ensuite nous rationalisons notre action.

C'est-à-dire ?

Au lieu de piocher au coup par coup, nous décidons d’agir de manière rationnelle : l’adjudant-chef qui commande et qui a un éclairage puissant, moi pour l’expertise technique et une dizaine d’hommes pour transporter les œuvres. De manière systématique, nous faisons les chapelles les unes après les autres. Dans chaque chapelle nous balayons avec l’éclairage et j’estime qu’il faut absolument sortir. Au fur et à mesure qu’on récupère les œuvres, nous les envoyons dans la zone-vie des ouvriers du chantier de Notre Dame, sous la protection des fonctionnaires de la préfecture de police. Arrivés dans la chapelle où il y a les deux grandes maquettes, comme il est impossible de les sortir, nous les faisons bâcher pour les protéger de l’eau. Nous poursuivons le tour, récupérons toutes les garnitures d’autel, Notre-Dame de Częstochowa, un tableau des martyrs de Corée, une très belle icône, une très grande toile pour laquelle nous devons être quatre pour la porter. Nous ne pouvons pas aller plus loin, l’officier expliquant qu’il est trop dangereux de poursuivre.

Vous aviez l’impression de risquer votre vie ?

Comme à chaque fois que nous entrons dans un bâtiment en flammes ! Et ce n’est pas une impression. C’est une réalité !

Revenons au Saint Sacrement. Que faites-vous ensuite ?

Effectivement il est temps de sortir Jésus de cette cathédrale en flammes. Le sacristain m’explique qu’il y a deux endroits où réside la Présence Réelle. D’abord, sur l’autel des Chanoines, avec plusieurs milliers d’hosties à transporter. Le problème est qu’il se situe à un endroit où il y a un enchevêtrement de poutres qui brûlent. Et les gouttelettes de plomb fondu continuent de tomber. C’est absolument impossible de l’atteindre ! Je fais le deuil de cette réserve [qui n’a sans doute pas été touchée finalement Ndlr]. Il y a une deuxième réserve qui se situe à l’autel de Saint Georges. Nous trouvons les clés. Je récupère Jésus. Et je bénis avec le Saint Sacrement la cathédrale. C’est un acte de foi. Je demande à Jésus – que je crois réellement présent dans ces hosties – de combattre les flammes et de préserver l’édifice dédié à sa mère. Cette bénédiction coïncide avec le début d’incendie dans la tour nord. Et en même temps son extinction ! Sans doute la Providence…  Les deux beffrois sont sauvés.

Vous ressortez avec la Présence Réelle ?

Non, je la laisse dans la sacristie qui n’est pas menacée par l’incendie, tout comme le trésor. Des lances à incendies se sont efforcées dès le début de les protéger. La Couronne d’Épines qui était dans un reliquaire situé dans la chapelle du Chevet, a été conduite dans l’espace-vie des ouvriers.

Vous êtes ensuite allé dans les tours de Notre-Dame ?

Oui, un sergent-chef qui était là au tout début de l’intervention me propose de monter par la tour sud qui était accessible. Nous arrivons tous les deux en haut. Je vois la toiture qui n’est plus et la cathédrale qui se consume.

Quels sentiments vous traversent à ce moment-là ?

Nous venions d’entrer dans la Semaine sainte. Nous avions commencé le Carême par l’imposition des Cendres et cette phrase : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière ». Cette condition de la poussière est étroitement liée à notre humanité. Mais en plus, elle est nécessaire dans la perspective de la Résurrection. J’avais à la fois cette grande tristesse de la perte d’un bien extraordinaire, cette forêt de la charpente de la cathédrale. Et en même temps, cette joie indicible liée à l’espérance de la Résurrection. Je savais que la cathédrale allait être rebâtie plus belle, plus forte et plus vivante !

Plus vivante ? Que voulez-vous dire ?

Oui car beaucoup d’édifices sont des coquilles un peu mortes. Il existe pour ces monuments religieux le risque de se transformer en sépulcre blanchi. Dans l’histoire de la chrétienté occidentale, ces édifices brulaient, s’effondraient, étaient attaqués. Que se passait-il ? Tout le monde se retroussait les manches et reconstruisait. Il y a une sorte de vie inhérente aux bâtiments qui accompagnait la vie du quotidien des chrétiens. Aujourd’hui, il peut y avoir une sclérose qui empêche de faire vivre ces bâtiments. Alors que ces édifices doivent être le reflet de nos vies. Avec les joies et les peines. La mort et la vie.

Vous êtes également membre de l’ordre du Saint Sépulcre…

Oui, et c’est pour cela que mon attention s’est vite concentrée sur la Sainte Couronne. Je la porte tous les Vendredis saints. J’ai un lien particulier avec elle ! C’est un soulagement énorme que de la savoir sauve. L’Humanité n’a pas été amputée d’un de ses trésors les plus précieux.

Vous éprouvez de la fierté ?

Comme à chaque fois qu’on fait quelque chose de bien. C’est en contre-pied à la lettre de Saint Paul. On fait tellement de fois le mal qu’on ne voudrait pas et on a tellement de mal à faire le bien qu’on voudrait faire que, lorsqu’on collabore à faire du bien, on éprouve une légitime fierté. Sans oublier cependant que ce bien ne vient pas de nous qui ne sommes que des serviteurs inutiles de la grâce du Seigneur.

 

Article de Hugues Lefèvre publié le 17 avril 2019
Crédit photo : KTOTV

Mots-clés: Sapeurs-Pompiers, pompiers de paris, couronne du christ, saint sacrement

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Saint du Jour

Nominis

21 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Constantin Ier le Grand - Empereur romain (✝ 337)
    Les Eglises d'Orient fêtent tout spécialement et ensemble l'empereur et sa mère. L'Eglise en Occident les fête séparément. Hélène était l'épouse d'un obscur centurion romain à qui elle avait donné un fils. Mais voici que les circonstances font du centurion un empereur, l'empereur Constance II. Jugée trop peu décorative par le nouvel empereur parvenu au pouvoir, elle est répudiée sans autre forme de procès. Humblement, elle se retire, mais son fils lui reste fidèle et, quand il sera, lui aussi, devenu empereur en 306 sous le nom de Constantin, "égal des apôtres" comme l'appelle l'Orient chrétien, il rappellera sa mère et la comblera d'honneurs. On ne sait qui des deux devint chrétien le premier et convertit l'autre. Constantin arrête les persécutions et favorise l'Eglise, convoque le concile de Nicée, bâtit à Rome une basilique sur le tombeau de Pierre. Sainte Hélène veut voir la Terre Sainte, retrouve ce qu'elle pense être les reliques de la croix, fonde des basiliques à Bethléem et au Mont des Oliviers. Tout cela conduit Constantin à être placé aussi parmi les saints. Il l'est sans aucun doute car il est monté tout droit au ciel ayant attendu l'heure de sa mort pour recevoir le baptême."Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui s'est tenu au Vatican du 18 au 21 avril 2012, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.700 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio et de la conversion de l'empereur Constantin. (VIS)... Cette conversion est à l'origine de la géographie européenne telle qu'on la connaît aujourd'hui. Constantin, empereur chrétien (Radio Vatican)- en Vidéo, la conférence de Jean-Marie Salamito, Les chrétiens de Rome, de saint Paul à Constantin le Grand, tv.catholique.fr.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux » (Ac 14, 19-28)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres,
    des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ;
    ils se rallièrent les foules,
    ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville,
    pensant qu’il était mort.
    Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui,
    il se releva et rentra dans la ville.
    Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
    Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité
    et firent bon nombre de disciples.

    Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
    ils affermissaient le courage des disciples ;
    ils les exhortaient à persévérer dans la foi,
    en disant :
    « Il nous faut passer par bien des épreuves
    pour entrer dans le royaume de Dieu. »
    Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises
    et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur
    ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
    Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
    Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé,
    ils descendirent au port d’Attalia,
    et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie,
    d’où ils étaient partis ;
    c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu
    pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
    Une fois arrivés, ayant réuni l’Église,
    ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux,
    et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
    Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (144 (145), 10-11, 12-13ab, 21)

    Refrain psalmique : (cf. 144, 12)

    Que tes amis, Seigneur,
    annoncent la gloire de ton règne !
    ou : Alléluia !

    Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
    et que tes fidèles te bénissent !
    Ils diront la gloire de ton règne,
    ils parleront de tes exploits.

    Ils annonceront aux hommes tes exploits,
    la gloire et l’éclat de ton règne :
    ton règne, un règne éternel,
    ton empire, pour les âges des âges.

    Que ma bouche proclame
    les louanges du Seigneur !
    Son nom très saint, que toute chair le bénisse
    toujours et à jamais !

  • Évangile : « Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27-31a)

    Acclamation : (cf. Lc 24, 4b.26)

    Alléluia. Alléluia.
    Le Christ devait souffrir
    et ressusciter d’entre les morts
    pour entrer dans la gloire.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous laisse la paix,
    je vous donne ma paix ;
    ce n’est pas à la manière du monde
    que je vous la donne.
    Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
    Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
    Je m’en vais,
    et je reviens vers vous.
    Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie
    puisque je pars vers le Père,
    car le Père est plus grand que moi.
    Je vous ai dit ces choses maintenant,
    avant qu’elles n’arrivent ;
    ainsi, lorsqu’elles arriveront,
    vous croirez.
    Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous,
    car il vient, le prince du monde.
    Certes, sur moi il n’a aucune prise,
    mais il faut que le monde sache
    que j’aime le Père,
    et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.