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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • Commémoration 14 18

Extraits de lettres adressées à son épouse par Georges CHASSERY, chef de bataillon au 36ème Régiment d'infanterie

Extraits de lettres adressées à son épouse par Georges CHASSERY, chef de bataillon au 36ème Régiment d'infanterie, stationné dans les bois de Beaumarais (Chemin des Dames, dans l'Aisne), décédé de ses blessures le 14 juin 1915 à St Pol sur Ternoise.

25 décembre 1914

. Ce matin à 9 heures, j’ai assisté à la messe dans une clairière de la forêt. L’autel, une pauvre petite table, était installé au pied d’un grand chêne. Je regrette de ne pas avoir eu mon appareil à ce moment-là, car c’eût été une photo unique, que ce prêtre en étole d’or disant sa messe au pied d’un chêne, et cette assistance recueillie de soldats se perdant dans les taillis.

21 mars 1915 - Printemps !

Ce matin, j’avais organisé une messe en musique. Dans un bataillon, on trouve tous les éléments voulus. C’était vraiment superbe, un groupe de chanteurs, ma foi très bons, ont fait retentir les échos de la vieille abbaye de chants à la fois guerriers et religieux, et puis un « De Profundis » a été chanté pour les morts du Bataillon. Inutile de te dire que l’église était pleine ! J’ai tellement pris l’habitude d’aller à la messe, que je crois que je continuerai pour l’édification de mes enfants, si Dieu me rend sain et sauf à ma chère petite famille. Ce soir, salut en musique.

16 avril 1915

Je fais construire ma Chapelle dédiée à Jeanne d’Arc. Notre aumônier poilu ne se tient plus de joie à la pensée d’avoir une église-cathédrale de 8 mètres sur 4 avec autel et clocher. Nous allons probablement y mettre l’autel du presbytère de Pontavert et ton étendard complétera la décoration, Quand nous quitterons nos bois, notre cantonnement deviendra certainement un but d’excursion et notre chapelle peut-être un lieu de pèlerinage. Si Dieu me prête vie, et j’ai confiance en lui, car il ne voudra pas me séparer de ma chère femme, alors tous les deux nous viendrons faire un pieux pèlerinage à la Chapelle de Jeanne d’Arc du Beau-Marais, et je te ferai revivre l’époque actuelle qui est toute vibrante des émotions de la guerre, car chaque coin, chaque arbre a presque son histoire.

18 avril 1915

L’Abbé Bornot, notre aumônier poilu, est venu nous dire la messe ce matin. Il a admiré notre chapelle qui commence à prendre une tournure très élégante. Elle est construite tout en clayonnage, et la croix de son clocher s’élève à 6 mètres de haut ! C’est tout à fait le type des chapelles de mission. La cloche sera faite de la douille d’un gros obus de 150, et le battant d’une fusée d’un obus de 105 que les Boches nous ont envoyé ce matin. Il veut absolument baptiser la cloche dimanche en 15 (3 mai) et te demande d’être marraine par procuration ; le parrain sera vraisemblablement le Commandant Voisin. Travaille vite à ton étendard, demande des objets de piété à des personnes pieuses, et envoie-nous le tout avec des dragées pour le dimanche 3 mai.                                                                                                           Les noms des parrain et marraine seront gravés sur une douille de 75 redressée à cet effet. Sur d’autres plaques de cuivre on inscrira les noms des soldats tombés au Champ d’honneur dans nos bois. Tout sera en clayonnage, autel, cadres etc… Ce sera une Chapelle peu banale, qui deviendra certainement un jour un lieu de pèlerinage.

24 avril 1915

Je te remercie bien de faire des démarches pour l’ornementation de ma chapelle qui commence à prendre tournure. L’autel et le tabernacle sont de véritables bijoux de vannerie. Le clocher et la toiture tout couverts de genêts donnent à la chapelle un air à la fois sauvage et recueilli. Dès qu’elle sera terminée, je la prendrai en photo. La Chapelle ne sera inaugurée que le 9 mai, car nous manquons de matériel, ce qui nous retarde un peu.

25 avril 1915

Quand tu recevras cette lettre, j’aurai quitté mes bois pour une destination inconnue. Déjà hier on prévoyait notre départ, aujourd’hui c’est une certitude. Ma pauvre chapelle ! Je suis navré de l’abandonner à la veille de son inauguration ! Néanmoins nous ne la quitterons pas ainsi. Mardi une messe sera dite pour la bénir, et j’emporterai des photographies. Il est donc inutile maintenant de demander des objets pour elle, car il est bien certain que nous ne la reverrons plus

26 avril 1915

Nous préparons fiévreusement notre départ pour l’inconnu.  Ce qui me navre, c’est de voir qu’il faut abandonner notre chapelle presque finie, à la veille d’être inaugurée. Néanmoins, nous avons mis les bouchées doubles, et demain matin à 9h elle sera bénie.  Nous avons pu avoir un oriflamme de Jeanne d’Arc, un Christ. J’ai fait établir un état des morts au Champ d’Honneur. Encadré dans de la vannerie, il commémorera notre passage dans les bois de Beaumarais. J’ai fait placer aussi une plaque commémorative de l’inauguration de la chapelle. L’autel en vannerie est vraiment joli, les vases sont des douilles de 75 et le bénitier un éclat d’obus. Je t’envoie deux photos de la chapelle prises hier au soir. Depuis, elles s’est transformée, elle est complètement couverte en genêts. Demain, on la photographiera de nouveau.

27 avril 1915

Nous avons inauguré notre chapelle ce matin. Certes elle aurait été beaucoup plus jolie si elle avait eu tous les ornements qui lui étaient destinés. Malgré tout elle était très bien avec son autel tout fleuri, son étendard de Jeanne d’Arc et ton cher fanion qui abritait dans ses plis les noms des soldats du 3ème Bataillon tombés au Champ d’Honneur dans les bois de Beaumarais. Nous avions pu mettre un chemin de croix, pris dans la chapelle des Sœurs de Pontavert. Une des stations, la Vème, est traversée par un éclat d’obus. Je t’envoie une photo prise à la sortie de messe d’inauguration.

28 avril 1915

Toujours rien de nouveau au sujet de notre départ. Je ne sais si ma dépêche sera arrivée à temps pour arrêter l’envoi des objets destinés à notre chapelle. Je commence à espérer que s’ils sont partis, ils auront encore le temps de m’arriver avant que nous ayons décampé. J’ai reçu ce matin une ravissante pale faite par Melle Thomas.                                                       Tu pourras dire à Mme Fauvel que c’est le Chemin de Croix de la chapelle des Sœurs qui orne maintenant le Chapelle Jeanne d’Arc qui est édifiée à droite de la route de Pontavert à Craonne, un peu avant que cette route franchisse le ruisseau du moulin Pontay et tourne brusquement vers Craonnelle. J’ai l’intention de laisser dans la chapelle le fanion qui abrite de ses plis les noms de nos soldats tombés au Champ d’Honneur ; il me semble que c’est le sort le plus beau et le plus sacré qui pouvait lui être réservé. Je le couvrirai de baisers avant de le quitter, et un jour, je l’espère, nous pourrons ensemble venir remercier ce fanion sacré de m’avoir rendu à mes chers miens. Demain, l’Abbé Bornot viendra dire la messe dans la chapelle, car mes deux Compagnies rentrées hier de 1ère ligne n’avaient pu assister à l’inauguration faite hier par l’Abbé Girard. Je ne me sens peut-être pas encore un chrétien fervent, mais je suis certainement pris par un mysticisme dont je ne me rends pas parfaitement compte. L'idée de la Bienheureuse Jeanne d'Arc, patronne de ma promotion, me hante souvent l'esprit, enfin je suis dans un état d'âme bizarre que je ne peux guère m'expliquer. Peut-être est-ce la foi qui commence à pénétrer dans mon cœur, j'en serais profondément heureux. Tu ne dois guère comprendre ce que je t'écris, car je ne comprends guère moi-même tous les sentiments bizarres qui m'envahissent. Si je deviens le Chevalier fervent de Jeanne d'Arc, j'espère que tu n'en seras pas jalouse ! Je commence à espérer du reste que les événements vont se développer avec une grande rapidité, pendant le joli mois de Mai. Pauvre Vierge Marie ! Ses jours de fête vont être, je crois, le signal d’un choc formidable de l’Orient à l’Occident ! Puisse ce choc terrible, où des milliers d’hommes se jetteront les uns sur les autres, être le dernier crime de notre triste humanité, et amener la fin de cette guerre qui ne cessera que lorsque les Allemands seront à bout de vies humaines !

29 avril 1915

Ce que je regrette avant tout, c’est que mon départ ait arrêté l’envoi des objets destinés à la chapelle de Jeanne d’Arc, ma patronne, car je crois qu’ils auraient eu le temps d’arriver avant notre départ. Ce matin, l’Abbé Bornot nous a dit la messe, et a prononcé un petit discours très bien senti ; la chapelle était comble ! Peut-être fera-t-on tout de même le baptême de la cloche dimanche, si nous sommes encore là. L’Abbé Bornot est professeur de 3ème dans un établissement religieux.                                                                                                              Je t’avoue que c’est un vrai crève-cœur pour moi que de quitter mes bois et ma chère Chapelle. J’ai pu avoir aujourd’hui un rouleau de pellicules. Je vais pouvoir prendre de nombreuses photos avant de quitter mon heureuse résidence.                                                   Je t’envoie pour les enfants un petit catéchisme du soldat, dédié aux enfants par l’Abbé Bornot ; il est très bien compris, et ne peut que leur être utile.

30 avril 1915

J’ai reçu en même temps des images très jolies de St Georges, St Sébastien etc… et deux Christ venant de Paris, envoyés par tante Marie. Ils sont dès maintenant installés dans la chapelle qui commence déjà à être trop petite                                                                       Tous les soirs quand la nuit est descendue sur la terre, je vais à ma chapelle, j’invoque ma patronne, j’embrasse ton cher étendard, et je me sens alors une force nouvelle pour supporter tous les ennuis inhérents à l’existence actuelle.

3 mai 1915

Il est probable que je n’aurai pas l’occasion de revoir ma chapelle si nous partons d’ici 3 ou 4 jours. Je suis enchanté d’avoir pu l’inaugurer, et j’espère que les prières que j’ai adressées le soir dans la pénombre à mes protecteurs St Georges et Jeanne d’Arc me protégeront et me rendront à mon cher foyer.

10 mai 1915

Tu me demandes ce que tu dois faire des objets religieux pour notre chapelle. Comme je te l’ai déjà dit, tu peux nous les envoyer en mettant en plus de notre adresse celle du Commandant Berthemy du 35ème Territorial, qui se chargera de les faire mettre en place. Aujourd’hui, les vitraux ont été placés, ils font un très joli effet et donnent un excellent éclairage au chœur.

13 mai 1915

Aujourd’hui jour d’Ascension, l’aumônier a apporté la plaque de cuivre commémorative du baptême raté de la cloche. Je t’en ai mis un fac-similé à la 2ème page. La plaque de cuivre est maintenant dans le clocher à côté de la cloche. Plus tard, tu pourras la retrouver quand nous ferons notre voyage de souvenir !

(dessin représentant la plaque, accompagné de la dédicace suivante :

Je sonne pour la prière

Je sonne à l’approche des avions de l’ennemi

Je sonnerai bientôt pour la Victoire et la Paix

Mon parrain est le Commandant Auguste Voisin

Ma Marraine est Mme Suzanne Chassery

Des soldats reconnaissants - Souvenir du 36ème Mai 1915

17 mai 1915

J’ai remis les objets du culte à l’Abbé Bornot . A minuit je suis allé faire une dernière prière dans ma petite chapelle ; j’ai demandé à Dieu, à St Georges et à Jeanne D’Arc de protéger la France, le 36ème, mon bataillon et de me rendre sain et sauf à ton affection.

A sa tante Melle Marie R.  - 2 mai 1915

Ma chère tante,

Je te remercie bien vivement, ainsi qu’A. et H., de votre aimable envoi d’objets religieux qui actuellement décorent ma chapelle de Jeanne d’Arc.

Sais-tu qu’elle est vraiment jolie, ma chapelle ?…. Entièrement tressée en vannerie et recouverte d’un toit de genêts ! Son fin clocher, dont la croix s’élève à 6m.50, va se perdre dans les branches d’un grand chêne et, sous sa robe verte, elle disparaît au milieu des grands bois. La cloche, faite d’une douille de 155, a pour battant une fusée d’obus. Son autel, une merveille de vannerie, son tabernacle en crèche, sa table de communion, tout est vraiment délicieux, et je suis persuadé qu’elle deviendra dans l’avenir un lieu de pèlerinage.

Elève de la promotion de Jeanne d’Arc, ayant pour patron St Georges, j’étais destiné à construire une chapelle militaire, où, sous les plis du cher fanion tricolore fait par Suzanne et Henriette, reposent en paix mes braves soldats tombés au Champ d’Honneur !

Malheureusement le baptême n’a pu avoir lieu comme je le désirais. Il y a aujourd’hui 8 jours, on nous a annoncé que nous partions dans les 3 jours. Que faire avec ma chapelle inachevée ? J’ai demandé à mes pionniers un gros efforts, et le 27 avril, la chapelle était bénite par l’Abbé Girard. Notre départ retardé m’a permis de la faire achever ; le 29, une nouvelle messe y était dite, et le 30, jour de mon départ m’arrivait ton aimable envoi. Le soir, quand je suis parti, (pour peut-être ne plus jamais revenir !) Saint Georges et Jeanne la Bienheureuse occupaient les places d’honneur à droite et à gauche de l’autel ! Avant de lui faire un dernier adieu à cette chère petite chapelle, j’ai embrassé une dernière fois mon fanion, et j’ai demandé à Jeanne d’Arc et à St Georges de me suivre dans ma nouvelle destinée, de me rendre vainqueur et sain et sauf à ma chère petite famille.

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Veni, Sancte Spiritus !

Jean-Pierre CALLOC’H

a-genoux

chant de bienvenue à l’an nouveau (extraits)      

IV

Je ne dors plus. Il y a une voix, dans la nuit d’hiver, qui m’appelle, une voix étrange ;

Une voix forte, une voix âpre et habituée à commander : une voix comme celle-là est agréable aux jeunes hommes ;
(Et ce n’est pas la voix d’une femme, ni la voix de ces sirènes qui errent sur la mer celtique) ;
Une voix à qui nul ne peut désobéir : le hurlement de la Guerre aux frontières.

J’obéirai. Bientôt je serai avec mes frères, soldat à la suite des soldats ;
Bientôt je serai dans la tuerie… Quels signes y a t il sur mon front ? Année nouvelle, verrai-je ta fin ?
Et qu’importe ? Que ce soit tôt ou tard, quand l’heure sonnera d’aller vers le Père, j’irai joyeux : Jésus sait consoler nos mères.

Sois bénie, année nouvelle, quand bien même, au milieu de tes trois cent soixante-cinq jours, il y aurait mon dernier jour !
Sois bénie ! Car plus de cent années ont passé sur ce pays sans avoir connu autre chose que la colère de Dieu, et tu contempleras, toi, ses miséricordes.
Tu verras le retour des croyances bannies, la victoire flotter de nouveau sous les plis du drapeau de la France, et la patrie exaltée pour toujours ;
Tu verras ma Bretagne enfin libre, et sa langue honorée, comme quand ses chevaliers étaient vivants pour la défendre.

Année nouvelle, année de guerre ! Sois bénie quand bien même tu apporterais dans ton manteau, en même temps que le printemps pour le monde, la mort pour moi.
Qu’est-ce que la mort d’un, ou de cent, ou la mort de cent mille, pourvu que la patrie soit vivante et glorieuse, pourvu que la race continue…

Quand je mourrai dites les prières et enterrez-moi comme mes pères, le front tourné vers l’ennemi,
Et ne demandez rien pour moi à mon Rédempteur, si ce n’est la dernière place dans Son Paradis…

(V)

VI

Une plaine. Des cadavres sur la plaine, ils sont des milliers et des milliers. Et debout au milieu des cadavres, comme Ezéchiel en exil autrefois, le pauvre barde, Esprit, vous appelle.
Venez, Esprit Saint !


Votre venue a été prédite par Un qui ne dit pas de mensonges : Celui qui porta Sa Douleur tout seul et mourut renié, entre les bras durs d’une croix.
Venez, Esprit Saint !


Plusieurs depuis, Vous ont attendu, ô Esprit ! Et parce qu’ils ne pouvaient plus contenir la hâte qu’ils avaient de vous voir venir, ils sont allés tôt dans leurs tombes.
Venez, Esprit Saint !


Et aujourd’hui, ah ! Aujourd’hui ! plus d’un encore pleure après Vous et Vous cherche dans les ténèbres d’un monde qui a perdu son Dieu.
Venez, Esprit Saint !


Oh ! Nous ne demandons pas de contempler Votre gloire à son midi, mais seulement, comme Dieu fit à Moïse pour la Terre Promise, de voir de loin, une heure, le visage du monde renouvelé par Vous, et mourir.
Venez, Esprit Saint !


Ne pourrons-nous donc jamais asseoir sur Votre paix un foyer ? Sera-ce toujours en vain que nous bâtirons des maisons et des cités que l’haleine de la Guerre viendra renverser ?
Venez, Esprit Saint !


Comment pourrons-nous vivre, si vous ne venez pas à nous fortifier ? Le fils de l’homme est vieux, et froide la terre sous son pauvre corps.
Venez, Esprit Saint !


Père des Pauvres, Lumière des cœurs ! Consolateur, ô Consolateur excellent, dans la misère de cette guerre à qui on ne vit jamais d’égale nous Vous supplions : venez à nous avec l’an nouveau.


(VII)

                                                                                                              J.-P. C.     Paris,  janvier 1915

(paru dans « A GENOUX »,   Plon-Nourrit et Cie, imprimeurs-éditeurs, 1921)                               

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Des ecclésiastiques aviateurs dans la Grande Guerre 

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Guide des sources ecclésiastiques 1914 – 1918 sud-est

Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France : parution le 25 novembre 2013

guide-des-sources-ecclesiastiquesLes éditions du Laus publient ce Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France, coordonné par Luc-André Biarnais et Natacha Tourseiller, archivistes du diocèse de Gap et d'Embrun pour le premier et de l’archidiocèse de Marseille pour la seconde. Ce guide prend place au cœur des nombreuses initiatives qui commémorent le premier conflit mondial. Il est sous format électronique pour la simplicité de sa transmission, il est gratuit pour permettre à chacun d’y accéder. Il est conçu comme un outil simple et pratique pour l'érudit tout en étant précis dans le recensement des sources pour le spécialiste de la Grande Guerre.

Ce travail est le fruit de la coopération entre bibliothèques et archives de l'Église catholique dans le Sud-Est de la France. Il a mobilisé les professionnels de la documentation et de l'information des diocèses et communautés catholiques durant plus d'une année. Il témoigne de la richesse des fonds documentaires souvent inexploités encore, mobilisation du clergé dont les évêques, dévotions particulières durant le conflit, réquisitions de bâtiments pour servir d'hôpitaux, travail des religieuses auprès des services sanitaires, anciens combattants dans l'immédiat après-guerre... autant de pistes interrogeant l'historien, le sociologue, le géographe ou simplement le curieux d'Histoire.

 

L'ouvrage est préfacé par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque du diocèse de Gap et d'Embrun. L'avant-propos scientifique est présenté par Jean-Marie Guillon, professeur en histoire contemporaine.

Contacts médias :  
Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun, 06 33 60 88 14 et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
Natacha Tourseiller, archiviste de l'archidiocèse de Marseille, 04 91 52 95 05 et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Saint du Jour

Nominis

15 septembre 2019

Tous les saints du jour
  • Notre-Dame des sept Douleurs - mémoire liturgique
    Debout au pied de la Croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge, Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Syméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.- vidéo: Notre Dame des sept douleurs, webTV de la CEF.- Notre Dame des douleurs (Portail de la liturgie)Illustration: Notre-Dame des sept douleurs, statue dans l'église de Costa-20226 en Corse, offerte en remerciement d'une action de grâce. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)

    Lecture du livre de l’Exode

    En ces jours-là,
        le Seigneur parla à Moïse :
    « Va, descends,
    car ton peuple s’est corrompu,
    lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
        Ils n’auront pas mis longtemps
    à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !
    Ils se sont fait un veau en métal fondu
    et se sont prosternés devant lui.
    Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
    ‘Israël, voici tes dieux,
    qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »

        Le Seigneur dit encore à Moïse :
    « Je vois que ce peuple
    est un peuple à la nuque raide.
        Maintenant, laisse-moi faire ;
    ma colère va s’enflammer contre eux
    et je vais les exterminer !
    Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
        Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu
    en disant :
    « Pourquoi, Seigneur,
    ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,
    que tu as fait sortir du pays d’Égypte
    par ta grande force et ta main puissante ?
        Souviens-toi de tes serviteurs,
    Abraham, Isaac et Israël,
    à qui tu as juré par toi-même :
    ‘Je multiplierai votre descendance
    comme les étoiles du ciel ;
    je donnerai, comme je l’ai dit,
    tout ce pays à vos descendants,
    et il sera pour toujours leur héritage.’ »
        Le Seigneur renonça
    au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)

    Refrain psalmique : (Lc 15, 18)

    Oui, je me lèverai,
    et j’irai vers mon Père.

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave-moi tout entier de ma faute,
    purifie-moi de mon offense.

    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
    renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
    Ne me chasse pas loin de ta face,
    ne me reprends pas ton esprit saint.

    Seigneur, ouvre mes lèvres,
    et ma bouche annoncera ta louange.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

  • Deuxième lecture : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)

    Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

    Bien-aimé,
        je suis plein de gratitude
    envers celui qui me donne la force,
    le Christ Jésus notre Seigneur,
    car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,
        moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.
    Mais il m’a été fait miséricorde,
    car j’avais agi par ignorance,
    n’ayant pas encore la foi ; 
       la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,
    avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.

        Voici une parole digne de foi,
    et qui mérite d’être accueillie sans réserve :
    le Christ Jésus est venu dans le monde
    pour sauver les pécheurs ;
    et moi, je suis le premier des pécheurs.
        Mais s’il m’a été fait miséricorde,
    c’est afin qu’en moi le premier,
    le Christ Jésus montre toute sa patience,
    pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,
    en vue de la vie éternelle.

        Au roi des siècles,
    au Dieu immortel, invisible et unique,
    honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

        – Parole du Seigneur.