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75ème anniversaire du Débarquement

Conseil Régional de Basse Normandie National Archives USA

Veni, Sancte Spiritus !

Jean-Pierre CALLOC’H

a-genoux

chant de bienvenue à l’an nouveau (extraits)      

IV

Je ne dors plus. Il y a une voix, dans la nuit d’hiver, qui m’appelle, une voix étrange ;

Une voix forte, une voix âpre et habituée à commander : une voix comme celle-là est agréable aux jeunes hommes ;
(Et ce n’est pas la voix d’une femme, ni la voix de ces sirènes qui errent sur la mer celtique) ;
Une voix à qui nul ne peut désobéir : le hurlement de la Guerre aux frontières.

J’obéirai. Bientôt je serai avec mes frères, soldat à la suite des soldats ;
Bientôt je serai dans la tuerie… Quels signes y a t il sur mon front ? Année nouvelle, verrai-je ta fin ?
Et qu’importe ? Que ce soit tôt ou tard, quand l’heure sonnera d’aller vers le Père, j’irai joyeux : Jésus sait consoler nos mères.

Sois bénie, année nouvelle, quand bien même, au milieu de tes trois cent soixante-cinq jours, il y aurait mon dernier jour !
Sois bénie ! Car plus de cent années ont passé sur ce pays sans avoir connu autre chose que la colère de Dieu, et tu contempleras, toi, ses miséricordes.
Tu verras le retour des croyances bannies, la victoire flotter de nouveau sous les plis du drapeau de la France, et la patrie exaltée pour toujours ;
Tu verras ma Bretagne enfin libre, et sa langue honorée, comme quand ses chevaliers étaient vivants pour la défendre.

Année nouvelle, année de guerre ! Sois bénie quand bien même tu apporterais dans ton manteau, en même temps que le printemps pour le monde, la mort pour moi.
Qu’est-ce que la mort d’un, ou de cent, ou la mort de cent mille, pourvu que la patrie soit vivante et glorieuse, pourvu que la race continue…

Quand je mourrai dites les prières et enterrez-moi comme mes pères, le front tourné vers l’ennemi,
Et ne demandez rien pour moi à mon Rédempteur, si ce n’est la dernière place dans Son Paradis…

(V)

VI

Une plaine. Des cadavres sur la plaine, ils sont des milliers et des milliers. Et debout au milieu des cadavres, comme Ezéchiel en exil autrefois, le pauvre barde, Esprit, vous appelle.
Venez, Esprit Saint !


Votre venue a été prédite par Un qui ne dit pas de mensonges : Celui qui porta Sa Douleur tout seul et mourut renié, entre les bras durs d’une croix.
Venez, Esprit Saint !


Plusieurs depuis, Vous ont attendu, ô Esprit ! Et parce qu’ils ne pouvaient plus contenir la hâte qu’ils avaient de vous voir venir, ils sont allés tôt dans leurs tombes.
Venez, Esprit Saint !


Et aujourd’hui, ah ! Aujourd’hui ! plus d’un encore pleure après Vous et Vous cherche dans les ténèbres d’un monde qui a perdu son Dieu.
Venez, Esprit Saint !


Oh ! Nous ne demandons pas de contempler Votre gloire à son midi, mais seulement, comme Dieu fit à Moïse pour la Terre Promise, de voir de loin, une heure, le visage du monde renouvelé par Vous, et mourir.
Venez, Esprit Saint !


Ne pourrons-nous donc jamais asseoir sur Votre paix un foyer ? Sera-ce toujours en vain que nous bâtirons des maisons et des cités que l’haleine de la Guerre viendra renverser ?
Venez, Esprit Saint !


Comment pourrons-nous vivre, si vous ne venez pas à nous fortifier ? Le fils de l’homme est vieux, et froide la terre sous son pauvre corps.
Venez, Esprit Saint !


Père des Pauvres, Lumière des cœurs ! Consolateur, ô Consolateur excellent, dans la misère de cette guerre à qui on ne vit jamais d’égale nous Vous supplions : venez à nous avec l’an nouveau.


(VII)

                                                                                                              J.-P. C.     Paris,  janvier 1915

(paru dans « A GENOUX »,   Plon-Nourrit et Cie, imprimeurs-éditeurs, 1921)                               

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Saint du Jour

Nominis

25 juin 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Prosper d'Aquitaine - Théologien laïc (✝ v. 460)
    Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme: "Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son œuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Église d'Occident.Commémoraison de saint Prosper d'Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, car nous sommes frères ! » (Gn 13, 2.5-18)

    Lecture du livre de la Genèse

    Abram était extrêmement riche
    en troupeaux, en argent et en or.
    Loth, qui accompagnait Abram,
    avait également du petit et du gros bétail,
    et son propre campement.
    Le pays ne leur permettait pas d’habiter ensemble,
    car leurs biens étaient trop considérables
    pour qu’ils puissent habiter ensemble.
    Il y eut des disputes entre les bergers d’Abram
    et ceux de Loth.
    Les Cananéens et les Perizzites habitaient aussi le pays.
    Abram dit à Loth :
    « Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,
    entre tes bergers et les miens,
    car nous sommes frères !
    N’as-tu pas tout le pays devant toi ?
    Sépare-toi donc de moi.
    Si tu vas à gauche, j’irai à droite,
    et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »
    Loth leva les yeux
    et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée.
    Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe,
    elle était comme le jardin du Seigneur,
    comme le pays d’Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
    Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain
    et il partit vers l’est.
    C’est ainsi qu’ils se séparèrent.
    Abram habita dans le pays de Canaan,
    et Loth habita dans les villes de la région du Jourdain ;
    il poussa ses campements jusqu’à Sodome.
    Les gens de Sodome se conduisaient mal,
    et ils péchaient gravement contre le Seigneur.

    Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram :
    « Lève les yeux et regarde, de l’endroit où tu es,
    vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident.
    Tout le pays que tu vois, je te le donnerai,
    à toi et à ta descendance, pour toujours.
    Je rendrai nombreuse ta descendance,
    autant que la poussière de la terre :
    si l’on pouvait compter les grains de poussière,
    on pourrait compter tes descendants !
    Lève-toi ! Parcours le pays en long et en large :
    c’est à toi que je vais le donner. »
    Abram déplaça son campement
    et alla s’établir aux chênes de Mambré, près d’Hébron ;
    et là, il bâtit un autel au Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (14 (15), 2-3a, 3bc- 4ab, 4d-5)

    Refrain psalmique : (14, 1a)

    Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?

    Celui qui se conduit parfaitement,
    qui agit avec justice
    et dit la vérité selon son cœur.
    Il met un frein à sa langue.

    Il ne fait pas de tort à son frère
    et n’outrage pas son prochain.
    À ses yeux, le réprouvé est méprisable
    mais il honore les fidèles du Seigneur.

    Il ne reprend pas sa parole.
    Il prête son argent sans intérêt,
    n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
    Qui fait ainsi demeure inébranlable.

  • Évangile : Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)

    Acclamation : (Jn 8, 12)

    Alléluia. Alléluia.
    Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
    Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;
    ne jetez pas vos perles aux pourceaux,
    de peur qu’ils ne les piétinent,
    puis se retournent pour vous déchirer.

    Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
    faites-le pour eux, vous aussi :
    voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

    Entrez par la porte étroite.
    Elle est grande, la porte,
    il est large, le chemin
    qui conduit à la perdition ;
    et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
    Mais elle est étroite, la porte,
    il est resserré, le chemin
    qui conduit à la vie ;
    et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.