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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

M Bouché sur Georges CHASSERY, texte d'avril 2012

"Georges Chassery, commandant au 36e régiment d'infanterie, est mort le 14 juin 1915 des suites des blessures reçues quelques jours plus tôt dans les combats de Neuville-Saint-Vaast. Comme pour beaucoup de soldats de la Grande Guerre, disparus assez jeunes, son souvenir n'est passé aux générations suivantes que filtré par des mémoires incertaines: ma mère, le dernier enfant de Georges Chassery, n'avait que deux ans à son décès; elle n'a donc pas connu son père; élevée dans son souvenir, elle n'en a guère parlé à ses propres enfants.

Que puis-je dire alors de ce grand-père décédé il y a près d'un siècle? A travers les photos, les témoignages et dossiers militaires, la correspondance quotidiennement adressée à sa femme pendant dix mois de campagne et précieusement conservée, c'est avant tout, je pense, le portrait du militaire, de l'homme profondément marqué par sa vocation d'officier qu'a retenu la famille; représentatif sans doute de l'encadrement intermédiaire de l'armée française au début de la Grande Guerre, animé d'un patriotisme sincère et dans le même temps assez ignorant des stratégies et des objectifs du commandement supérieur; proche de ses soldats et entretenant avec eux une relation fraternelle; parti en août 1914 avec la conviction que la campagne serait courte et victorieuse grâce à la "magnifique armée française" et profondément choqué par les premières défaites dès la fin du même mois; découvrant avec horreur la réalité de la guerre en parcourant les villages dévastés et les champs de bataille sanglants, puis avouant s'habituer, par nécessité et routine, à l'insupportable; admirant la force et la compétence de l'armée allemande et détestant les "hordes prussiennes"...


En tout cela, Georges Chassery ressemble probablement à des milliers d'autres officiers de 1914 ... Sa figure prend naturellement un relief particulier pour ses descendants, grâce aux nombreuses notations personnelles dans sa correspondance qui expriment son souci quotidien de sa famille et de ses proches et sa tristesse d'en être séparé. Mais, à l'image des souvenirs photographiques, essentiellement militaires, que sa famille a pu conserver de lui, Georges Chassery est d'abord, pour moi et sans doute pour la plupart de ses autres descendants, un grand-père-officier, aïeul un peu mystérieux car disparu comme tant d'autres dans le tragique chaos de la Grande Guerre."

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Saint du Jour

Nominis

15 septembre 2019

Tous les saints du jour
  • Notre-Dame des sept Douleurs - mémoire liturgique
    Debout au pied de la Croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge, Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Syméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.- vidéo: Notre Dame des sept douleurs, webTV de la CEF.- Notre Dame des douleurs (Portail de la liturgie)Illustration: Notre-Dame des sept douleurs, statue dans l'église de Costa-20226 en Corse, offerte en remerciement d'une action de grâce. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)

    Lecture du livre de l’Exode

    En ces jours-là,
        le Seigneur parla à Moïse :
    « Va, descends,
    car ton peuple s’est corrompu,
    lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
        Ils n’auront pas mis longtemps
    à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !
    Ils se sont fait un veau en métal fondu
    et se sont prosternés devant lui.
    Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
    ‘Israël, voici tes dieux,
    qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »

        Le Seigneur dit encore à Moïse :
    « Je vois que ce peuple
    est un peuple à la nuque raide.
        Maintenant, laisse-moi faire ;
    ma colère va s’enflammer contre eux
    et je vais les exterminer !
    Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
        Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu
    en disant :
    « Pourquoi, Seigneur,
    ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,
    que tu as fait sortir du pays d’Égypte
    par ta grande force et ta main puissante ?
        Souviens-toi de tes serviteurs,
    Abraham, Isaac et Israël,
    à qui tu as juré par toi-même :
    ‘Je multiplierai votre descendance
    comme les étoiles du ciel ;
    je donnerai, comme je l’ai dit,
    tout ce pays à vos descendants,
    et il sera pour toujours leur héritage.’ »
        Le Seigneur renonça
    au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)

    Refrain psalmique : (Lc 15, 18)

    Oui, je me lèverai,
    et j’irai vers mon Père.

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave-moi tout entier de ma faute,
    purifie-moi de mon offense.

    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
    renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
    Ne me chasse pas loin de ta face,
    ne me reprends pas ton esprit saint.

    Seigneur, ouvre mes lèvres,
    et ma bouche annoncera ta louange.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

  • Deuxième lecture : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)

    Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

    Bien-aimé,
        je suis plein de gratitude
    envers celui qui me donne la force,
    le Christ Jésus notre Seigneur,
    car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,
        moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.
    Mais il m’a été fait miséricorde,
    car j’avais agi par ignorance,
    n’ayant pas encore la foi ; 
       la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,
    avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.

        Voici une parole digne de foi,
    et qui mérite d’être accueillie sans réserve :
    le Christ Jésus est venu dans le monde
    pour sauver les pécheurs ;
    et moi, je suis le premier des pécheurs.
        Mais s’il m’a été fait miséricorde,
    c’est afin qu’en moi le premier,
    le Christ Jésus montre toute sa patience,
    pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,
    en vue de la vie éternelle.

        Au roi des siècles,
    au Dieu immortel, invisible et unique,
    honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

        – Parole du Seigneur.