Don pour le projet de la direction diocésaine

img project direction diocesaine

75ème anniversaire du Débarquement

Conseil Régional de Basse Normandie National Archives USA

LETTRE des cardinaux, archevêques et évêques de France

annonçant aux fidèles le vœu d’un Pèlerinage National à Lourdes après la conclusion de la paix.

                                                                                                          15 septembre 1916

            Nos très chers Frères,

Nous sommes entrés dans la troisième année de guerre. Grâce au sang-froid, à l’énergie, à l’habileté de nos chefs, grâce au courage et à l’endurance de nos soldats, grâce à la générosité avec laquelle la nation a su s’imposer tous les sacrifices exigés par les circonstances, grâce au puissant concours de nos alliés, la certitude de la victoire finale s’affirme de plus en plus en notre faveur.

Toute notre gratitude, toute notre admiration vont, avec toutes nos sympathies et tous nos vœux, à nos armées qui ont si noblement soutenu l’honneur de la France en la sauvant de la plus formidable invasion qu’elle ait jamais subie.

Cependant, la lutte dure encore : le sang de France coule tous les jours sur quelque point du territoire ; le nombre des mutilés, des prisonniers, des veuves, des orphelins, des familles en deuil va sans cesse croissant ; de nombreuses populations, émigrées de leurs foyers, sont dispersées à travers le pays, d’autres gémissent sous le joug de l’occupation ; naguère encore, nous apprenions, avec autant d’indignation que de douleur, que nos ennemis, foulant aux pieds une fois de plus les lois de la morale et de la civilisation avaient brutalement arraché à leurs familles des milliers de femmes et de jeunes filles pour les déporter au loin et les soumettre, comme autrefois les esclaves, à une sorte de travaux forcés ; ajoutez que le commerce, l’industrie, l’agriculture manquant de bras, la vie nationale est profondément troublée.

Vivement préoccupés des intérêts de la patrie, nos très chers Frères, compatissant à vos souffrances et à vos angoisses, émus des sacrifices qu’impose la prolongation de la lutte à nos chers soldats, surtout à tant de pères de famille si longtemps retenus loin de leurs foyers, désireux de hâter l’heure de la victoire définitive, qui mettra un terme à l’effusion du sang et nous assurera une paix glorieuse et durable, vos évêques ont eu la pensée de faire violence au ciel par un acte solennel en rapport avec l’importance du bienfait désiré.

Dieu n’aime pas la guerre, nos très chers Frères, il est le Dieu de la paix, et son Eglise range la guerre, avec la peste et la famine, au nombre des trois fléaux dont elle prie le Seigneur de préserver son peuple.

Dieu n’est pas l’auteur de la guerre, ce n’est point lui qui l’a déchaînée : ce sont les hommes, et l’histoire dira le nom de ceux qui l’ont voulue et qui l’ont déclarée.

Mais Dieu, qui n’aime pas la guerre, la permet cependant comme une conséquence de la liberté qu’il a donnée aux hommes, et quand ils l’ont déchaînée par leur libre volonté, il la fait servir à ses desseins de justice ou de miséricorde.   S’il prend le nom de Dieu des armées, ce n’est pas qu’il se plaise à l’œuvre de mort qu’elles accomplissent, mais il veut leur rappeler, d’une part, que c’est de lui qu’elles tiennent le droit de verser le sang et qu’elles ne doivent en user que pour de justes causes, de l’autre, que c’est lui qui a le pouvoir d’infliger la défaite ou d’accorder la victoire selon les vues toujours justes de sa sagesse.

Arbitre souverain des peuples et des événements, il est la force contre laquelle nulle autre force ne saurait prévaloir, il est l’allié dont l’appui l’emporte sur toutes les autres alliances. Il se réserve dans toutes les choses humaines quelque endroit caché par où il intervient à son heure, un ressort secret qu’il meut quand il lui plaît et par lequel il donne le branle à tout et change parfois, en un instant, la fortune des armées et la face des Etats. Bien insensé serait le peuple qui prétendrait se passer de lui.

Aussi, dès que le fléau de la guerre actuelle fut déchaîné, avons-nous vu tous les peuples intéressés dans le conflit se précipiter au pied des autels pour implorer l’assistance de Celui de qui relèvent tous les empires et qui tient dans sa main les destinées des nations.

Quand un peuple, en effet, se trouve sous le coup de quelque grande épreuve, aux heures critiques surtout où son indépendance nationale et l’intégrité de son territoire dépendent du sort des armes, il éprouve le besoin de se tourner vers Dieu qui, seul, peut le préserver du mal qu’il redoute ou lui assurer le bien qu’il désire.

Souvent dans les circonstances plus graves, pour toucher plus sûrement le Cœur du Tout-Puissant, il accompagne sa prière d’un vœu par lequel il s’engage envers lui à une chose qu’il sait lui être agréable. Et ces vœux, Dieu les accepte parce qu’ils sont un acte de foi en lui et en sa Providence, un acte de confiance en sa justice et en sa bonté, un acte d’humilité par lequel l’homme reconnaît le besoin qu’il a de lui, un pacte d’alliance par lequel nous l’appelons à notre aide.

L’histoire abonde en exemples de ce fait parmi les païens comme parmi le peuple de Dieu, sous le Nouveau Testament comme sous l’Ancien. A l’origine de notre histoire, c’est par la promesse d’embrasser la foi du Dieu de Clotilde que Clovis obtint la victoire sur les ancêtres des mêmes ennemis avec lesquels nous sommes en guerre aujourd’hui. En 1871, la France, adoptant le vœu de pieux chrétiens, promit d’ériger dans la capitale un sanctuaire au Sacré Cœur de Jésus, et la basilique de Montmartre est l’exécution du vœu national, que le Parlement a ratifié par le vote d’une loi autorisant la construction de cet édifice, reconnu d’utilité publique.

Pressés par de nombreuses demandes qui, bien que variées dans leur forme ou leur objet spécial, ont toutes le même but : provoquer une manifestation de foi nationale pour obtenir le secours du ciel en faveur de nos armes et hâter la victoire définitive et le retour de la paix, nous avons pris la résolution de faire la promesse solennelle d’un Pèlerinage National au sanctuaire de Lourdes.

La dévotion de la France à la Très Sainte Vierge est aussi ancienne que notre histoire. Notre sol est couvert de sanctuaires érigés en son honneur par la piété de nos pères. Répondant à leur confiance, Marie s’est montrée de tout temps la protectrice de notre pays. Elle en est devenue la patronne par l’acte solennel d’un de ses souverains dont le peuple a ratifié le vœu en l’accomplissant fidèlement chaque année depuis près de trois cents ans.

La France n’a point rétracté sa consécration. Marie ne nous a point retiré son patronage.

Avec quelle maternelle sollicitude n’a-t-elle pas rempli son rôle protecteur ? Pour ne parler que de notre temps et de faits qui, sans s’imposer à la foi des fidèles, se recommandent cependant à leur confiance, ayant été dûment constatés par l’autorité légitime, est-il au monde une nation qui ait été favorisée dans le même siècle d’autant de visites de la Sainte Vierge que la France au siècle dernier ? En 1830, c’est l’apparition de Marie à une humble fille de la Charité, sous les traits que la médaille miraculeuse a fait connaître dans le monde entier. En 1836, une voix du ciel invite le pasteur d’une des paroisses les moins religieuses de la capitale à consacrer son peuple au Cœur immaculé de Marie. Cette consécration transforme la paroisse et fait de son église, jusque-là inconnue, l’illustre sanctuaire de Notre-Dame des Victoires. En 1846, Marie apparaît sur la montagne de la Salette pour rappeler les chrétiens à leurs devoirs religieux. En janvier 1871, alors que la patrie agonise, épuisée de sang à la suite d’une série de revers inouïs, elle vient à Pontmain, messagère de la paix, annoncer la fin prochaine de la guerre.

Mais de toutes ces apparitions, la plus insigne est celle dix-huit fois répétée de la Vierge immaculée aux roches Massabielle, à Lourdes, où elle a ouvert une source de grâces qui n’a cessé d’opérer des prodiges depuis plus d’un demi-siècle, et qui a fait de ce coin de nos Pyrénées une terre de miracles et de bénédictions.

N’est-il pas tout naturel, N.T.C.F. ( = nos très chers frères) , que, aux heures graves de notre vie nationale, nous nous tournions vers la céleste Patronne qui a donné à notre pays tant de gages de sa maternelle bienveillance, et que nous allions l’implorer au lieu béni de notre terre de France où elle se montre si constamment secourable à toutes nos misères ?

Afin donc de hâter l’heure de la victoire décisive et la conclusion d’une paix telle que la justice de notre cause et un légitime amour de notre patrie nous font un devoir de la souhaiter, les cardinaux, archevêques et évêques français, chacun au nom de son diocèse et tous ensemble au nom de la France, ont résolu de faire solennellement le vœu de conduire ou de faire conduire en leur nom, après la conclusion de la paix, dans une période de temps qui sera ultérieurement déterminée, un pèlerinage de leurs diocèses respectifs à Lourdes, aux pieds de la Vierge immaculée ; et par l’unanimité de leur adhésion et de leur intention, ils entendent conférer, autant qu’il est en eux, à ce vœu et aux pèlerinages qui en réaliseront l’accomplissement, le caractère d’un acte national.

Que le Dieu tout-puissant, par l’intercession de Marie, l’auguste Reine de la paix, daigne agréer notre promesse ; qu’il soutienne le courage de nos vaillants soldats et le récompense par la victoire ; qu’il mette promptement un terme à l’effusion du sang et rende les époux à leurs épouses, les pères à leurs enfants, les frères à leurs sœurs, les fils à leurs vieux parents ; qu’il fasse à jamais disparaître de la terre ces théories barbares qui, en plaçant la force au-dessus du droit, permettent d’abuser de la force pour humilier les petits et écraser les faibles, et qu’il inspire aux peuples et à ceux qui les gouvernent la fidélité aux principes qui sont la sauvegarde de la sécurité et de la paix des nations ; qu’il mette enfin au cœur de tous les enfants de la France le respect des droits de Dieu et de toutes les libertés légitimes, des sentiments de concorde et de justice, afin que, renonçant à nos dissensions antérieures, nous consacrions tous nos soins à guérir nos blessures, toutes nos énergies à réparer nos ruines pour reconquérir à notre pays sa force et sa prospérité des meilleurs jours.

Mais, nos très chers Frères, si nous voulons que la Très Sainte Vierge puisse intercéder efficacement pour nous auprès de Dieu, le moyen le plus sûr de l’obtenir n’est-il pas avant tout de regretter les torts que nous nous sommes donnés envers lui et de promettre de les réparer ?

Dieu veut nous sauver. Notre cause est juste ; nous combattons pour notre indépendance nationale et pour l’intégrité de notre territoire ; nous combattons pour la défense des principes en dehors desquels il n’y a pas de civilisation digne de ce nom.

Dieu veut nous sauver. Nous en avons la preuve dans la résistance de l’héroïque Belgique, dans les alliances qu’il nous a ménagées, dans l’assistance visible qu’il nous a prêtée en nos luttes de la Marne, de l’Yser et de Verdun.

Mais depuis la bataille qui brisa le flot de l’invasion, si nous avons pu arrêter l’ennemi, nous n’avons point encore réussi à le repousser. Dieu n’attendrait-il pas, pour compléter son bienfait, que nous nous en rendions dignes en réparant nos fautes envers lui ? Ce sera notre honneur de les reconnaître, d’en demander pardon et de les réparer. En nous frappant la poitrine, avouons que nous avons tous et beaucoup péché ; et cet humble aveu nous méritera la miséricorde divine, que sollicitent pour nous tant d’ardentes et persévérantes prières, tant d’infatigables dévouements, tant d’héroïques sacrifices, et, dans le passé, tant de services rendus.

Prière et vœu

O Marie, Vierge immaculée, auguste mère de Dieu et Reine de la paix, la France vous a été solennellement consacrée par un de ses souverains, et le peuple a ratifié son vœu avec une filiale dévotion, en l’accomplissant fidèlement chaque année, depuis près de trois siècles.

Elle passe à l’heure actuelle par une cruelle et longue épreuve. Sa frontière a été violée, son territoire envahi, le sang de ses enfants coule à torrents, beaucoup de ses soldats subissent sur la terre étrangère une douloureuse captivité, le nombre des veuves et des orphelins va chaque jour se multipliant, plusieurs de nos provinces gémissent sous le joug d’une occupation humiliante et dure, toutes nos familles sont dans le deuil ou dans l’angoisse.

Bien des fois, au cours des derniers temps, vous nous avez donné, en honorant de vos visites la terre de France, des marques de maternelle bonté qui encouragent notre espérance.

La France a répondu à vos gracieuses visites en venant en foules nombreuses apporter à votre sanctuaire privilégié l’hommage de sa foi et de son amour, de son repentir et de ses amendes honorables, de ses supplications et de sa confiance. Elle y a fait à Jésus-Christ dans son Eucharistie, la veille encore de la rupture de la paix, les triomphes les plus magnifiques.

Souvenez-vous donc, ô Marie, des pieuses multitudes qui, de chacun de nos diocèses, sont venues en pèlerinage de pénitence s’agenouiller à vos pieds.

Souvenez-vous des ovations que les foules ont faites à votre divin Fils, de leurs actes de foi, de leurs supplications, de leurs acclamations à la divine Hostie.

Prêtez l’oreille aux touchantes prières que nos soldats dans les tranchées, les épouses, les mères, les petits enfants, les vieux parents, à leurs foyers ou dans nos églises, font sans cesse monter vers le trône de votre miséricorde.

Présentez au Seigneur les sanglants holocaustes que tant de milliers de héros ont pieusement et généreusement offerts pour la patrie.

Non, vous n’abandonnerez pas votre royaume ; non, vous ne laisserez pas périr le peuple qui vous a tant priée ; non, la confiance que nous avons mise en vous ne sera pas déçue.

Nous avons péché, il est vrai. Mais nous reconnaissons nos torts, nous les regrettons, nous en demandons pardon ; nous sommes sincèrement résolus à les réparer.

La France veut rester votre royaume ; elle veut demeurer fidèle au Christ. Soyez toujours notre Reine, et que Jésus soit toujours notre Roi : Dominare nostri, tu et Filius tuus. Qu’il règne sur nos âmes, qu’il règne sur nos familles, qu’il règne sur la France.

Déjà, vous nous avez donné un gage de votre bienveillante protection en arrêtant par une première victoire, au jour de la fête de votre bienheureuse Nativité, le flot envahisseur auquel rien jusque-là n’avait pu résister.

Reconnaissants de cet insigne bienfait et assurés que votre miséricordieuse intercession nous en obtiendra le couronnement, nous, cardinaux, archevêques et évêques français, chacun au nom de notre diocèse et tous solidairement au nom de la France entière, nous faisons solennellement le vœu de conduire nos diocèses en pèlerinage à vos sanctuaires de Lourdes, pour rendre grâces à Dieu de la victoire et du bienfait d’une paix durable.

Daignez, ô Marie, agréer notre promesse et exaucer notre prière ; la France reconnaissante se fera gloire d’être à un titre nouveau votre royaume et le royaume de votre Fils. Ainsi soit-il.

+ LOUIS-JOSEPH, card. LUCON, archev. de Reims
+ PAULIN, card. ANDRIEU, archev. de Bordeaux
+ LEON-ADOLPHE, card. AMETTE, archev. de Paris
+ ANATOLE, card. De CABRIERES, év. de Montpellier
+ BARTHELEMY-CLEMENT, archev. de Carthage
+ EUDOXE-IRENEE, archev. d’Albi
+ JEAN-AUGUSTIN, archev. de Toulouse
+ FRANCOIS, archev. d’Aix
+ AUGUSTE, archev. de Rennes
+ ERNEST, archev. d’Auch
+ MICHEL-ANDRE, archev. d’Avignon
+ LOUIS-ERNEST, archev. de Rouen
+ FRANCOIS-LEON, archev. de Besançon
+ JEAN-VICTOR-EMILE, archev. de Sens
+ CHARLES-FRANCOIS, archev. d’Antioche, ev. de Nancy
+ ALBERT, archev. de Tours
+ DOMINIQUE, archev. de Chambéry
+ JEROME-MARTIN, archev. de Bourges
+ JOSEPH-MICHEL-FREDERIC, év. de Viviers
+ PIERRE-MARIE, év. de Clermont
+ ALPHONSE-GABRIEL, év. de Saint-Dié
+ STANISLAS, év. d’Orléans
+ CLAUDE, év. de Séez
+ FELIX, év. de Nîmes
+ HENRI, év. de Nice
+ FRANCOIS-ALEXANDRE, év. de Saint-Claude
+ JOSEPH, év. d’Angers
+JOSEPH, év. de Coutances
+ JULES, év. de Perpignan
+ FRANCOIS-XAVIER, év. de Tarbes et Lourdes
+ MARIE-CHARLES, év. d’Aire
+ HENRI-LOUIS, év. de Chartres
+ PIERRE-LUCIEN, év. d’Annecy
+ PAUL, év. de Carcassonne
+ CHARLES, év. de Rodez
+ ADRIEN, év. de Maurienne
+ CHARLES-PAUL, év. d’Agen
+ CHARLES, év. de Versailles
+ FRANCOIS-MARIE, év. de Bayonne
+ FELIX, év. de Fréjus
+ ALCIME, év. de Vannes
+ EUGENE, év. de Laval
+ JACQUES, év. de Mende
+ LOUIS-JEAN, év. d’Evreux
+ THOMAS, év. de Bayeux
+ PAUL, év. de Saint-Flour
+ JULES-LAURENT, év. de Saint-Brieuc
+ EMILE, év. d’Arras
+ JEAN-AUGUSTE, év. de La Rochelle
+ PIERRE-LOUIS, év. de Soissons
+ THOMAS-FRANCOIS, év. du Puy
+ HENRI-MARIE, év. d’Angoulême
+ PIERRE, év. de Montauban
+ LAURENT, év. de Troyes
+ ALFRED-JULES, év. de Blois
+ JEAN-BAPTISTE, év. de Tarentaise
+ ADOLPHE, év. de Quimper
+ JOSEPH-ANTOINE, év. de Marseille
+ EMMANUEL, év. de Meaux
+ ADOLPHE, év. de Belley
+ PIERRE, év. de Nevers
+ OLIVIER-MARIE, év. de Langres
+ JEAN-BAPTISTE, év. de Moulins
+ LOUIS, év. de Poitiers
+ LOUIS-JOSEPH, év. de Grenoble
+ PIERRE-CELESTIN, év. de Cahors
+ JOSEPH, év. de Tulle
+ EMMANUEL, év. de Valence
+ RAYMOND, év. du Mans
+ JOSEPH-MARIE, év. de Châlons
+ EUGENE, év. de Gérasa, coadj. de Nancy
+ HECTOR-RAPHAEL, év. de Limoges
+ JEAN-MARIE, év d’Hadrumète, auxil. de Lyon
+ EUGENE-LOUIS, év. de Nantes
+ CHARLES, év. de Verdun
+ ERNEST, év. d’Arsinoé, auxil. de Reims
+ GABRIEL, év. de Gap
+ DESIRE-HYACINTHE, év. d’Autun
+ LEON-ADOLPHE, év. de Digne
+ MAURICE, év. de Périgueux
+ ANDRE, év. d’Amiens
+ EUGENE, év. de Beauvais
+ CHRISTOPHE-LOUIS, év. d’Oran
+ MAURICE, év. de Dijon
+ GUSTAVE-LAZARE, év. de Luçon
+ AUGUSTIN, év. d’Ajaccio
+ HONORE, év. de Pergame, auxil. de Montpellier
+ JEAN, év. élu de Germe, auxil de Toulouse
+ PIERRE, év. élu de Pamiers
                                                                          ________________________________________

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

25 juin 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Prosper d'Aquitaine - Théologien laïc (✝ v. 460)
    Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme: "Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son œuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Église d'Occident.Commémoraison de saint Prosper d'Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, car nous sommes frères ! » (Gn 13, 2.5-18)

    Lecture du livre de la Genèse

    Abram était extrêmement riche
    en troupeaux, en argent et en or.
    Loth, qui accompagnait Abram,
    avait également du petit et du gros bétail,
    et son propre campement.
    Le pays ne leur permettait pas d’habiter ensemble,
    car leurs biens étaient trop considérables
    pour qu’ils puissent habiter ensemble.
    Il y eut des disputes entre les bergers d’Abram
    et ceux de Loth.
    Les Cananéens et les Perizzites habitaient aussi le pays.
    Abram dit à Loth :
    « Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,
    entre tes bergers et les miens,
    car nous sommes frères !
    N’as-tu pas tout le pays devant toi ?
    Sépare-toi donc de moi.
    Si tu vas à gauche, j’irai à droite,
    et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »
    Loth leva les yeux
    et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée.
    Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe,
    elle était comme le jardin du Seigneur,
    comme le pays d’Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
    Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain
    et il partit vers l’est.
    C’est ainsi qu’ils se séparèrent.
    Abram habita dans le pays de Canaan,
    et Loth habita dans les villes de la région du Jourdain ;
    il poussa ses campements jusqu’à Sodome.
    Les gens de Sodome se conduisaient mal,
    et ils péchaient gravement contre le Seigneur.

    Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram :
    « Lève les yeux et regarde, de l’endroit où tu es,
    vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident.
    Tout le pays que tu vois, je te le donnerai,
    à toi et à ta descendance, pour toujours.
    Je rendrai nombreuse ta descendance,
    autant que la poussière de la terre :
    si l’on pouvait compter les grains de poussière,
    on pourrait compter tes descendants !
    Lève-toi ! Parcours le pays en long et en large :
    c’est à toi que je vais le donner. »
    Abram déplaça son campement
    et alla s’établir aux chênes de Mambré, près d’Hébron ;
    et là, il bâtit un autel au Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (14 (15), 2-3a, 3bc- 4ab, 4d-5)

    Refrain psalmique : (14, 1a)

    Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?

    Celui qui se conduit parfaitement,
    qui agit avec justice
    et dit la vérité selon son cœur.
    Il met un frein à sa langue.

    Il ne fait pas de tort à son frère
    et n’outrage pas son prochain.
    À ses yeux, le réprouvé est méprisable
    mais il honore les fidèles du Seigneur.

    Il ne reprend pas sa parole.
    Il prête son argent sans intérêt,
    n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
    Qui fait ainsi demeure inébranlable.

  • Évangile : Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)

    Acclamation : (Jn 8, 12)

    Alléluia. Alléluia.
    Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
    Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;
    ne jetez pas vos perles aux pourceaux,
    de peur qu’ils ne les piétinent,
    puis se retournent pour vous déchirer.

    Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
    faites-le pour eux, vous aussi :
    voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

    Entrez par la porte étroite.
    Elle est grande, la porte,
    il est large, le chemin
    qui conduit à la perdition ;
    et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
    Mais elle est étroite, la porte,
    il est resserré, le chemin
    qui conduit à la vie ;
    et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.