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75ème anniversaire du Débarquement

Conseil Régional de Basse Normandie National Archives USA

Aux soldats chrétiens - 15 juillet 1916

freres d armes dans la foi pour la patrie« Soldats chrétiens frères d’armes, fidèles à la foi des aïeux gardée ou reconquise, nous, vos frères d’armes, viendrons à vous, s’il plaît à Dieu, deux fois par mois, porteurs de lumière et de force. 

La religion a le dépôt de ces grands biens, trop souvent trésors cachés et ressources inemployées. Depuis deux années, ils vous sont largement distribués par ces prêtres –aumôniers, chefs ou camarades dans le rang- qui, par milliers, partagent votre rude existence, vos souffrances, vos périls et dont les exemples et les paroles vous ont aidé à accomplir sans défaillance les plus difficiles devoirs.

A notre humble place, nous n’avons d’autre ambition que de venir seconder auprès de vous leurs efforts et faciliter leur tâche qui grandit à mesure que l’épreuve se prolonge.

Entre frères d’armes, unis dans une même Foi pour le service d’une même Patrie, nous nous offrons à vous comme l’agent de liaison attendu qui supprime les isolements et maintient pour l’unité de la tâche l’unisson des âmes.

Fils aimants et dévoués de la Sainte Eglise catholique, nous nous adressons à tous ceux qui partagent notre foi et nos immortelles espérances. Bien éloignés d’ailleurs d’exclure personne, nous serons heureux de coopérer auprès de quiconque nous accueillera à ce ravitaillement des esprits et des cœurs, que les conditions de la guerre moderne rendent plus nécessaire qu’en aucun autre temps.

Chaque numéro de «FRERES D’ARMES» vous portera :
. Une pensée chrétienne, semée au champ fertile de vos âmes, par une main fraternelle ;
. Des notions exactes et claires sur les points de Doctrine mis au premier plan par la guerre, mais pas toujours connus avec la précision et la netteté nécessaires ;
. Des idées et des projets pour les reconstructions de l’avenir, thèmes à vos méditations, à vos conversations, à vos résolutions ;
. Des faits, enfin –non des récits de guerre, vous les vivez !- mais des mots vrais, des exemples qui entraînent et des souvenirs de notre incomparable histoire nationale qui vous fassent mieux connaître et aimer la France éternelle.

Les bureaux de «FRERES D’ARMES», comme le Ministère des Munitions, sont au cœur de France ; mais les prêtres et les jeunes gens qui, pour vous, s’y réunissent, viennent du Front, vont repartir sur le Front, ou du moins, ont toutes leurs pensées au Front.
L’Association Catholique de la Jeunesse Française, à qui en revient l’initiative, a déjà pour ses adhérents un bulletin de famille glorieux, émouvant, plein de vie. Ici, elle aidera de toute sa puissance ce bulletin qui s’adresse à tous, parce qu’elle est désireuse de servir tous ceux qui se battent.

Demandé par les aumôniers et les soldats, encouragé par de vives sympathies et de précieux concours, «FRERES D’ARMES» paraît sous les auspices du Sacré-Cœur.

Que le Cœur de Jésus, que Notre-Dame en bénissent l’entreprise, en étendent et en fécondent l’action, si elles doivent être utiles à l’Eglise, à la France et à vos âmes de soldats chrétiens.

                                                                                              La Rédaction

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Ce que « Frères d’Armes » voudrait être pour vous.

            Sous son nom, qui évoque une des plus grandes et des plus nobles forces de l’état militaire, «FRERES D’ARMES» aspire à être pour vous un ami, un ami dont le contact éclaire, réchauffe, soutienne.
Il voudrait ajouter son humble rayon de lumière à ceux qui de toutes parts viennent trouver les ténèbres dans lesquelles parfois vos corps s’appesantissent et vos âmes se lassent.

Il voudrait vous rendre plus fermes encore et plus généreux, si possible, dans l’acceptation des responsabilités et des servitudes que la vie de guerre vous impose et qui constituent aujourd’hui votre grand devoir, votre devoir d’état.

Il voudrait enfin vous faire entrevoir à travers les obligations redoutables de l’heure présente, les devoirs moins éclatants mais non moins sérieux qui s’imposeront à vous demain et par l’accomplissement desquels seulement vous assurerez aux générations qui viendront après la vôtre le bénéfice de votre victoire.

La guerre vous a habitués à la vie héroïque.

Vous avez appris à donner sans compter à la Patrie votre temps, vos forces, votre vie.

Vous avez appris en réalité à vous donner.

La Paix glorieuse que préparent vos sacrifices, la Paix que nous devrons à l’offrande suprême des martyrs du devoir, tombés par milliers, ne sera-t-elle pour la majorité des Français qu’une occasion de reprendre d’anciennes habitudes, et de s’abandonner de nouveau à ces courants faciles qui, par l’égoïsme effréné, la recherche exclusive du bien-être, le mépris de toute gêne et de toute entrave, conduisaient la France à sa ruine ?

«FRERES D’ARMES» vous aidera à penser qu’il ne peut pas en être ainsi et à vouloir qu’il n’en soit pas ainsi.

«FRERES D’ARMES» espère vous convaincre que les vertus de la guerre seront aussi nécessaires dans la France victorieuse et pacifiée qu’elles le sont en ce moment à la France combattante, - et il tâchera de préparer avec vous cette adaptation.

Ce que « Frères d’Armes » attend de vous.

«FRERES D’ARMES», vous apportant tout son dévouement fraternel, ose compter sur le vôtre, et vous demande de l’aider à réaliser le plus largement possible son œuvre de ravitaillement religieux et moral.

Vous le pouvez de bien des manières :

. En le lisant d’abord, comme il veut être lu, non avec la curiosité d’y trouver des nouvelles sensationnelles –vous seriez déçus- mais lentement, posément, en y revenant au besoin, jusqu’à ce que le contact soit bien établi entre sa pensée et la vôtre.
. En le propageant autour de vous. «FRERES D’ARMES» ne sera connu et ne rendra service que s’il a beaucoup d’amis qui s’intéressent à sa venue, qui se préoccupent de son action et qui lui préparent les voies. S’abonner c’est bien, recueillir autour de soi des abonnements, utiliser l’arrivée de chaque numéro non seulement pour son réconfort personnel, mais pour celui de tout son entourage, voilà qui est mieux encore et c’est ce que nous attendons de vous.
. En vous intéressant à sa rédaction. «FRERES D’ARMES», qui ne s’adresse qu’aux soldats, aura besoin de savoir s’il répond à l’attente de ceux pour lesquels il est fait.
Donnez à ses rédacteurs la joie de sentir vos cœurs battre à l’unisson des leurs. En leur communiquant vos impressions, vos désirs, en leur disant vos besoins, vous contribuerez efficacement à maintenir étroit le contact entre eux et vous.
Ecrivez donc sans hésitation à vos amis de «FRERES D’ARMES» lorsque vous croirez avoir quelque chose d’intéressant à leur transmettre. Mieux encore, venez les voir et apportez-leur votre moisson d’observations et de remarques toutes les fois qu’une heureuse permission vous fera passer par Paris.

Voilà bien des projets d’avenir. Que Dieu daigne les bénir, et que sa grâce toute puissante, venant donner leur plénitude à vos sacrifices et à vos efforts de vaillants soldats, abrège le temps d’épreuve pendant lequel vous aurez encore besoin de nous.

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Saint du Jour

Nominis

25 juin 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Prosper d'Aquitaine - Théologien laïc (✝ v. 460)
    Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme: "Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son œuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Église d'Occident.Commémoraison de saint Prosper d'Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, car nous sommes frères ! » (Gn 13, 2.5-18)

    Lecture du livre de la Genèse

    Abram était extrêmement riche
    en troupeaux, en argent et en or.
    Loth, qui accompagnait Abram,
    avait également du petit et du gros bétail,
    et son propre campement.
    Le pays ne leur permettait pas d’habiter ensemble,
    car leurs biens étaient trop considérables
    pour qu’ils puissent habiter ensemble.
    Il y eut des disputes entre les bergers d’Abram
    et ceux de Loth.
    Les Cananéens et les Perizzites habitaient aussi le pays.
    Abram dit à Loth :
    « Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,
    entre tes bergers et les miens,
    car nous sommes frères !
    N’as-tu pas tout le pays devant toi ?
    Sépare-toi donc de moi.
    Si tu vas à gauche, j’irai à droite,
    et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »
    Loth leva les yeux
    et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée.
    Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe,
    elle était comme le jardin du Seigneur,
    comme le pays d’Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
    Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain
    et il partit vers l’est.
    C’est ainsi qu’ils se séparèrent.
    Abram habita dans le pays de Canaan,
    et Loth habita dans les villes de la région du Jourdain ;
    il poussa ses campements jusqu’à Sodome.
    Les gens de Sodome se conduisaient mal,
    et ils péchaient gravement contre le Seigneur.

    Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram :
    « Lève les yeux et regarde, de l’endroit où tu es,
    vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident.
    Tout le pays que tu vois, je te le donnerai,
    à toi et à ta descendance, pour toujours.
    Je rendrai nombreuse ta descendance,
    autant que la poussière de la terre :
    si l’on pouvait compter les grains de poussière,
    on pourrait compter tes descendants !
    Lève-toi ! Parcours le pays en long et en large :
    c’est à toi que je vais le donner. »
    Abram déplaça son campement
    et alla s’établir aux chênes de Mambré, près d’Hébron ;
    et là, il bâtit un autel au Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (14 (15), 2-3a, 3bc- 4ab, 4d-5)

    Refrain psalmique : (14, 1a)

    Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?

    Celui qui se conduit parfaitement,
    qui agit avec justice
    et dit la vérité selon son cœur.
    Il met un frein à sa langue.

    Il ne fait pas de tort à son frère
    et n’outrage pas son prochain.
    À ses yeux, le réprouvé est méprisable
    mais il honore les fidèles du Seigneur.

    Il ne reprend pas sa parole.
    Il prête son argent sans intérêt,
    n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
    Qui fait ainsi demeure inébranlable.

  • Évangile : Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)

    Acclamation : (Jn 8, 12)

    Alléluia. Alléluia.
    Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
    Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;
    ne jetez pas vos perles aux pourceaux,
    de peur qu’ils ne les piétinent,
    puis se retournent pour vous déchirer.

    Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
    faites-le pour eux, vous aussi :
    voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

    Entrez par la porte étroite.
    Elle est grande, la porte,
    il est large, le chemin
    qui conduit à la perdition ;
    et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
    Mais elle est étroite, la porte,
    il est resserré, le chemin
    qui conduit à la vie ;
    et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.