Joseph-Marie DASSONVILLE - sa vie

DASSONVILLEJoseph-Marie DASSONVILLE est né à Tourcoing le 7 mars 1878. Ordonné prêtre dans la Compagnie de de Jésus il est professeur en Belgique.

A la déclaration de la guerre il se porte aumônier volontaire au 4° C.A. et à sa demande intègre le 124°R.I. dès la mi-septembre 1914.

Durant  la guerre il participera aux actions de Roye, Andechy, Perthes. En 1916 il sera à Verdun, Douaumont, Vaux.  En octobre 1917 ce sera l’opération de Mont-Blond. En juillet 1918 il participe à la Grande Offensive,  il sera grièvement blessé à Orfeuil le 5 octobre 1918.

Il a le souci de la formation et du soutien spirituel et moral des soldats chrétiens. Il participe à la revue Etudes mais aussi au bulletin bimensuel rédigé uniquement pour les soldats « Frères d’Armes dans la foi pour la Patrie ».

Les décorations et citations nous révèlent l’aumônier militaire :

  1. Ordre 3° C.A. n° 143, 16 juin 1916 : « Aumônier du régiment, superbe de bravoure et de dévouement. Pendant la journée du 22 mai 1916, a prodigué sous le feu le plus violent ses encouragements aux blessés et élevé le moral des combattants par son magnifique exemple et son complet mépris du danger.
  2. Ordre Armée, 27 juin (J.O. 18 oct. 1917) : « Aumônier volontaire. Pendant la période du 27 mai au 14 juin 1917, n’a pas hésité à se porter jusqu’aux premières lignes pour porter les secours de son ministère, et cela malgré les plus violents bombardements, notamment les  27 et 31 mai et le 10 juin. A mérité qu’à son passage un soldat dise à son camarade : ‘Oh ! regarde donc l’aumônier, il passe au milieu des marmites et ne se baisse même pas !‘ Exemple admirable du mépris du danger. »
  3. Ordre 4° C.A., 7 sept. 1918 : « Aumônier du 124°R.I. qui, depuis le début de la préparation de l’attaque, a porté aux unités en ligne le réconfort de sa présence. Depuis le 15 juillet 1918 n’a pas quitté un seul instant les lignes, malgré les violents bombardements auxquels elles étaient soumises.
  4. Chevalier de la Légion d’Honneur, 13 nov. 1918 (J.O. 13 mars 1919) : « Au front depuis le début de la campagne, a toujours fait preuve, dans les plus graves circonstances, des plus hautes qualités de dévouement, de calme et de bravoure. Méprisant le danger, s’est toujours prodigué auprès des blessés sur les champs de bataille. A fait, depuis quatre ans, l’admiration du régiment par son courage et sa charité inépuisables, à Andechy, Perthes, Baconnes, Verdun, au Casque et au Téton, puis à l’offensive du 15 juillet 1918. A été blessé grièvement en Champagne, le 5 oct. 1918, au cours du combat d’Orfeuil. Trois citations. »
  5. Ordre 4°C.A., 6 février 1919 : « D’une bravoure légendaire au régiment. Dans la nuit du 26 au 27 oct. 1917, au Mont-Blond, après avoir exalté bien haut le courage des soldats d’une compagnie chargée d’exécuter une incursion profonde dans les tranchées ennemies, s’est élancé à l’attaque pour venir en aide aux blessés le plus tôt possible, et a secouru, dans la première ligne ennemie, un Allemand très grièvement blessé, qu’il a réussi à ramener dans nos lignes. »

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