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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

Consigne : Espère ! par J.-M. Dassonville

symbole foi esperance chariteC’est le devoir militaire, et c’est le devoir chrétien : espérer pour être fort, pour être patient.

La religion te dit : « Crois », et elle te propose le dogme ; elle dit : « Aime », et te montre le crucifix ; elle ajoute : « Espère », et elle te fait une promesse au nom de Dieu : le ciel, la grâce à de certaines conditions, la prière, les sacrements.

Espérer, c’est tout le secret de « Tenir ». Tu ne tiendrais pas, dans la guerre, ni dans la vie, si tu n’espérais pas. C’est impossible. Rappelle-toi ce mot divin : « celui qui tiendra jusqu’au bout sera couronné. » Espère, pour tenir ainsi, pour être couronné.

Celui qui espère sait attendre l’heure de la victoire, l’heure d’entrer au ciel. Il est sûr qu’elle sonnera. Il est patient, il a une raison supérieure de « supporter », car c’est ça la patience.

Cette si précieuse espérance, elle est partout dans la religion. N’as-tu pas lu sur la croix des tombes aimées : «O Crux avec, Spes. – Salut, Croix, unique espoir.» Ne chantes-tu pas à Marie : «Spes nostra, Salve. – Salut, mon espérance» ; et après Job : « Post tenebras spero lucem. – Après les ténèbres de cette vie, j’espère les joies de l’autre. »

Ce doit être le résumé de ton espérance : son fondement, la Croix de Jésus et l’amour de Marie ; son objet, le Ciel.

Tu dis ces paroles, les as-tu dans le cœur ? As-tu assez de foi et d’espérance pour  faire confiance à Dieu, pour t’en remettre à Lui, pour ne pas douter de la victoire et de ta destinée de bonheur éternel.

Tu te lasses, tu te décourages : prends-y garde, c’est l’espérance qui baisse. Tu es triste, abattu : n’est-ce pas que ton espérance sommeille ?

Réveille-toi. Dieu est tout près,  avec la couronne, avec les palmes, mais tu n’y prends pas garde.

Tu ressembles aux disciples d’Emmaüs. Ils avaient espéré le Vendredi Saint et le Samedi. Au soir de Pâques, ils n’espèrent plus ; c’est fini. « Nous espérions ! » disent-ils, lassés. Et c’est à Jésus ressuscité, à Jésus leur compagnon de route, qu’ils font cet aveu. Il est avec eux, et ils désespèrent de le revoir.

Il est avec toi, à l’église du cantonnement, sur la poitrine de ton aumônier, dans ton cœur. C’est lui qui apporte la paix, celle du cœur, l’autre aussi. Il veut seulement qu’on la mérite, qu’on la demande.

Comment demanderais-tu, comment mériterais-tu si tu doutais, si tu n’espérais pas ?

Comment serais-tu fort sans espérance ?

Dans la foi et la charité, dans la sécurité et la constance, patiente et prie.

C’est ça « espérer »

J.-M. Dassonville
Aumônier militaire

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Saint du Jour

Nominis

15 septembre 2019

Tous les saints du jour
  • Notre-Dame des sept Douleurs - mémoire liturgique
    Debout au pied de la Croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge, Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Syméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.- vidéo: Notre Dame des sept douleurs, webTV de la CEF.- Notre Dame des douleurs (Portail de la liturgie)Illustration: Notre-Dame des sept douleurs, statue dans l'église de Costa-20226 en Corse, offerte en remerciement d'une action de grâce. Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de la Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la foi à la passion salutaire de son fils.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)

    Lecture du livre de l’Exode

    En ces jours-là,
        le Seigneur parla à Moïse :
    « Va, descends,
    car ton peuple s’est corrompu,
    lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
        Ils n’auront pas mis longtemps
    à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !
    Ils se sont fait un veau en métal fondu
    et se sont prosternés devant lui.
    Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
    ‘Israël, voici tes dieux,
    qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »

        Le Seigneur dit encore à Moïse :
    « Je vois que ce peuple
    est un peuple à la nuque raide.
        Maintenant, laisse-moi faire ;
    ma colère va s’enflammer contre eux
    et je vais les exterminer !
    Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
        Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu
    en disant :
    « Pourquoi, Seigneur,
    ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,
    que tu as fait sortir du pays d’Égypte
    par ta grande force et ta main puissante ?
        Souviens-toi de tes serviteurs,
    Abraham, Isaac et Israël,
    à qui tu as juré par toi-même :
    ‘Je multiplierai votre descendance
    comme les étoiles du ciel ;
    je donnerai, comme je l’ai dit,
    tout ce pays à vos descendants,
    et il sera pour toujours leur héritage.’ »
        Le Seigneur renonça
    au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)

    Refrain psalmique : (Lc 15, 18)

    Oui, je me lèverai,
    et j’irai vers mon Père.

    Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
    selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
    Lave-moi tout entier de ma faute,
    purifie-moi de mon offense.

    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
    renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
    Ne me chasse pas loin de ta face,
    ne me reprends pas ton esprit saint.

    Seigneur, ouvre mes lèvres,
    et ma bouche annoncera ta louange.
    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
    tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

  • Deuxième lecture : « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)

    Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

    Bien-aimé,
        je suis plein de gratitude
    envers celui qui me donne la force,
    le Christ Jésus notre Seigneur,
    car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,
        moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.
    Mais il m’a été fait miséricorde,
    car j’avais agi par ignorance,
    n’ayant pas encore la foi ; 
       la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,
    avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.

        Voici une parole digne de foi,
    et qui mérite d’être accueillie sans réserve :
    le Christ Jésus est venu dans le monde
    pour sauver les pécheurs ;
    et moi, je suis le premier des pécheurs.
        Mais s’il m’a été fait miséricorde,
    c’est afin qu’en moi le premier,
    le Christ Jésus montre toute sa patience,
    pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,
    en vue de la vie éternelle.

        Au roi des siècles,
    au Dieu immortel, invisible et unique,
    honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

        – Parole du Seigneur.