Propositions spirituelles pour suivre le Carême

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Le Carême a débuté, mettons-nous en chemin pour vivre ces 40 jours, grâce à :

Un Jour, un Evêque : 21 février 2019

« Lors de mon intervention à Dauphine j'ai rencontré des jeunes ouverts, très intéressés, multipliant les questions sur le plan international comme sur le plan religieux, avec l'émerveillement de cette jeunesse qui se lève génération après génération sur l'humanité habitée par un désir de justice, de paix, de vérité, d'engagement, de loyauté, d'honneur », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/21-02-2019

  • saints patrons et commémorations

SAINT-RAPHAEL archange (29 Septembre)

saint raphael archangePatron du Renseignement militaire

Saint Raphaël est l'un des trois archanges dont la Bible mentionne le nom. Pour Raphaël, seul le Livre de Tobie nous en parle. L'archange y apparaît comme le guide et le protecteur du jeune Tobie. A cet égard, la figure de Raphaël apparaît assez proche de celle de l'ange gardien : médiateur des bienfaits de Dieu, aidant l'intéressé à échapper aux dangers de ce monde, aux pièges du démon, et à avancer sur les chemins de la connaissance de Dieu et d'une conduite digne d'un croyant.

Le culte explicite de saint Raphaël est relativement récent et souvent lié à celui de de saint Michel et de saint Gabriel. Des épisodes où il apparaît dans le Livre de Tobie, découle l'invocation de Raphaël par les voyageurs et les pharmaciens.

Pour l'arme des renseignements, il reste un protecteur enviable, même si peu d'éléments précis explicitent ce patronage.

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SAINTE CÉCILE (22 novembre)

stececileSelon le récit qui figure dans ses Actes, Cécile, vierge, illustre par sa naissance, était fiancée à Valérien. La nuit de ses noces, elle déclara à son mari qu’un ange veillait sur sa virginité. Valérien ayant manifesté le désir de voir cet ange, elle lui répondit qu’il devrait auparavant se faire baptiser et lui indiqua l’endroit où il pourrait trouver le pape Urbain. Lorsqu’il revint à la maison, il vit en effet l'ange aux côtés de Cécile. Son frère Tiburce, instruit de l’affaire, demanda aussitôt à voir l’ange. Après avoir été sommairement instruit par Cécile, il fut également baptisé par Urbain.

Cependant le préfet de Rome, Turcius Almachius, qui persécutait les chrétiens, vint à apprendre la conversion de Valérien et de Tiburce ; il les fit arrêter ; mais le corniculaire Maxime, chargé de les conduire au supplice fut lui-même touché par la grâce, ainsi que sa famille et les bourreaux. Valérien et Tiburce n’en furent pas moins exécutés et Maxime abattu à coups de fouet plombé. Après quoi, Cécile fut mise aux arrêts dans sa maison ; elle put cependant y faire venir le pape Urbain, qui n’y baptisa pas moins de 400 personnes. Mais bientôt, Almachius fit comparaître Cécile devant son tribunal. Sur son refus de sacrifier, il la condamna à être brûlée dans le bain. La chaleur ne parvint pas à étouffer la sainte, le bourreau appelé pour lui couper la tête ne put que la blesser. Finalement, elle mourut au bout de trois jours, en léguant au pape Urbain sa maison pour qu’il la transformât en église. Après sa mort, Urbain l’ensevelit parmi les papes et les évêques au cimetière de Callixte.

Plusieurs remarques s’imposent ici. D’abord cette légende est d’origine récente : elle s’inspire d’un récit qui figure dans « l’Histoire de la persécution vandale » de Victor de Vite. Tous les thèmes qui y sont développés sont des lieux communs qui se retrouvent, à peine modifiés, dans un nombre considérable de Passions. Les compagnons qu’elle prête à Sainte Cécile n’ont eu apparemment, dans l’histoire vraie, aucun rapport avec elle : Tiburce, Maxime et Valérien sont des martyrs du cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, inscrits au martyrologe hiéronumien le 14 avril.

Il y a plus encore : “ Au sortir des persécutions, l’Eglise de Rome ne connaissait aucune vierge martyre du nom de Cécile et pas davantage au début du 5ème siècle. Comment expliquer que ni Damase, ni Ambroise, ni Jérôme, ni Prudence, qui ont exalté à l’envie l'héroïsme des vierges martyres : Agnès, Eulalie et leurs émules, n’aient jamais prononcé le nom de Cécile, ni fait aucune allusion à une victime des persécutions dont le culte devait prendre une si large extension ? Il est remarquable que sur ces petits monuments, les verres dorés, où sont imprimés l’effigie et le nom des saints de Rome qui ont joui d’une popularité sans égale, d’Agnès par exemple, Cécile ne figure jamais. ”

Il résulte de tout cela que nous ne pouvons rien affirmer de certain sur Sainte Cécile. Cependant, au cours du 5ème siècle apparaît parmi les églises de Rome un lus Caeciliae, et en 545, le pape Vigile est enlevé par un officier impérial le 22 novembre, tandis qu’il célèbre dans la basilique du Transtévère, l’anniversaire de Sainte Cécile.

Comme par ailleurs on vénérait les restes de la sainte au cimetière de Callixte, on peut se représenter les choses de la manière suivante : “ Cécile, qui appartenait probablement à l’illustre famille des Coecilii, représentée par plus d’un de ses membres dans la catacombe de Callixte, s’était acquis par ses libéralités, des titres spéciaux à la reconnaissance de l’Eglise. Le privilège d’être ensevelie à côté des papes et des martyrs attira sur sa tombe l’attention des fidèles et lui valut des honneurs que son seul titre de fondatrice d'une église ne suffit pas à expliquer ”. C’est pendant le 5ème siècle que la popularité de Sainte Cécile prit naissance et se développa. Au 6ème siècle, elle était un fait acquis.

La première invention des reliques eut lieu sous le pontificat de Pascal 1er (817-824). Si étonnant que cela puisse paraître, on avait, à cette époque, perdu le souvenir du lieu où reposaient les restes de la sainte. Le pape les avait lui-même recherchés en vain pour les placer dans son église nouvellement restaurée. Finalement, il les retrouva, grâce à un rêve, non pas au cimetière de Callixte, mais à celui de Prétextat. Une fois en possession de ce trésor, il détacha la tête du corps et la plaça dans un reliquaire d’argent. Sous le pape Léon IV (847-855), la tête de Sainte Cécile était vénérée à l’église des Quatre-Couronnés.

En 1599, le cardinal Sfondrati fit procéder à la reconnaissance de ces reliques : la statue bien connue de Maderno est censée représenter le corps tel qu’il fut alors retrouvé (les experts refusèrent de soulever le voile qui le couvrait).

La dévotion du monde chrétien envers la sainte n’a pas cessé de se maintenir. Son nom figure au premier canon de la messe. Elle est devenue la patronne des musiciens. Ce patronage repose d’ailleurs sur une mauvaise lecture des textes. Les Actes de la sainte rapportent que, le jour de ses noces, tandis que les musiciens jouaient de leurs instruments, Cécile chantait à Dieu dans son cœur. La première antienne de laudes a repris ce texte, mais en laissant tomber les mots essentiels “ dans son cœur ”, de sorte qu’on en est venu à penser que la vierge chantait en s’accompagnant du son d’un orgue.

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SAINTE VERONIQUE (4 Février)

Patronne de l'E.C.P.A

ste veroniqueVéronique (1er siècle) ne nous est connue qu'à travers une rencontre qu'elle fit avec le Christ portant sa croix le vendredi saint.

Cette rencontre est attestée par une tradition constante : Véronique, voyant le Christ ployant sous le croix, ayant compassion de lui, osa s'en approcher malgré la présence des soldats et essuyer le visage du Christ avec le voile qu'elle portait sur la tête; l'empreinte du visage du Christ s'imprima sur le voile, d'où le nom donné à cette sainte femme: Véronique, qui signifie "vraie image". Une station du chemin de croix évoque cet épisode. De nombreuses reproductions de cette Sainte Face se sont répandues dans toute l'Europe.

Les spécialités des Armées en matière photographique et cinématographique trouvent évidemment en sainte Véronique une protectrice toute indiquée.

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SAINT JEAN à la Porte latine ou SAINT JEAN des imprimeurs (6 mai)

La saint Jean des imprimeurs

saint jean porte latineEn ce jour heureux, béni par un ciel serein, 24 juin 1504, les cloches de la cathédrale de Mayence sonnaient à toute volée pour célébrer, pour la première fois, la Saint-Jean. Tous les Imprimeurs, sous un habit de fête, s’étaient rassemblés dans la maison où l'illustre Gutenberg créa sa première imprimerie.

Cependant, en France, une ordonnance de Louis XI, signée seulement en 1467, autorise la fondation d’une Confrérie réunissant écrivains, libraires, enlumineurs, relieurs de livres et parcheminiers. Les imprimeurs n’y étaient donc pas admis. Les premiers imprimeurs français ne s’installèrent rue Saint-Jacques que trois ans plus tard, sur l’initiative des Frères Fichet, Docteurs en Sorbonne. Nos ancêtres professionnels se nommaient Gering, Crautz, Frilburger, d’origine allemande ou alsacienne. Par une ordonnance de 1488, Charles VIII assimila les trois imprimeurs aux “ serviteurs ” de l’Université et les fit entrer dans la confrérie, dont les assises se tenaient au couvent des Pères Mathurins, tout près de l’hôtel Cluny. Les membres de la confrérie participaient à deux fêtes annuelles, 27 décembre et 6 mai. Une cérémonie religieuse précédait un banquet. Et les ateliers d’imprimerie fermaient comme pour un dimanche.

Au début du 17ème siècle, la confrérie prit le nom de Saint-Jean Porte Latine. Sur la bannière de la confrérie était brodé un livre orné de 3 fleurs de lys d’or. Les frais étaient couverts par des cotisations, des dons et des quêtes. Les imprimeurs avaient déjà des idées mutualistes puisque des secours étaient distribués aux ouvriers les plus pauvres ou aux malades. Mais une seconde et mystérieuse confrérie apparut plus tard sous le nom de Saint Jean de Latran, et, par des intrigues secrètes, sauva la vie en 1650, à un imprimeur nommé Marlot coupable d’avoir injurié Mazarin dans un pamphlet. Cette seconde confrérie disposait d’une Commanderie, lieu d’asile inviolable et strictement réservée à ses participants qui observaient les meilleures règles de solidarité fraternelle. C’était une sorte de franc-maçonnerie secrète. La Révolution Française balaya l’existence des deux confréries.

1881 marqua l’existence des lois sur la liberté de la Presse et de la Librairie. C’est aussi la date de la fondation de la Fédération du Livre, de l’âge d’or des quotidiens, de la modernisation de la Presse par Emile de Girardin. Le 5 mai 1889, on retrouve la trace d’un banquet de la Saint Jean Porte Latine, preuve irréfutable de maintien de la tradition.

L’écrivain Edouard Morin qui a consacré une partie de sa vie aux Arts Graphiques, a mentionné dans son oeuvre ces lignes émouvantes qui feront battre le cœur de nos typos des temps modernes, « Le Saint-Jean du typo et surtout du trimardeur c’est le petit paquet qu’il ramasse pour quitter l’atelier et se mettre en route. Ce paquet contient une blouse noire qui ne sera jamais lavée, un composteur de bois ou une paire de mentonnières.. »

Saint Jean à la Porte Latine

L’Eglise célèbre le 6 mai l’anniversaire de la basilique de saint Jean, près de la porte Latine. à Rome. On connaît le passage évangélique rappelant la démarche des deux fils de Zébédée : Jacques et Jean, membres du Collège apostolique.

Jean était l’unique survivant du collège apostolique et avait atteint un âge avancé. Il gouvernait alors les Eglises d’Asie grâce à la haute réputation que lui assuraient sa dignité, ses grandes vertus et ses miracles.

Il fut arrêté à Ephèse et conduit comme prisonnier à Rome en l’an 95. L’empereur Dioclétien le condamna à un genre de mort barbare en ordonnant de le plonger dans une chaudière d’huile bouillante. Conformément à la pratique romaine, l’apôtre subit probablement d'abord la flagellation ne pouvant pas comme Saint Paul se prévaloir du privilège d’être citoyen romain. Quant au supplice d’huile bouillante on ne peut en douter puisque Tertullien, saint Jérôme et Eusèbe nous l’affirment. Jean sortit du supplice plus frais et plus vigoureux qu’il n’y était entré. La plupart des païens avec lui virent là le résultat d’un pouvoir magique. Jean fut banni dans la petite île Patmos, l’une des îles de la mer Egée.

Le supplice de Jean, qui fut plutôt un glorieux Triomphe, eut lieu en dehors de ROME à la porte Latine, appelée ainsi parce qu’elle conduisait vers le Latium. Une église fut édifiée sur l’emplacement en mémoire du miracle. On dit que c’était un temple de Diane dont la destination fut changée pour servir au culte du vrai Dieu. L’Eglise fut rebâtie en 772 par le Pape Adrien 1er.


Avec cette fête l’Eglise veut célébrer la foi, la confiance en Dieu dans l’épreuve. En effet, Dieu sauve, et nous permet de traverser l'épreuve dans la paix du cœur. Il donne la grâce de participer intimement à son mystère pascal en traversant l’épreuve.

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SAINT AMBROISE (7 décembre)

Patron du corps administratif et technique des Armées

st ambroiseSaint Ambroise (340-397) est né à Trèves où son père, préfet du prétoire, était en poste. Après ses études à Rome, il entra comme son père dans une carrière administrative et devint consul à Milan. C'est là, que, par acclamation, il fut choisi par le peuple chrétien comme évêque. Bien que de famille chrétienne, il n'était alors encore que catéchumène, selon la pratique courante de l'époque.

Il devint un grand évêque et l'un des quatre grands docteurs de l'Eglise latine: il fut à la fois un sage administrateur, un défenseur vigilant de l'Eglise face au pouvoir impérial, un prédicateur profondément pédagogue pour instruire son peuple des vérités de la foi et lui faire découvrir le sens des Ecriture (il joua, à cet égard, un rôle dans la conversion de saint Augustin.

C'est évidemment d'abord à la sagesse et à l'autorité de l'administrateur, sans doute aussi à son sens pédagogique (il fut "l'inventeur" du chant populaire liturgique pour aider à la prière et à la mémorisation des vérités de foi) que se réfère le corps administratif et technique en choisissant saint Ambroise comme saint protecteur.

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SAINT-CHRISTOPHE (25 Juillet)

Patron des unités du Train

St ChristopheSaint Christophe a été martyr en Lycie, au IIIème siècle. Son souvenir est mêlé à des éléments légendaires: les récits grecs en font un guerrier de la tribu des cynocéphales, c'est pourquoi il est représenté avec une tête de chien, marquant sa fidélité malgré parfois bien des épreuves.

Dans les récits latins, il est montré comme un géant qui se fit passeur au bord d'un fleuve et eût ainsi l'heur de faire traverser un enfant, qui n'était autre que le Christ lui-même, qui se manifestait à lui; d'où le nom de notre saint: Christophe, ce qui, en grec, signifie porte-Christ.

Christophe fut honoré dès le Vème siècle au moins. Il devint le protecteur des voyageurs affrontés aux périls des routes.

L'arme du Train l'a adopté comme saint patron pour pouvoir, de manière sereine, sous sa protection, accomplir pleinement les missions logistiques les plus éprouvantes.

Le Train célèbre aussi son fondateur, l'empereur Napoléon, qui créa par décret l'arme du Train, le 26 mars 1807, à Ostérode (Prusse). La date de la saint Christophe étant peu propice aux rassemblements, sa mémoire est généralement célébrée conjointement dans les unités à l'occasion du 26 mars.

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COMMEMORATION DE LA CREATION DE L'ARME DU TRAIN (26 mars)

Cette commémoration est plus marquée que la mémoire du saint patron d’arme Christophe.

attelage trainLe 26 mars 1807, au quartier général d’Osterode, en Prusse Orientale, Napoléon Ier signait un décret impérial portant création du Train des Équipages des Transports Militaires. 
En 1812, après avoir fait la campagne d’Espagne, le Train des Équipages compte 14 bataillons et reçoit un aigle. 
Il participe à la campagne de Russie au cours de laquelle il est pratiquement détruit.

Reconstitué, il participe à la conquête de l’Algérie et aux expéditions de Crimée, du Mexique, d’Extrême-Orient, de Madagascar, de Tunisie et du Maroc.

En 1875, le Train des Equipages devient une arme, mais il est placé sous la tutelle de l’Artillerie.

Dès 1903, il se motorise et la Grande Guerre de 1914-1918 va rapidement révéler son importance stratégique. Il s’illustre notamment sur la Voie sacrée en 1916, époque où apparaît la première formation de circulation.

En 1928, le Train des Equipages fusionne avec le Service Automobile pour former l’arme du TRAIN rattachée à la Cavalerie.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le TRAIN se distingue sur tous les fronts de la campagne de France (1940), d’Afrique du nord, d'Italie, une nouvelle fois de France (1944) et d’Allemagne.

En 1945, l’arme du TRAIN devient complètement autonome.

Dès 1946, elle trouve en Indochine un nouveau champ d’expérience et se distingue notamment au Tonkin. 
La guerre d’Indochine à peine terminée, le TRAIN participe activement à la campagne d’Algérie au cours de laquelle il met sur pied des formations de transport, de circulation, de livraison par air et neuf bataillons de marche sur le type infanterie.

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SAINT ELOI (1er décembre)

Patron des mécaniciens (Armée de l'Air)
Patron du matériel (Armée de Terre)

steloiSaint Eloi (env.588 - 660) est né dans une famille anciennement chrétienne près de Limoges, où il fit son apprentissage comme ouvrier orfèvre. Son habileté le fit choisir pour la réalisation de trône royal de Clotaire, incrusté d'or et de pierreries.
Utilisant au mieux la quantité d'or qui lui avait été confiée pour ce travail, Eloi réalisa non pas un trône, mais deux. Il fut admiré en cela, non seulement pour la qualité de son art, mais plus encore pour son honnêteté.

Le roi en fit l'un de ses ministres-conseillers, puis lui confia la responsabilité de la frappe des monnaies royales. Eloi poursuivit parallèlement son travail d'orfèvre. Il exécuta ainsi nombre de chefs-d’œuvre d'art sacré et funéraire.

A la mort de Dagobert en 633, il entra dans les ordres et fut appelé au siège épiscopal de Noyon où il se consacra à l'évangélisation des païens dans les Flandres.

Son habilité comme orfèvre le fit très tôt choisir comme saint patron par les orfèvres eux-mêmes, les métiers du fer, et les maréchaux-ferrants. C'est ainsi qu'Eloi devint également le saint protecteur des mécaniciens des Armées qu'il invite à la plus grande habilité et aussi à un dévouement intègre et sans faille.

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SAINT GABRIEL (29 septembre)

st gabrielPatron des Transmetteurs

L'archange Gabriel est l'un des trois anges qu'évoque explicitement le récit biblique avec Raphaël et Michel (cf. Dan. 8,16 - 21 - Luc 1, 19 - 26)

Gabriel est d'abord celui qui est envoyé en mission par Dieu pour annoncer à Marie qu'elle sera la mère du Sauveur. Gabriel remplit là une mission qui correspond bien à l'un des rôles constant des anges: transmettre aux hommes les appels de Dieu et ses indicateurs, rapporter à Dieu les pensées et les demandes des hommes qui se tournent vers lui. Le rôle de messager fidèle et attentif, Gabriel l'a vécu de façon très marquante dans cette Annonciation qui, par sa réponse de Marie, a ouvert l'ère chrétienne du Salut.

L'arme récente des transmissions ne pouvait trouver meilleur patronage que ce saint archange, messager de la Bonne Nouvelle, prompt et fidèle à exécuter sa mission.

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SAINTE BARBE (4 décembre)

stebarbePatronne des artilleurs et du génie

La vie de sainte Barbe, martyre à Nicomédie au IIIème siècle, est mal connue. Elle serait la fille d'un riche païen Dioscore. Ce dernier l'enferma dans une tour pour la protéger (d'où les représentations de sainte Barbe tenant une tour), puis voulu l'obliger à un mariage avec un païen. Barbe n'y consentit pas, en raison de ses convictions chrétiennes. Furieux, son père va la persécuter et, finalement, la faire décapiter. Mais alors, justice immanente venue du ciel, la foudre le pulvérisa.

Le culte de la sainte est ancien. Son intercession protégeait de la mort subite. Elle était aussi invoquée contre la foudre et, très tôt, elle fut prise comme patronne par les arquebusiers (c'est le cas, façon attestée, à Florence, dès 1529), puis par les canonniers, et par tous ceux qui "jouent" avec le feu et les explosifs.

Les artilleurs contemporains, de même que les artificiers, les sapeurs et les pompiers du Génie, n'ont fait que s'inscrire dans cette tradition.
Il est à noter que le Génie célèbre aussi son grand fondateur, Vauban.

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SAINTE CLOTILDE (4 juin)

clotildePatronne de l'A.L.A.T [1]

Sainte Clotilde (474-545) est née à Lyon dans une famille chrétienne par sa mère. Elle épousa Clovis, roi des Francs à 18 ans. Par sa foi, et soutenue par le rayonnement de l'évêque de Reims, saint Remi, elle obtint la conversion de Clovis et de ses hommes. Après son veuvage, elle connut de lourdes épreuves familiales (mort de son fils Clodomir, assassinat de deux petits enfants par leur oncle). Elle les assuma avec courage et force d'âme et se retira à Tours pour vivre dans la prière et les œuvres de charité à l'ombre du tombeau de saint Martin.

Sainte Clotilde est justement célébrée en France, comme celle qui, par sa foi, touche les cœurs et les conduit à la conversion. Elle est aussi celle qui, par sa prière, a obtenu la victoire aux troupes franques (à Tolbiac contre les Alamans). Elle est encore celle qui, dans un monde rude et violent, a su éduquer Clovis à plus d'aménité et de douceur.

A ce triple titre, elle demeure un exemple et un appui spirituel pour les militaires de l'A.L.A.T, dont le système d'arme majeur est à la fois très redoutable et très exposé.

A l'école de l'A.L.A.T (à Dax), la chapelle est ornée de cinq vitraux contemporains de belle facture, dont celui de sainte Clotilde, entouré par ceux représentant Clovis et saint Remi (les deux autres représentent sainte Barbe et saint Eloi).

[1] Aviation Légère de l'Armée de Terre, dont les unités principales sont les Régiments d'Hélicoptères de Combat.

Prière de Sainte-Clotilde

clotilde
D.R Sainte Clotilde du camp de Plana (Kosovo)

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SAINT GEORGES (23 avril)

saint georgesPatron des Cavaliers (arme blindée - cavalerie)

Saint Georges (mort vers 303) est né en Cappadoce, de mère chrétienne; celle-ci l'instruisit tôt dans la foi chrétienne et Georges, jeune encore, est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C'est peut-être de là qu'est née la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon (peut-être une figure de ce paganisme idolâtre).

Georges devint soldat et tribun dans l'armée impériale; c'est là que l'atteignit la persécution de l'empereur Dioclétien qui le fit décapiter vers 303, en raison de sa foi chrétienne, à Lydda, aujourd'hui Lod en Israël.

Les circonstances exceptionnelles de sa mort l'on fait appeler par les chrétiens d'orient "le grand martyr". Son culte s'est très rapidement développé. Il est devenu le saint protecteur de nombreux pays, de l'Angleterre, notamment, et de la Géorgie qui porte son nom.

Les croisades contribuèrent à donner au culte de saint Georges un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était légitime que les cavaliers le choisissent comme saint protecteur.

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COMMEMORATION DE BAZEILLES (31 août )

Les combats de Bazeilles

COMMEMORATION DE BAZEILLES1870 - La France est en guerre. Son territoire est envahi. 
Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue. 
Commandée par le Général de Vassoigne, elle est composée de deux Brigades : la 1ère, Général Reboul, est formée du 1er régiment d'infanterie de marine de Cherbourg et du 4ème de Toulon , la 2éme, Général Martin des Pallières, comprend le 2eme régiment d'infanterie de marine de Brest et le 3eme de Rochefort ; le 1er régiment d’artillerie de Lorient fournit trois batteries. 
La division bleue fait partie du 12ème corps d’armée, affecté à l’armée de Mac-Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d’août va tenter la jonction avec l’armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et contremarches harassantes, un de nos corps d’armée s’étant laissé surprendre à beaumont, la 1ère brigade, celle du général Reboul doit intervenir, d’ailleurs avec succès, pour le dégager. 
Le lendemain, 31 août, vers midi, c'est l’autre brigade qui est chargée de reprendre BAZEILLES que l’ennemi vient d’occuper.

Le Général Martin des Pallières enlève sa troupe. L’ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée, les pertes sont sévères des deux côtés : le Général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l’après-midi, les nôtres ne tiennent plus les lisières nord du village, c’est alors que la brigade Reboul conservée, jusque-là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement repris une nouvelle fois, toujours au prix de combats acharnés.

On s’organise pour la nuit. Seuls des grand-gardes, placés aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d’état-major de la division, tiendront la localité. Comprenant que l’ennemi va revenir après s’être renforcé pendant la nuit, le Commandant Lambert lui tend un piège.

Lorsque le 1er septembre au lever du jour, les bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné quand une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 Marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles

A ce moment, survient un coup de théâtre. Le Général Ducrot, qui vient de remplacer Mac-Mahon blessé, veut regrouper l’armée et l'ordre est donné d’abandonner Bazeilles. Ce que l’ennemi n’a pas réussi, la discipline l’obtient : Bazeilles est évacué. Mais le Général de Wimpfen, porteur d’une lettre de service, prend le commandement et, jugeant autrement la situation, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut reprendre Bazeilles que les bavarois n’ont pas manqué d’occuper entre temps, de Vassoigne n’hésite pas, et sa division en une seule colonne, s’empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l’adversaire.

Le 1er C.A. bavarois, renforcé d’une division supplémentaire et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu’il combine avec des manœuvres d’encerclement, tandis que, dans le village, se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les font suffoquer, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement, infligeant à l’ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu’ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le Général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que l’infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir et qu’il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant, le Général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l’est. A cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au Général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main, à la tête des débris dont il dispose. Bazeilles est en grande partie repris lorsque sur l’ordre de l’empereur il faut mettre bas les armes. La division bleue a perdu 2655 des siens, l’ennemi bien plus du double.

Le glorieux épisode de la défense de l’auberge Bourgerie, qu’Alphonse de Neuville a immortalisé par son célèbre tableau “ Les dernières cartouches ”, se situe le 1er septembre en fin de matinée.

Aux lisières du village, une centaine de marsouins du 2ème régiment d’infanterie de marine sont retranchés dans un immeuble de deux étages : la maison Bourgerie. Ils sont commandés par cinq officiers et le Commandant Lambert. Blessé, il a été abrité dans cette maison. Les Allemands qui tentent de progresser vers Sedan ne peuvent passer. De l’artillerie est amenée par l’ennemi, qui, au bout de plusieurs heures, défonce portes, fenêtres, toitures. La résistance devient désespérée. Les Allemands invitent les marsouins à se rendre. Seuls des coups de fusil leur répondent. La situation en munitions devient critique et le feu n’a pu être soutenu que grâce aux cartouches récupérées sur les morts et les blessés qui gisent là. Il ne reste que onze cartouches pour une poignée d’hommes : autant de coups, autant de morts dans les rangs de l’ennemi. Le Commandant Lambert, épuisé par ses blessures, confie la direction de la lutte au Capitaine Aubert et c’est lui qui tire la dernière cartouche. Il ne reste plus qu’à se rendre. Le commandant Lambert exige de sortir le premier : “ si l’on me tue, il n’y aura rien à espérer pour vous et il sera temps encore de vendre, chèrement votre vie ”. Il sort par le jardin. Les baïonnettes bavaroises se dressent, les marsouins se préparent au dernier combat. Seule l’intervention d’un officier allemand empêchera le massacre. L’admiration des Allemands pour ces héros est si grande que les hommes seront traités avec les honneurs de la guerre et que l’ordre sera donné de laisser leur arme aux officiers.

Tel est, brossé à larges traits, le glorieux exploit des milliers de “ soldats de marine ”, de toutes armes et services, groupés sous les ordres du général de Vassoigne. Il explique pourquoi Bazeilles est devenu le haut-lieu et le symbole des Troupes de Marine.

N.B. : un fait qui peut permettre un rapprochement : un des survivants du combat de Camerone, Maine, participe au combat de Bazeilles et en réchappe aussi !


Le symbole de l’ancre : l’ancre est le symbole des troupes de marine. Elle peut rappeler l’antique tradition des premiers chrétiens qui en temps de persécution affichaient la croix sous l’aspect d’une ancre de marine : est-ce pour cela que Saint Clément fut noyé avec une ancre attachée au cou ?

Dieu le Père : les Troupes de Marine n’ont pas d’autre patronage que celui de Dieu lui-même... et leur cri de ralliement est « Au nom du Dieu, vive la Coloniale ».

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SAINT MICHEL archange (29 septembre)

Patron des Parachutistes

stmichelSaint Michel est l'un des trios archanges qu'évoque explicitement l'Ecriture (soit dans l'Ancien Testament : trois mentions dans le livre de Daniel ; soit dans le Nouveau Testament : épître de Jude et Apocalypse).

L'Ecriture nous parle de saint Michel comme de celui qui combat au nom de Dieu contre les forces du mal, à la tête des légions angéliques. Il est, par conséquent, celui que l'on invoque pour s'encourager au juste combat (il parle en ce sens à Jeanne d'Arc) et recevoir protection à l'heure du danger. Les médiévaux voyaient aussi dans saint Michel celui qui, au moment de la mort, conduisait l'âme du défunt jusqu'à Dieu, d'où son titre d'archange psychopompe.

Ce combattant céleste descendant sur la terre des hommes, il était légitime de le choisir comme protecteur du pays et de ses armées; déjà en 709, l'évêque d'Avranches, saint Aubert, fonda une chapelle qui deviendra l'abbaye du Mont Saint-Michel, où viendront en pèlerinage, entre autres, Charlemagne, saint Louis, Louis IX, pour demander la protection pour la France. Dans la même ligne, après la deuxième guerre mondiale, les troupes aéroportées le choisirent comme saint patron, voyant dans l'âme "ailé" qui descend du ciel comme un ancêtre, certes plus agile encore, du parachutiste contemporain.

L'origine du culte de saint Michel par les parachutistes remonte à la deuxième guerre mondiale, en Angleterre: l'aumônier du 2ème S.A.A bénissait des médailles de saint Michel qu'il remettait aux paras appelés à sauter sur le territoire français. En février 1945, l'aumônier du corps français de l'air proposa que saint Michel devienne le saint protecteur des parachutistes. Puis, sous l'impulsion du Père Jégo, aumônier parachutiste, eurent lieu les premières célébrations de la saint Michel, elle se déroulèrent en Indochine les 18 et 30 juin 1948 et, de façon plus solennelle, le 29 septembre 1949 en la cathédrale de Hanoï. La même année, le Père Fr. Casta, du 1er R.C.P avait publié un petit livre sur Saint Michel, patron des parachutistes, préfacé par l'évêque d'Ajaccio, qui donne ainsi un caractère officiel à ce saint patronage célébré chaque année, le 29 septembre.

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COMMEMORATION DE CAMERONE (30 avril)

Récit de la bataille de CAMERONE (Mexique 30 avril 1863)


bataille de CAMERONEL’armée française assiégeait Puébla. 
La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le Colonel Jeanningros, qui commandait, apprend le 29 avril 1863, qu’un gros convoi, emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour puébla. Le Capitaine Danjou, son Adjudant-major se décident à envoyer une Compagnie au-devant du convoi. La 3ème Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, comme elle n’avait pas d’officiers disponibles, le Capitaine Danjou en prend lui-même le commandement, les sous-lieutenants Maudet porte-drapeau, et Vilain officier-payeur se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème Compagnie forte de 3 officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand vers 7 heures du matin, elle s’arrête à Paloverde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt, le Capitaine Danjou fait former le carré et tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en leur infligeant des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, ils décident de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où les Mexicains pourront attaquer le convoi. Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier Mexicain, fort de son importante supériorité en nombre, somme le Capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : “ Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ”. Puis, levant la main, il jure de se défendre jusqu’à la mort, les survivants prêtent le même serment. Il est 10 heures... Jusqu’à 18 heures, ces soixante hommes qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cents cavaliers, et mille deux cents fantassins.

A midi, le Capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que 12 hommes en état de combattre.

Le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte, ils vont se couvrir s’ils ne parviennent pas à abattre cette poignée de braves. Un Légionnaire qui comprend l’espagnol traduit ses paroles au fur et à mesure. Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet : celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Cotteau, Wensel, Constantin, Leonhard, chacun garde encore une cartouche, ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. A un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : “ rendez-vous ! ” - ”Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ”, leurs baïonnettes restent menaçantes, “ On ne refuse rien à des hommes comme vous ”, répond l’officier.

Les soixante hommes du Capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice sauvé le convoi et rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet, seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à PARIS.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription suivante : 
Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français le 30 avril 1863. 
A leur mémoire la patrie éleva ce monument

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

NB : Maine fut aussi présent à Bazeilles....

Un texte pour CAMERONE...

Le sacrifice au service d’un idéal doit rester dans la vocation de l’homme moderne. c’est pourquoi nos légionnaires, victimes du devoir depuis les débuts, sont aujourd’hui pour nous l’occasion de méditer sur le prix d’une parole donnée à la patrie. 
Ceux qui ont eu l’insigne honneur de commander des légionnaires, de se battre avec eux, de bénéficier de leurs secours, savent qu’un légionnaire est d’abord un homme qui ne ment pas à l’épreuve du feu, qui tient sa parole au risque de sa vie. 
Peu importe que le légionnaire soit germain, slave, latin ou océanien, il a signé un contrat d’honneur et de fidélité au service de la France : il est français “ par le sang versé ”.

« Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes des étrangers, tantôt allemands, belges, suisses ou canadiens, yougoslaves, chiliens, polonais ou espagnols, nous avons choisi l’honneur, la fidélité, car dans l’exemple sanctifié par nos anciens, nous puisons notre fierté d'hommes dignes de parole... 
Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes des légionnaires respectueux de Camerone et de Bir-Hakeim, de Dien-Bien-Phu, d’Algérie ou de Kolwesi. Nous avons choisi de mourir avec nos frères, comme Amilakwari le fit à el Alamein : pour la France aimée devenue notre patrie. 
Seigneur, peu importe leurs noms... ils étaient 62 : face à une armée ils se couvrirent de gloire... la Légion y gagna son renom : Camerone !... Ils avaient choisi d’honorer leur serment en preux, de transformer l’apparente défaite en victoire. Car le légionnaire ne demande rien : il se donne... 
Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes parfois oubliés, tantôt maudits ou injuriés par des écrits, tantôt admirés, applaudis, couverts de fleurs... Nous avons choisi d’être des soldats de métier, comme ceux de Camerone, prêts à faire don de notre vie, car partout notre sang coule avec honneur et fidélité. 
Seigneur, peu importe nos noms... Nous avons foi en toi, Dieu de lumière, de bonté, de compréhension, car la Légion est avant tout troupe de foi et chaque képi blanc qui tombe au combat sait que de ses péchés tu lui feras miséricorde et que dans ton royaume une place sera sienne. »

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SAINT ANTOINE (17 janvier)

Saint AntoinePatron des Légionnaires

Saint Antoine le Grand (251-356) (qu'il ne faut pas confondre avec saint Antoine de Padoue, franciscain du XIIIe siècle), est né en Haute-Egypte dasn une famille chrétienne. Vers l'âge de 20 ans, il entend l'évangile du jeune homme riche (Mat. 19, 16-21) et le reçoit comme un appel personnel: "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres...puis, viens et suis-moi".

Il se retire alors dans le désert de la Thébaïde pour y mener une vie d'ermite dans la prière, où il trouve la force de lutter contre les tentations et de sortir finalement vainqueur de ces combats spirituels contre les pièges de Satan.

Très vite, il va attirer de nombreux disciples ; à son école, se créent des groupes d'ermites, qui se rassemblent autour d'un abbé, les anachorètes. En cela, il est le véritable père du monachisme chrétien.

Avec son ami Athanase, évêque d'Alexandrie, qui écrira ensuite sa vie, il travaillera aussi à réduire l'hérésie arienne. Il terminera sa vie à plus de 100 ans, dans son ermitage auprès de la mer Rouge où se trouve aujourd'hui le monastère copte qui porte son nom.

Saint Antoine jouit très rapidement d'une grande popularité et devint le protecteur de nombreuses confréries et métiers. Certainement que son caractère de lutteur victorieux (dans la vie spirituelle), d'ascète qui vit de manière frustre et dépouillée dans la solitude, d'homme qui a changé de vie pour une vie nouvelle au service de Dieu, a de quoi largement toucher le légionnaire.

A vrai dire, la célébration des combats de Camerone (30 avril) et l'importance prise à la Légion par la veillée de Noël (avec la création de crèches) tendent à éclipser quelque peu la fête de saint Antoine.

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Saint du Jour

Nominis

21 mars 2019

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Clémence - religieuse bénédictine (✝ 1176)
    Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut.La Bienheureuse Clémence d'Ohenberg épousa le Comte de Spanheim (Allemagne). Devenue veuve, elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves où elle mourut en 1176. (Les boutiques de Théophile - Les boutiques de l'artisanat monastique)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-10)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
    Maudit soit l’homme
    qui met sa foi dans un mortel,
    qui s’appuie sur un être de chair,
    tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
    Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
    il ne verra pas venir le bonheur.
    Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
    une terre salée, inhabitable.

    Béni soit l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur,
    dont le Seigneur est la confiance.
    Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
    qui pousse, vers le courant, ses racines.
    Il ne craint pas quand vient la chaleur :
    son feuillage reste vert.
    L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
    il ne manque pas de porter du fruit.

    Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
    il est incurable.
    Qui peut le connaître ?
    Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs
    et qui scrute les reins,
    afin de rendre à chacun selon sa conduite,
    selon le fruit de ses actes.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (1, 1-2, 3, 4.6)

    Refrain psalmique : (39, 5a)

    Heureux est l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur.

    Heureux est l’homme
        qui n’entre pas au conseil des méchants,
    qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
    ne siège pas avec ceux qui ricanent,
    mais se plaît dans la loi du Seigneur
    et murmure sa loi jour et nuit !

    Il est comme un arbre
        planté près d’un ruisseau,
    qui donne du fruit en son temps,
    et jamais son feuillage ne meurt ;
    tout ce qu’il entreprend réussira.
    Tel n’est pas le sort des méchants.

    Mais ils sont comme la paille
        balayée par le vent.
    Le Seigneur connaît le chemin des justes,
    mais le chemin des méchants se perdra.

  • Évangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux pharisiens :
    « Il y avait un homme riche,
    vêtu de pourpre et de lin fin,
    qui faisait chaque jour des festins somptueux.
    Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
    qui était couvert d’ulcères.
    Il aurait bien voulu se rassasier
    de ce qui tombait de la table du riche ;
    mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
    Or le pauvre mourut,
    et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
    Le riche mourut aussi,
    et on l’enterra.
    Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
    levant les yeux,
    il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
    Alors il cria :
    “Père Abraham,
    prends pitié de moi
    et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
    pour me rafraîchir la langue,
    car je souffre terriblement dans cette fournaise.
    – Mon enfant, répondit Abraham,
    rappelle-toi :
    tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
    et Lazare, le malheur pendant la sienne.
    Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
    et toi, la souffrance.
    Et en plus de tout cela, un grand abîme
    a été établi entre vous et nous,
    pour que ceux qui voudraient passer vers vous
    ne le puissent pas,
    et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
    Le riche répliqua :
    “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
    dans la maison de mon père.
    En effet, j’ai cinq frères :
    qu’il leur porte son témoignage,
    de peur qu’eux aussi ne viennent
    dans ce lieu de torture !”
    Abraham lui dit :
    “Ils ont Moïse et les Prophètes :
    qu’ils les écoutent !
    – Non, père Abraham, dit-il,
    mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
    ils se convertiront.”
    Abraham répondit :
    “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
    quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
    ils ne seront pas convaincus.” »

    – Acclamons la Parole de Dieu.