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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • saints patrons et commémorations

COMMEMORATION DE LA BATAILLE DE SIDI-BRAHIM (23 septembre)

“ Présentez... armes ! “ 

bataille de sidi brahim fete des chasseursGestes tant de fois répétés dans la cour du quartier. Cette fois, il n’y a pas de spectateurs. Tous ceux qui sont ici appartiennent au même monde, celui de la haute montagne où l’on respire un air différent, plus rare et plus pur. Les guerriers blancs, figés comme des statues que raidirait le gel, écoutent le récit de ce combat de Sidi-Brahim d’où jaillit comme un geyser ce que leurs aînés nomment l'esprit chasseur. On entend une voix, presque métallique dans le grand silence des sommets : 

“ Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1845, trois cent cinquante hommes du 8ème bataillon des Chasseurs d’Orléans ont quitté le poste côtier de Djemmaa-Gazaouet pour se diriger en direction du sud-ouest et de la frontière marocaine. 
Ils marchaient à la rencontre de l’Emir Abd-el-Kader et de la mort. Il ne reviendra de cette colonne qu’un caporal et quatorze chasseurs... ”.

Ainsi le nom de Sidi-Brahim entrait dans l’histoire des hommes en tenue bleue, que les indigènes d’Algérie nommaient, au temps de la Conquête, les “ soldats noirs ”. 
La cérémonie en haute altitude est rapide. Sur les anoraks, blancs, tranche désormais la fourragère rouge gagnée en 1978 par les Alpins du 6ème BCA comme du 27ème BCA.

“ Reposez... armes ! ”.

Des lèvres crevassées et bleuies par le froid, un chant monte, dont les paroles naïves sont devenues sacrées au souvenir de tant de sacrifices : 
« Francs Chasseurs, hardis compagnons, Voici venir le jour de gloire. Entendez l’appel du clairon, Qui vous présage la victoire. » 
(Le rythme est vif, saccadé. Chaque mot claque comme une gifle de ce vent brutal qui siffle sur tout le paysage de haute altitude.) "Volez, intrépides Chasseurs, la France est là qui vous regarde. Quand sonne l’heure du combat, Votre place est à l’avant-garde ! "

Maintenant, les cordées se reforment et les chasseurs, jeunes et anciens mêlés, redescendent vers les alpages où ils arrivent, riant au crépuscule. La cérémonie de la Sidi-Brahim est terminée.

Le désastre serait-il plus exaltant que la victoire ? 
Le héros ne trouve sa vraie grandeur que seul, face à un destin tragique. Chaque 23 septembre, le combat de 1845 est célébré par les chasseurs avec une ferveur qui n’a d’égale que celle des légionnaires pour le 30 avril, anniversaire de Camerone. 
Les deux faits d’armes, d’ailleurs, se ressemblent et se rejoignent, préfigurant toutes ces situations désespérées et exaltantes où une poignée de braves, encerclés par l’ennemi, refuse de se rendre et préfère la mort, dans l’honneur et la fidélité.

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SAINT BERNARD DE MENTHON (15 juin)

Patron des Troupes de Montagne

St Bernard de Menthon en dalmatiqueSaint Bernard de Menthon (998-1081 [?]) -qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme du XIIème siècle, le fondateur de Clairvaux, naquit au château de Menthon, au bord du lac d'Annecy. Il s'enfuit de la maison paternelle pour échapper à un mariage forcé et entra dans la communauté des chanoines réguliers d'Aoste. Nommé archidiacre, il était chargé de distribuer des aumônes aux pauvres et aux pèlerins.

Il s'inquiéta du sort des voyageurs traversant les Alpes et soumis au double péril des bandits et de la rudesse des routes de haute montagne. Il établit des hospices, desservis par les chanoines réguliers de saint Augustin, notamment au col du Mont Joux, aujourd'hui col du Grand Saint Bernard, où se trouve toujours un hospice tenu par la congrégation des chanoines réguliers de saint Bernard.

Homme des montagnes alpines attentifs à y faire régner la sécurité, saint Bernard est devenu le saint protecteur des troupes alpines au début des années 90, à l'initiative de l'aumônier de la B.I.M et du commandement de l'époque. Pour marquer ce parrainage, une grande statue du saint a été réalisée et placée dans le hall d'entrée de l'Etat-Major de la Brigade à Varces.

Déjà, en 1932, Pie XI avait proclamé saint Bernard patron des habitants des Alpes et de tous les alpinistes.

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SAINT MAURICE (22 septembre)

Patron de l'Infanterie

saint mauriceSaint Maurice (mort en 303 ?) était à la tête de la légion thébaine, qui fut envoyée, à la fin du IIIème siècle, de l'Orient vers l'Occident. Cette légion fut chargée par l'empereur Maximien de sévir contre les chrétiens. Les Thébains de la légion, chrétiens eux-mêmes, refusèrent d'obéir à cet ordre. L'empereur ordonna alors la décimation de cette unité rebelle. Finalement, toute la légion fut massacrée à Agaune (aujourd’hui Saint Maurice d'Agaune, dans le Valais suisse), non loin de Martigny où l'empereur stationnait. Le témoignage de saint Eucher, évêque de Lyon en 449 et l'existence, dès la fin du IVème siècle, d'une église à Agaune où des foules viennent en pèlerinage, attestent de manière certaine ce massacre où périrent martyrs Maurice et ses compagnons.

La tradition orale nous a laissé les noms de quelques-uns de ces compagnons : Exupère, un sous-officier, Candide, sans doute un officier, Victor, un vétéran qui passait par là au moment du massacre.

Comme l'a figuré le célèbre tableau du Greco consacré au martyr de saint Maurice, la foi intrépide des soldats autour de leurs chefs et de sens moral élevé dans le refus d'un ordre injuste au péril de sa vie.

La célébration de la fête de saint Maurice dans l'infanterie n'a pas toujours l'éclat que l'on pourrait attendre, dans la mesure où de nombreuses "familles" (ou division d'arme) faisant partie de l'Infanterie célèbrent un saint patron spécifique (par exemple saint Bernard pour les troupes de montagne) ou le souvenir de combats héroïques (comme Bazeilles pour les Troupes de Marine, ou Sidi Brahim pour les chasseurs).

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L'ORIGINE DU '2 S' (2 décembre)

En 1802 Bonaparte fonda l'Ecole Spéciale Militaire (ESM).

Ceremonie 2S 203 Photo 1C’est lors de la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1802) que tomba le premier Saint-Cyrien. Depuis, dix mille de nos grands Anciens ont donné leur vie pour la grandeur de la France.

La tradition de fêter le 2 S remonte au Second Empire : les élèves avaient alors l’habitude de se livrer dans les dortoirs de l’Ecole à des grandes batailles de traversins et de matelas. Il devint habituel de fêter de cette façon l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz la veille du 2 décembre. Eugène TITEUX, dans son ouvrage sur Saint-Cyr, évoque ces moments : “ ... les matelas accumulés formaient des retranchements qui s’élevaient jusqu’au plafond ; bidons et gamelles servaient d’instruments pour battre la charge et les élèves, en chemise, armés de traversins et de sacs à linge, se livraient des combats homériques, pendant que de grands bruits de planches imitaient les détonations d’artillerie. Cet affreux vacarme s’accomplissait dans l’obscurité la plus profonde, tous les becs de gaz ayant été prudemment éteints... ”.

Le jour même du 2S, les élèves confectionnaient les habits pour la “ nuit d’Austerlitz ” qui recréait la célèbre veillée aux flambeaux de l’Empereur au milieu des bivouacs, le soir qui précéda la bataille. L’anniversaire s’achevait ainsi par une procession illuminée dans la Cour Wagram, sur l’air de la Galette entonnée par Jeunes et Anciens.

Du Marchfed, la reconstitution a été transférée sur un coteau de Coëtquidan, de topographie assez voisine du plateau de Pratzen, sommet d’un labyrinthe de vallons et de collines : les cercles enchantés de Brocéliande transformés en cercles de feu... Les canons tonnent, les fusils pétaradent, les sabres des cavaliers qui chargent reflètent les éclairs du soleil... d’Austerlitz, car la fin de l’automne est souvent dorée sous le ciel breton, et rarement y sont glacés, comme les lacs de Gildbach, les marécages de ce secteur où, pendant une heure, évoluent les fantassins aux longues et incommodes tuniques à parements rouges, qui, depuis le matin, bivouaquent sur la lande près de villages de tentes autours desquels caracolent les maréchaux. Apothéose de ce baptême du feu, les félicitations du Poireau (le général est appelé ainsi depuis le Général DEFFIS qui transforma en potager les jardins de Saint-Cyr) au Père Système incarnant l'Empereur dont il vient de relire le fameux ordre du jour : “ Soldat ! je suis content de vous... Il vous suffira de dire : j’étais à la bataille d’Austerlitz pour que l’on réponde : Voilà un brave ! ” Une copie en est conservée au Musée du Souvenir avec beaucoup d’autres pièces mémorables dont s’inspire la mise en scène de cette reconstitution, l’un des sommets de l’année scolaire.

(texte tiré d’un ouvrage sur l’Ecole de Saint-Cyr)

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SAINT JEAN DE CAPISTRAN (23 octobre)

capistranPatron des aumôniers militaires

 

Saint Jean de Capistran (1386-1456) naquit dans le royaume de Naples, d'un père français qui avait accompagné Louis d'Anjou dans la conquête du royaume de Naples. Jean fit des études de droit, devint un juriste avisé et accéda à de hautes responsabilités administratives (gouverneur de Pérouse vers 1412) dans lesquelles il manifesta son intégrité, sa justice et son attention toute évangélique aux pauvres.

Après les épreuves de la guerre où il fut fait prisonnier, il vendit tous ses biens et entra dans l'ordre franciscain. Il devint un grand théologien, un homme de prière et un prédicateur renommé : à ce titre, il parcourut toutes les provinces d'Italie et la plupart des régions de l'Europe centrale, accompagné par tout un groupe de ses frères franciscains. Sa prédicateur visait notamment à réconcilier les peuples d'Europe centrale, bouleversés et divisés par le grand schisme. C'est ainsi qu'on lui donna le titre "d'Apôtre de l'Europe unie".

Il fut aussi le conseiller de plusieurs papes qui lui confièrent des missions importantes, notamment pour faire face aux erreurs du groupe des Fraticelles et pour réformer l'ordre des franciscains.

A la fin de sa vie, il intervint en faveur de la croisade contre les Turcs qui menaçaient la Hongrie après avoir Constantinople (1453). La victoire décisive de Belgrade (14 juillet 1458) est attribuée pour une bonne part à Jean de Capistran, qui sut ranimer le courage et l'espérance des chevaliers et de leur chef Hunyade en s'appuyant notamment sur une ardente dévotion à la Sainte Croix et au nom de Jésus. Pour commémorer cette victoire, le pape Calixte III instituera la fête de la Transfiguration.

Le rôle de Jean de Capistran au service de la réconciliation des peuples d'Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l'espérance des chevaliers lui ont valu d'être choisi comme saint patron des aumôniers militaires. La célébration de ce saint patron reste malheureusement trop discrète. Les aumôniers étant, à cette époque de l'année, davantage préoccupés par la préparation des fêtes d'arme, nombreuses tout au long de l'automne.

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SAINT LOUIS (25 août)

stlouis(patron du diocèse aux armées françaises, titulaire de la cathédrale, l’église des soldats des Invalides)

Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément chrétien, fier et conscient des promesses de son baptême. Il signait Louis de Poissy, en souvenir du lieu de son baptême. Soucieux de conformer sa vie à l'idéal évangélique, il a laissé un beau témoignage dans la pratique de la justice, de la miséricorde, mais aussi par rapport à la recherche de la paix.

Saint Louis, à cet égard, joua un rôle important dans l'Europe de son temps, comme médiateur pour sauvegarder la paix. Son autorité et sa sagesse étaient telles que même ses ennemis firent appel à son arbitrage.

Dans son testament à son fils Philippe, il rappelle la détermination qu'il faut avoir pour éviter la guerre et ce qui y conduit, même au risque d'être lésé dans ses droits. Quand la guerre s'avère inéluctable, il rappelle les règles de conduite très strictes à la bonne application desquelles le chef militaire doit veiller pour épargner des maux plus grands aux hommes d'armes et surtout aux populations civiles.

Ce regard de sagesse, éclairé par l’Évangile, que saint Louis portait sur les choses de la guerre et de la paix en font de façon évidente un saint patron pleinement adapté pour le diocèse aux Armées. Saint Louis est aussi le patron de la cathédrale du diocèse aux Armées (saint Louis des Invalides), et de la chapelle de l'Ecole Militaire.

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Saint du Jour

Nominis

25 août 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Louis - Louis IX, roi de France (✝ 1270)
    Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres. A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet: construire la Sainte-Chapelle (vidéo KTO) comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270. - Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément chrétien, fier et conscient des promesses de son baptême. (diocèse aux armées)- Né à Poissy, saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.Toute sa vie, il s'efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d'homme d'État. Les souverains d'Europe font appel à sa sagesse. (diocèse de Paris)- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l'année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l'Angleterre." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis)- Il est le saint patron des tertiaires franciscains:"Saint Louis est connu pour son sens de la justice et son amour de Dieu et des pauvres. C'est ce que rappellent la croix, la main de justice et la corde des tertiaires franciscains dont il est le saint Patron."- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille." message d'un internaute.- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences. On l'invoque aussi contre l'acidification de la bière." message d'un internaute.Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s'illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l'adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu'il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d'épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu'à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
  • Saints Tite et Timothée - Disciples et compagnons de saint Paul (I siècle.)
    L'Église en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Église naissante. Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore. Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Éphèse.  Illustration: Mosaïque de la Cathédrale de Monreale, Palerme.Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète. Un internaute nous signale que le chef (tête) de Tite est visible dans une église d'Héraklion, capitale de la Crète.Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques. Disciples de l'apôtre saint Paul, ils furent ses collaborateurs d'apostolat et dirigèrent, l'un l'Église d'Éphèse, l'autre celle de Crête. Les trois lettres qui leur sont adressées fournissent de sages avertissements sur la formation des pasteurs et des fidèles.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur :
        connaissant leurs actions et leurs pensées,
    moi, je viens rassembler toutes les nations,
    de toute langue.
    Elles viendront et verront ma gloire :
        je mettrai chez elles un signe !
    Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés
    vers les nations les plus éloignées,
    vers les îles lointaines
    qui n’ont rien entendu de ma renommée,
    qui n’ont pas vu ma gloire ;
    ma gloire, ces rescapés l’annonceront
    parmi les nations.
        Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,
    en offrande au Seigneur,
    sur des chevaux et des chariots, en litière,
    à dos de mulets et de dromadaires,
    jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,
    – dit le Seigneur.
    On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,
    dans des vases purs, à la maison du Seigneur.
        Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,
    – dit le Seigneur.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 116 (117), 1, 2)

    Refrain psalmique : (Mc 16, 15)

    Allez dans le monde entier.
    Proclamez l’Évangile.
    ou : Alléluia !

    Louez le Seigneur, tous les peuples ;
    fêtez-le, tous les pays !

    Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
    éternelle est la fidélité du Seigneur !

  • Deuxième lecture : « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
        vous avez oublié cette parole de réconfort,
    qui vous est adressée comme à des fils :
    Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,
    ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
        Quand le Seigneur aime quelqu’un,
    il lui donne de bonnes leçons ;
    il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.

        Ce que vous endurez est une leçon.
    Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;
    et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
        Quand on vient de recevoir une leçon,
    on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.
    Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,
    celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
        C’est pourquoi,
    redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,
        et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.
    Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;
    bien plus, il sera guéri.

        – Parole du Seigneur.