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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

COMMEMORATION DE CAMERONE (30 avril)

Récit de la bataille de CAMERONE (Mexique 30 avril 1863)


bataille de CAMERONEL’armée française assiégeait Puébla. 
La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le Colonel Jeanningros, qui commandait, apprend le 29 avril 1863, qu’un gros convoi, emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour puébla. Le Capitaine Danjou, son Adjudant-major se décident à envoyer une Compagnie au-devant du convoi. La 3ème Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, comme elle n’avait pas d’officiers disponibles, le Capitaine Danjou en prend lui-même le commandement, les sous-lieutenants Maudet porte-drapeau, et Vilain officier-payeur se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème Compagnie forte de 3 officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand vers 7 heures du matin, elle s’arrête à Paloverde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt, le Capitaine Danjou fait former le carré et tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en leur infligeant des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, ils décident de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où les Mexicains pourront attaquer le convoi. Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier Mexicain, fort de son importante supériorité en nombre, somme le Capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : “ Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ”. Puis, levant la main, il jure de se défendre jusqu’à la mort, les survivants prêtent le même serment. Il est 10 heures... Jusqu’à 18 heures, ces soixante hommes qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cents cavaliers, et mille deux cents fantassins.

A midi, le Capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que 12 hommes en état de combattre.

Le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte, ils vont se couvrir s’ils ne parviennent pas à abattre cette poignée de braves. Un Légionnaire qui comprend l’espagnol traduit ses paroles au fur et à mesure. Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet : celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Cotteau, Wensel, Constantin, Leonhard, chacun garde encore une cartouche, ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. A un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : “ rendez-vous ! ” - ”Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ”, leurs baïonnettes restent menaçantes, “ On ne refuse rien à des hommes comme vous ”, répond l’officier.

Les soixante hommes du Capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice sauvé le convoi et rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet, seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à PARIS.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription suivante : 
Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français le 30 avril 1863. 
A leur mémoire la patrie éleva ce monument

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

NB : Maine fut aussi présent à Bazeilles....

Un texte pour CAMERONE...

Le sacrifice au service d’un idéal doit rester dans la vocation de l’homme moderne. c’est pourquoi nos légionnaires, victimes du devoir depuis les débuts, sont aujourd’hui pour nous l’occasion de méditer sur le prix d’une parole donnée à la patrie. 
Ceux qui ont eu l’insigne honneur de commander des légionnaires, de se battre avec eux, de bénéficier de leurs secours, savent qu’un légionnaire est d’abord un homme qui ne ment pas à l’épreuve du feu, qui tient sa parole au risque de sa vie. 
Peu importe que le légionnaire soit germain, slave, latin ou océanien, il a signé un contrat d’honneur et de fidélité au service de la France : il est français “ par le sang versé ”.

« Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes des étrangers, tantôt allemands, belges, suisses ou canadiens, yougoslaves, chiliens, polonais ou espagnols, nous avons choisi l’honneur, la fidélité, car dans l’exemple sanctifié par nos anciens, nous puisons notre fierté d'hommes dignes de parole... 
Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes des légionnaires respectueux de Camerone et de Bir-Hakeim, de Dien-Bien-Phu, d’Algérie ou de Kolwesi. Nous avons choisi de mourir avec nos frères, comme Amilakwari le fit à el Alamein : pour la France aimée devenue notre patrie. 
Seigneur, peu importe leurs noms... ils étaient 62 : face à une armée ils se couvrirent de gloire... la Légion y gagna son renom : Camerone !... Ils avaient choisi d’honorer leur serment en preux, de transformer l’apparente défaite en victoire. Car le légionnaire ne demande rien : il se donne... 
Seigneur, peu importe nos noms... nous sommes parfois oubliés, tantôt maudits ou injuriés par des écrits, tantôt admirés, applaudis, couverts de fleurs... Nous avons choisi d’être des soldats de métier, comme ceux de Camerone, prêts à faire don de notre vie, car partout notre sang coule avec honneur et fidélité. 
Seigneur, peu importe nos noms... Nous avons foi en toi, Dieu de lumière, de bonté, de compréhension, car la Légion est avant tout troupe de foi et chaque képi blanc qui tombe au combat sait que de ses péchés tu lui feras miséricorde et que dans ton royaume une place sera sienne. »

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Saint du Jour

Nominis

31 mars 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Benjamin de Perse - Diacre, martyr en Perse (✝ 401)
    Diacre et martyr en Perse. A la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et qui détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole. Illustration provenant du site de l'Église orthodoxe macédonienne - archidiocèse d'Ohrid - en macédonien et en anglaisÀ Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V, on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre.------------------------Soutien aux étudiants en Irak #EtudiantsEnIrak Mgr Mirkis: "En soutenant les jeunes, nous les maintenons dans le pays. Il y aura ainsi des médecins, des pharmaciens et architectes, des ingénieurs"

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Tous ceux qui auront été mordus, qu’ils regardent le serpent, alors ils vivront ! » (Nb 21, 4-9)

    Lecture du livre des Nombres

    En ces jours-là,
    les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne
    par la route de la mer des Roseaux
    en contournant le pays d’Édom.
    Mais en chemin, le peuple perdit courage.
    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :
    « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?
    Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,
    où il n’y a ni pain ni eau ?
    Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
    Alors le Seigneur envoya contre le peuple
    des serpents à la morsure brûlante,
    et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
    Le peuple vint vers Moïse et dit :
    « Nous avons péché,
    en récriminant contre le Seigneur et contre toi.
    Intercède auprès du Seigneur
    pour qu’il éloigne de nous les serpents. »
    Moïse intercéda pour le peuple,
    et le Seigneur dit à Moïse :
    « Fais-toi un serpent brûlant,
    et dresse-le au sommet d’un mât :
    tous ceux qui auront été mordus,
    qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
    Moïse fit un serpent de bronze
    et le dressa au sommet du mât.
    Quand un homme était mordu par un serpent,
    et qu’il regardait vers le serpent de bronze,
    il restait en vie !

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (101 (102), 2-3, 16-18, 19-21)

    Refrain psalmique : (101, 2)

    Seigneur, entends ma prière :
    que mon cri parvienne jusqu’à toi !

    Seigneur, entends ma prière :
    que mon cri parvienne jusqu’à toi !
    Ne me cache pas ton visage
    le jour où je suis en détresse !
    Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
    viens vite, réponds-moi !

    Les nations craindront le nom du Seigneur,
    et tous les rois de la terre, sa gloire :
    quand le Seigneur rebâtira Sion,
    quand il apparaîtra dans sa gloire,
    il se tournera vers la prière du spolié,
    il n’aura pas méprisé sa prière.

    Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
    et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
    « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
    du ciel, il regarde la terre
    pour entendre la plainte des captifs
    et libérer ceux qui devaient mourir. »

  • Évangile : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn 8, 21-30)

    Acclamation : (cf. Jn 12, 32.34)

    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
    Fils de l’homme, élevé sur la croix,
    tu attires à toi tous les hommes.
    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux Pharisiens :
    « Je m’en vais ;
    vous me chercherez,
    et vous mourrez dans votre péché.
    Là où moi je vais,
    vous ne pouvez pas aller. »
    Les Juifs disaient :
    « Veut-il donc se donner la mort,
    puisqu’il dit :
    “Là où moi je vais,
    vous ne pouvez pas aller” ? »
    Il leur répondit :
    « Vous, vous êtes d’en bas ;
    moi, je suis d’en haut.
    Vous, vous êtes de ce monde ;
    moi, je ne suis pas de ce monde.
    C’est pourquoi je vous ai dit
    que vous mourrez dans vos péchés.
    En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
    vous mourrez dans vos péchés. »
    Alors, ils lui demandaient :
    « Toi, qui es-tu ? »
    Jésus leur répondit :
    « Je n’ai pas cessé de vous le dire.
    À votre sujet, j’ai beaucoup à dire
    et à juger.
    D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
    et ce que j’ai entendu de lui,
    je le dis pour le monde. »
    Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
    Jésus leur déclara :
    « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
    alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
    et que je ne fais rien de moi-même ;
    ce que je dis là,
    je le dis comme le Père me l’a enseigné.
    Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
    il ne m’a pas laissé seul,
    parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
    Sur ces paroles de Jésus,
    beaucoup crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.