Propositions spirituelles pour suivre le Carême

bouton carême site HD

Le Carême a débuté, mettons-nous en chemin pour vivre ces 40 jours, grâce à :

Un Jour, un Evêque : 21 février 2019

« Lors de mon intervention à Dauphine j'ai rencontré des jeunes ouverts, très intéressés, multipliant les questions sur le plan international comme sur le plan religieux, avec l'émerveillement de cette jeunesse qui se lève génération après génération sur l'humanité habitée par un désir de justice, de paix, de vérité, d'engagement, de loyauté, d'honneur », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/21-02-2019

COMMEMORATION DE BAZEILLES (31 août )

Les combats de Bazeilles

COMMEMORATION DE BAZEILLES1870 - La France est en guerre. Son territoire est envahi. 
Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue. 
Commandée par le Général de Vassoigne, elle est composée de deux Brigades : la 1ère, Général Reboul, est formée du 1er régiment d'infanterie de marine de Cherbourg et du 4ème de Toulon , la 2éme, Général Martin des Pallières, comprend le 2eme régiment d'infanterie de marine de Brest et le 3eme de Rochefort ; le 1er régiment d’artillerie de Lorient fournit trois batteries. 
La division bleue fait partie du 12ème corps d’armée, affecté à l’armée de Mac-Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d’août va tenter la jonction avec l’armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et contremarches harassantes, un de nos corps d’armée s’étant laissé surprendre à beaumont, la 1ère brigade, celle du général Reboul doit intervenir, d’ailleurs avec succès, pour le dégager. 
Le lendemain, 31 août, vers midi, c'est l’autre brigade qui est chargée de reprendre BAZEILLES que l’ennemi vient d’occuper.

Le Général Martin des Pallières enlève sa troupe. L’ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée, les pertes sont sévères des deux côtés : le Général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l’après-midi, les nôtres ne tiennent plus les lisières nord du village, c’est alors que la brigade Reboul conservée, jusque-là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement repris une nouvelle fois, toujours au prix de combats acharnés.

On s’organise pour la nuit. Seuls des grand-gardes, placés aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d’état-major de la division, tiendront la localité. Comprenant que l’ennemi va revenir après s’être renforcé pendant la nuit, le Commandant Lambert lui tend un piège.

Lorsque le 1er septembre au lever du jour, les bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné quand une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 Marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles

A ce moment, survient un coup de théâtre. Le Général Ducrot, qui vient de remplacer Mac-Mahon blessé, veut regrouper l’armée et l'ordre est donné d’abandonner Bazeilles. Ce que l’ennemi n’a pas réussi, la discipline l’obtient : Bazeilles est évacué. Mais le Général de Wimpfen, porteur d’une lettre de service, prend le commandement et, jugeant autrement la situation, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut reprendre Bazeilles que les bavarois n’ont pas manqué d’occuper entre temps, de Vassoigne n’hésite pas, et sa division en une seule colonne, s’empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l’adversaire.

Le 1er C.A. bavarois, renforcé d’une division supplémentaire et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu’il combine avec des manœuvres d’encerclement, tandis que, dans le village, se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les font suffoquer, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement, infligeant à l’ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu’ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le Général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que l’infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir et qu’il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant, le Général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l’est. A cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au Général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main, à la tête des débris dont il dispose. Bazeilles est en grande partie repris lorsque sur l’ordre de l’empereur il faut mettre bas les armes. La division bleue a perdu 2655 des siens, l’ennemi bien plus du double.

Le glorieux épisode de la défense de l’auberge Bourgerie, qu’Alphonse de Neuville a immortalisé par son célèbre tableau “ Les dernières cartouches ”, se situe le 1er septembre en fin de matinée.

Aux lisières du village, une centaine de marsouins du 2ème régiment d’infanterie de marine sont retranchés dans un immeuble de deux étages : la maison Bourgerie. Ils sont commandés par cinq officiers et le Commandant Lambert. Blessé, il a été abrité dans cette maison. Les Allemands qui tentent de progresser vers Sedan ne peuvent passer. De l’artillerie est amenée par l’ennemi, qui, au bout de plusieurs heures, défonce portes, fenêtres, toitures. La résistance devient désespérée. Les Allemands invitent les marsouins à se rendre. Seuls des coups de fusil leur répondent. La situation en munitions devient critique et le feu n’a pu être soutenu que grâce aux cartouches récupérées sur les morts et les blessés qui gisent là. Il ne reste que onze cartouches pour une poignée d’hommes : autant de coups, autant de morts dans les rangs de l’ennemi. Le Commandant Lambert, épuisé par ses blessures, confie la direction de la lutte au Capitaine Aubert et c’est lui qui tire la dernière cartouche. Il ne reste plus qu’à se rendre. Le commandant Lambert exige de sortir le premier : “ si l’on me tue, il n’y aura rien à espérer pour vous et il sera temps encore de vendre, chèrement votre vie ”. Il sort par le jardin. Les baïonnettes bavaroises se dressent, les marsouins se préparent au dernier combat. Seule l’intervention d’un officier allemand empêchera le massacre. L’admiration des Allemands pour ces héros est si grande que les hommes seront traités avec les honneurs de la guerre et que l’ordre sera donné de laisser leur arme aux officiers.

Tel est, brossé à larges traits, le glorieux exploit des milliers de “ soldats de marine ”, de toutes armes et services, groupés sous les ordres du général de Vassoigne. Il explique pourquoi Bazeilles est devenu le haut-lieu et le symbole des Troupes de Marine.

N.B. : un fait qui peut permettre un rapprochement : un des survivants du combat de Camerone, Maine, participe au combat de Bazeilles et en réchappe aussi !


Le symbole de l’ancre : l’ancre est le symbole des troupes de marine. Elle peut rappeler l’antique tradition des premiers chrétiens qui en temps de persécution affichaient la croix sous l’aspect d’une ancre de marine : est-ce pour cela que Saint Clément fut noyé avec une ancre attachée au cou ?

Dieu le Père : les Troupes de Marine n’ont pas d’autre patronage que celui de Dieu lui-même... et leur cri de ralliement est « Au nom du Dieu, vive la Coloniale ».

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

21 mars 2019

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Clémence - religieuse bénédictine (✝ 1176)
    Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut.La Bienheureuse Clémence d'Ohenberg épousa le Comte de Spanheim (Allemagne). Devenue veuve, elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves où elle mourut en 1176. (Les boutiques de Théophile - Les boutiques de l'artisanat monastique)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-10)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
    Maudit soit l’homme
    qui met sa foi dans un mortel,
    qui s’appuie sur un être de chair,
    tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
    Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
    il ne verra pas venir le bonheur.
    Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
    une terre salée, inhabitable.

    Béni soit l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur,
    dont le Seigneur est la confiance.
    Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
    qui pousse, vers le courant, ses racines.
    Il ne craint pas quand vient la chaleur :
    son feuillage reste vert.
    L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
    il ne manque pas de porter du fruit.

    Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
    il est incurable.
    Qui peut le connaître ?
    Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs
    et qui scrute les reins,
    afin de rendre à chacun selon sa conduite,
    selon le fruit de ses actes.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (1, 1-2, 3, 4.6)

    Refrain psalmique : (39, 5a)

    Heureux est l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur.

    Heureux est l’homme
        qui n’entre pas au conseil des méchants,
    qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
    ne siège pas avec ceux qui ricanent,
    mais se plaît dans la loi du Seigneur
    et murmure sa loi jour et nuit !

    Il est comme un arbre
        planté près d’un ruisseau,
    qui donne du fruit en son temps,
    et jamais son feuillage ne meurt ;
    tout ce qu’il entreprend réussira.
    Tel n’est pas le sort des méchants.

    Mais ils sont comme la paille
        balayée par le vent.
    Le Seigneur connaît le chemin des justes,
    mais le chemin des méchants se perdra.

  • Évangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux pharisiens :
    « Il y avait un homme riche,
    vêtu de pourpre et de lin fin,
    qui faisait chaque jour des festins somptueux.
    Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
    qui était couvert d’ulcères.
    Il aurait bien voulu se rassasier
    de ce qui tombait de la table du riche ;
    mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
    Or le pauvre mourut,
    et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
    Le riche mourut aussi,
    et on l’enterra.
    Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
    levant les yeux,
    il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
    Alors il cria :
    “Père Abraham,
    prends pitié de moi
    et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
    pour me rafraîchir la langue,
    car je souffre terriblement dans cette fournaise.
    – Mon enfant, répondit Abraham,
    rappelle-toi :
    tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
    et Lazare, le malheur pendant la sienne.
    Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
    et toi, la souffrance.
    Et en plus de tout cela, un grand abîme
    a été établi entre vous et nous,
    pour que ceux qui voudraient passer vers vous
    ne le puissent pas,
    et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
    Le riche répliqua :
    “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
    dans la maison de mon père.
    En effet, j’ai cinq frères :
    qu’il leur porte son témoignage,
    de peur qu’eux aussi ne viennent
    dans ce lieu de torture !”
    Abraham lui dit :
    “Ils ont Moïse et les Prophètes :
    qu’ils les écoutent !
    – Non, père Abraham, dit-il,
    mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
    ils se convertiront.”
    Abraham répondit :
    “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
    quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
    ils ne seront pas convaincus.” »

    – Acclamons la Parole de Dieu.