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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

COMMEMORATION DE BAZEILLES (31 août )

Les combats de Bazeilles

COMMEMORATION DE BAZEILLES1870 - La France est en guerre. Son territoire est envahi. 
Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue. 
Commandée par le Général de Vassoigne, elle est composée de deux Brigades : la 1ère, Général Reboul, est formée du 1er régiment d'infanterie de marine de Cherbourg et du 4ème de Toulon , la 2éme, Général Martin des Pallières, comprend le 2eme régiment d'infanterie de marine de Brest et le 3eme de Rochefort ; le 1er régiment d’artillerie de Lorient fournit trois batteries. 
La division bleue fait partie du 12ème corps d’armée, affecté à l’armée de Mac-Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d’août va tenter la jonction avec l’armée de Bazaine enfermée dans Metz.

Le 30 août, après six jours de marches et contremarches harassantes, un de nos corps d’armée s’étant laissé surprendre à beaumont, la 1ère brigade, celle du général Reboul doit intervenir, d’ailleurs avec succès, pour le dégager. 
Le lendemain, 31 août, vers midi, c'est l’autre brigade qui est chargée de reprendre BAZEILLES que l’ennemi vient d’occuper.

Le Général Martin des Pallières enlève sa troupe. L’ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée, les pertes sont sévères des deux côtés : le Général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.

Vers 4 heures de l’après-midi, les nôtres ne tiennent plus les lisières nord du village, c’est alors que la brigade Reboul conservée, jusque-là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement repris une nouvelle fois, toujours au prix de combats acharnés.

On s’organise pour la nuit. Seuls des grand-gardes, placés aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d’état-major de la division, tiendront la localité. Comprenant que l’ennemi va revenir après s’être renforcé pendant la nuit, le Commandant Lambert lui tend un piège.

Lorsque le 1er septembre au lever du jour, les bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné quand une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 Marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles

A ce moment, survient un coup de théâtre. Le Général Ducrot, qui vient de remplacer Mac-Mahon blessé, veut regrouper l’armée et l'ordre est donné d’abandonner Bazeilles. Ce que l’ennemi n’a pas réussi, la discipline l’obtient : Bazeilles est évacué. Mais le Général de Wimpfen, porteur d’une lettre de service, prend le commandement et, jugeant autrement la situation, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

Il faut reprendre Bazeilles que les bavarois n’ont pas manqué d’occuper entre temps, de Vassoigne n’hésite pas, et sa division en une seule colonne, s’empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l’adversaire.

Le 1er C.A. bavarois, renforcé d’une division supplémentaire et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu’il combine avec des manœuvres d’encerclement, tandis que, dans le village, se multiplient les incendies.

Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les font suffoquer, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement, infligeant à l’ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu’ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer.

Le Général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que l’infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir et qu’il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.

Cependant, le Général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l’est. A cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au Général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main, à la tête des débris dont il dispose. Bazeilles est en grande partie repris lorsque sur l’ordre de l’empereur il faut mettre bas les armes. La division bleue a perdu 2655 des siens, l’ennemi bien plus du double.

Le glorieux épisode de la défense de l’auberge Bourgerie, qu’Alphonse de Neuville a immortalisé par son célèbre tableau “ Les dernières cartouches ”, se situe le 1er septembre en fin de matinée.

Aux lisières du village, une centaine de marsouins du 2ème régiment d’infanterie de marine sont retranchés dans un immeuble de deux étages : la maison Bourgerie. Ils sont commandés par cinq officiers et le Commandant Lambert. Blessé, il a été abrité dans cette maison. Les Allemands qui tentent de progresser vers Sedan ne peuvent passer. De l’artillerie est amenée par l’ennemi, qui, au bout de plusieurs heures, défonce portes, fenêtres, toitures. La résistance devient désespérée. Les Allemands invitent les marsouins à se rendre. Seuls des coups de fusil leur répondent. La situation en munitions devient critique et le feu n’a pu être soutenu que grâce aux cartouches récupérées sur les morts et les blessés qui gisent là. Il ne reste que onze cartouches pour une poignée d’hommes : autant de coups, autant de morts dans les rangs de l’ennemi. Le Commandant Lambert, épuisé par ses blessures, confie la direction de la lutte au Capitaine Aubert et c’est lui qui tire la dernière cartouche. Il ne reste plus qu’à se rendre. Le commandant Lambert exige de sortir le premier : “ si l’on me tue, il n’y aura rien à espérer pour vous et il sera temps encore de vendre, chèrement votre vie ”. Il sort par le jardin. Les baïonnettes bavaroises se dressent, les marsouins se préparent au dernier combat. Seule l’intervention d’un officier allemand empêchera le massacre. L’admiration des Allemands pour ces héros est si grande que les hommes seront traités avec les honneurs de la guerre et que l’ordre sera donné de laisser leur arme aux officiers.

Tel est, brossé à larges traits, le glorieux exploit des milliers de “ soldats de marine ”, de toutes armes et services, groupés sous les ordres du général de Vassoigne. Il explique pourquoi Bazeilles est devenu le haut-lieu et le symbole des Troupes de Marine.

N.B. : un fait qui peut permettre un rapprochement : un des survivants du combat de Camerone, Maine, participe au combat de Bazeilles et en réchappe aussi !


Le symbole de l’ancre : l’ancre est le symbole des troupes de marine. Elle peut rappeler l’antique tradition des premiers chrétiens qui en temps de persécution affichaient la croix sous l’aspect d’une ancre de marine : est-ce pour cela que Saint Clément fut noyé avec une ancre attachée au cou ?

Dieu le Père : les Troupes de Marine n’ont pas d’autre patronage que celui de Dieu lui-même... et leur cri de ralliement est « Au nom du Dieu, vive la Coloniale ».

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Saint du Jour

Nominis

13 juillet 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Henri II - Empereur germanique (✝ 1024)
    Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique. Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. L'autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l'aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Eglise sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.Privé d'héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l'abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée.Mémoire de saint Henri, empereur des Romains (romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l'Église et à sa propagation, conduisit le futur saint Étienne, roi des Hongrois, à accueillir la foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l'an 1024.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises » (Is 1, 10-17)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Écoutez la parole du Seigneur,
    vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome !
    Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu,
    vous, peuple de Gomorrhe !
        Que m’importe le nombre de vos sacrifices ?
    – dit le Seigneur.
    Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux,
    j’en suis rassasié.
    Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs,
    je n’y prends pas plaisir.
        Quand vous venez vous présenter devant ma face,
    qui vous demande de fouler mes parvis ?
        Cessez d’apporter de vaines offrandes ;
    j’ai horreur de votre encens.
    Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées,
    je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes.
        Vos nouvelles lunes et vos solennités,
    moi, je les déteste :
    elles me sont un fardeau,
    je suis fatigué de le porter.
        Quand vous étendez les mains,
    je détourne les yeux.
    Vous avez beau multiplier les prières,
    je n’écoute pas :
    vos mains sont pleines de sang.
        Lavez-vous, purifiez-vous,
    ôtez de ma vue vos actions mauvaises,
    cessez de faire le mal.
        Apprenez à faire le bien :
    recherchez le droit,
    mettez au pas l’oppresseur,
    rendez justice à l’orphelin,
    défendez la cause de la veuve.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 49 (50), 8-9, 16bc-17, 21, 23)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 49, 23cd)

    À celui qui veille sur sa conduite,
    je ferai voir le salut de Dieu.

    « Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
    tes holocaustes sont toujours devant moi.
    Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
    pas un bélier de tes enclos.

     Qu’as-tu à réciter mes lois,
    à garder mon alliance à la bouche,
    toi qui n’aimes pas les reproches
    et rejettes loin de toi mes paroles ?

    « Voilà ce que tu fais ;
    garderai-je le silence ?
    Penses-tu que je suis comme toi ?
    Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.

    « Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
    celui-là me rend gloire :
    sur le chemin qu’il aura pris,
    je lui ferai voir le salut de Dieu. »

  • Évangile : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)

    Acclamation : (Mt 5, 10)

    Alléluia. Alléluia.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
    car le royaume des Cieux est à eux !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses Apôtres :
        « Ne pensez pas que je sois venu
    apporter la paix sur la terre :
    je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
        Oui, je suis venu séparer
    l’homme de son père,
    la fille de sa mère,
    la belle-fille de sa belle-mère :
        on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
        Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
    n’est pas digne de moi ;
    celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
    n’est pas digne de moi ;
        celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
    n’est pas digne de moi.
        Qui a trouvé sa vie
    la perdra ;
    qui a perdu sa vie à cause de moi
    la trouvera.
        Qui vous accueille
    m’accueille ;
    et qui m’accueille
    accueille Celui qui m’a envoyé.
        Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
    recevra une récompense de prophète ;
    qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
    recevra une récompense de juste.
        Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
    à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
    amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
        Lorsque Jésus eut terminé les instructions
    qu’il donnait à ses douze disciples,
    il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
    dans les villes du pays.

                – Acclamons la Parole de Dieu.