Don pour le projet de la direction diocésaine

img project direction diocesaine

Le 61ème Pèlerinage Militaire International en images

AntoineLanglois 7204 v1

SAINT JEAN à la Porte latine ou SAINT JEAN des imprimeurs (6 mai)

La saint Jean des imprimeurs

saint jean porte latineEn ce jour heureux, béni par un ciel serein, 24 juin 1504, les cloches de la cathédrale de Mayence sonnaient à toute volée pour célébrer, pour la première fois, la Saint-Jean. Tous les Imprimeurs, sous un habit de fête, s’étaient rassemblés dans la maison où l'illustre Gutenberg créa sa première imprimerie.

Cependant, en France, une ordonnance de Louis XI, signée seulement en 1467, autorise la fondation d’une Confrérie réunissant écrivains, libraires, enlumineurs, relieurs de livres et parcheminiers. Les imprimeurs n’y étaient donc pas admis. Les premiers imprimeurs français ne s’installèrent rue Saint-Jacques que trois ans plus tard, sur l’initiative des Frères Fichet, Docteurs en Sorbonne. Nos ancêtres professionnels se nommaient Gering, Crautz, Frilburger, d’origine allemande ou alsacienne. Par une ordonnance de 1488, Charles VIII assimila les trois imprimeurs aux “ serviteurs ” de l’Université et les fit entrer dans la confrérie, dont les assises se tenaient au couvent des Pères Mathurins, tout près de l’hôtel Cluny. Les membres de la confrérie participaient à deux fêtes annuelles, 27 décembre et 6 mai. Une cérémonie religieuse précédait un banquet. Et les ateliers d’imprimerie fermaient comme pour un dimanche.

Au début du 17ème siècle, la confrérie prit le nom de Saint-Jean Porte Latine. Sur la bannière de la confrérie était brodé un livre orné de 3 fleurs de lys d’or. Les frais étaient couverts par des cotisations, des dons et des quêtes. Les imprimeurs avaient déjà des idées mutualistes puisque des secours étaient distribués aux ouvriers les plus pauvres ou aux malades. Mais une seconde et mystérieuse confrérie apparut plus tard sous le nom de Saint Jean de Latran, et, par des intrigues secrètes, sauva la vie en 1650, à un imprimeur nommé Marlot coupable d’avoir injurié Mazarin dans un pamphlet. Cette seconde confrérie disposait d’une Commanderie, lieu d’asile inviolable et strictement réservée à ses participants qui observaient les meilleures règles de solidarité fraternelle. C’était une sorte de franc-maçonnerie secrète. La Révolution Française balaya l’existence des deux confréries.

1881 marqua l’existence des lois sur la liberté de la Presse et de la Librairie. C’est aussi la date de la fondation de la Fédération du Livre, de l’âge d’or des quotidiens, de la modernisation de la Presse par Emile de Girardin. Le 5 mai 1889, on retrouve la trace d’un banquet de la Saint Jean Porte Latine, preuve irréfutable de maintien de la tradition.

L’écrivain Edouard Morin qui a consacré une partie de sa vie aux Arts Graphiques, a mentionné dans son oeuvre ces lignes émouvantes qui feront battre le cœur de nos typos des temps modernes, « Le Saint-Jean du typo et surtout du trimardeur c’est le petit paquet qu’il ramasse pour quitter l’atelier et se mettre en route. Ce paquet contient une blouse noire qui ne sera jamais lavée, un composteur de bois ou une paire de mentonnières.. »

Saint Jean à la Porte Latine

L’Eglise célèbre le 6 mai l’anniversaire de la basilique de saint Jean, près de la porte Latine. à Rome. On connaît le passage évangélique rappelant la démarche des deux fils de Zébédée : Jacques et Jean, membres du Collège apostolique.

Jean était l’unique survivant du collège apostolique et avait atteint un âge avancé. Il gouvernait alors les Eglises d’Asie grâce à la haute réputation que lui assuraient sa dignité, ses grandes vertus et ses miracles.

Il fut arrêté à Ephèse et conduit comme prisonnier à Rome en l’an 95. L’empereur Dioclétien le condamna à un genre de mort barbare en ordonnant de le plonger dans une chaudière d’huile bouillante. Conformément à la pratique romaine, l’apôtre subit probablement d'abord la flagellation ne pouvant pas comme Saint Paul se prévaloir du privilège d’être citoyen romain. Quant au supplice d’huile bouillante on ne peut en douter puisque Tertullien, saint Jérôme et Eusèbe nous l’affirment. Jean sortit du supplice plus frais et plus vigoureux qu’il n’y était entré. La plupart des païens avec lui virent là le résultat d’un pouvoir magique. Jean fut banni dans la petite île Patmos, l’une des îles de la mer Egée.

Le supplice de Jean, qui fut plutôt un glorieux Triomphe, eut lieu en dehors de ROME à la porte Latine, appelée ainsi parce qu’elle conduisait vers le Latium. Une église fut édifiée sur l’emplacement en mémoire du miracle. On dit que c’était un temple de Diane dont la destination fut changée pour servir au culte du vrai Dieu. L’Eglise fut rebâtie en 772 par le Pape Adrien 1er.


Avec cette fête l’Eglise veut célébrer la foi, la confiance en Dieu dans l’épreuve. En effet, Dieu sauve, et nous permet de traverser l'épreuve dans la paix du cœur. Il donne la grâce de participer intimement à son mystère pascal en traversant l’épreuve.

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

24 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saints Donatien et Rogatien - Martyrs à Nantes (✝ v. 304)
    Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin. Donatien, converti à la foi chrétienne par Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes. "Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d'un magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Saint Donatien et Saint Rogatien, que l'on appelle les 'enfants Nantais', martyrisés au IVe, sont les premiers chrétiens connus et de fait patrons de la ville et du diocèse de Nantes." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique) - Nos saints, paroisse Saint-Donatien de Nantes.À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L'un d'eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n'avait pas été plongé dans le bain sacré, qu'il puisse être lavé dans le flot de son sang.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent » (Ac 15, 22-31)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    les Apôtres et les Anciens
    décidèrent avec toute l’Église
    de choisir parmi eux
    des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.
    C’étaient des hommes
    qui avaient de l’autorité parmi les frères :
    Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
    Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :
    « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,
    aux frères issus des nations,
    qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,
    salut !
    Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,
    sont allés, sans aucun mandat de notre part,
    tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
    nous avons pris la décision, à l’unanimité,
    de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,
    avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
    eux qui ont fait don de leur vie
    pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
    Nous vous envoyons donc Jude et Silas,
    qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
    L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé
    de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations
    que celles-ci, qui s’imposent :
    vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,
    du sang,
    des viandes non saignées
    et des unions illégitimes.
    Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.
    Bon courage ! »

    On laissa donc partir les délégués,
    et ceux-ci descendirent alors à Antioche.
    Ayant réuni la multitude des disciples,
    ils remirent la lettre.
    À sa lecture, tous se réjouirent
    du réconfort qu’elle apportait.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (56 (57), 8-9, 10-12)

    Refrain psalmique : (56, 10a)

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur.
    ou : Alléluia !

    Mon cœur est prêt, mon Dieu,
    mon cœur est prêt !
    Je veux chanter, jouer des hymnes !
    Éveille-toi, ma gloire !
    Éveillez-vous, harpe, cithare,
    que j’éveille l’aurore !

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
    et jouerai mes hymnes en tous pays.
    Ton amour est plus grand que les cieux,
    ta vérité, plus haute que les nues.
    Dieu, lève-toi sur les cieux :
    que ta gloire domine la terre !

  • Évangile : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

    Acclamation : (Jn 15, 15b)

    Alléluia. Alléluia.
    Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Mon commandement, le voici :
    Aimez-vous les uns les autres
    comme je vous ai aimés.
    Il n’y a pas de plus grand amour
    que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
    Vous êtes mes amis
    si vous faites ce que je vous commande.
    Je ne vous appelle plus serviteurs,
    car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
    je vous appelle mes amis,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
    c’est moi qui vous ai choisis et établis
    afin que vous alliez,
    que vous portiez du fruit,
    et que votre fruit demeure.
    Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
    il vous le donnera.
    Voici ce que je vous commande :
    c’est de vous aimer les uns les autres. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.