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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

SAINT JEAN à la Porte latine ou SAINT JEAN des imprimeurs (6 mai)

La saint Jean des imprimeurs

saint jean porte latineEn ce jour heureux, béni par un ciel serein, 24 juin 1504, les cloches de la cathédrale de Mayence sonnaient à toute volée pour célébrer, pour la première fois, la Saint-Jean. Tous les Imprimeurs, sous un habit de fête, s’étaient rassemblés dans la maison où l'illustre Gutenberg créa sa première imprimerie.

Cependant, en France, une ordonnance de Louis XI, signée seulement en 1467, autorise la fondation d’une Confrérie réunissant écrivains, libraires, enlumineurs, relieurs de livres et parcheminiers. Les imprimeurs n’y étaient donc pas admis. Les premiers imprimeurs français ne s’installèrent rue Saint-Jacques que trois ans plus tard, sur l’initiative des Frères Fichet, Docteurs en Sorbonne. Nos ancêtres professionnels se nommaient Gering, Crautz, Frilburger, d’origine allemande ou alsacienne. Par une ordonnance de 1488, Charles VIII assimila les trois imprimeurs aux “ serviteurs ” de l’Université et les fit entrer dans la confrérie, dont les assises se tenaient au couvent des Pères Mathurins, tout près de l’hôtel Cluny. Les membres de la confrérie participaient à deux fêtes annuelles, 27 décembre et 6 mai. Une cérémonie religieuse précédait un banquet. Et les ateliers d’imprimerie fermaient comme pour un dimanche.

Au début du 17ème siècle, la confrérie prit le nom de Saint-Jean Porte Latine. Sur la bannière de la confrérie était brodé un livre orné de 3 fleurs de lys d’or. Les frais étaient couverts par des cotisations, des dons et des quêtes. Les imprimeurs avaient déjà des idées mutualistes puisque des secours étaient distribués aux ouvriers les plus pauvres ou aux malades. Mais une seconde et mystérieuse confrérie apparut plus tard sous le nom de Saint Jean de Latran, et, par des intrigues secrètes, sauva la vie en 1650, à un imprimeur nommé Marlot coupable d’avoir injurié Mazarin dans un pamphlet. Cette seconde confrérie disposait d’une Commanderie, lieu d’asile inviolable et strictement réservée à ses participants qui observaient les meilleures règles de solidarité fraternelle. C’était une sorte de franc-maçonnerie secrète. La Révolution Française balaya l’existence des deux confréries.

1881 marqua l’existence des lois sur la liberté de la Presse et de la Librairie. C’est aussi la date de la fondation de la Fédération du Livre, de l’âge d’or des quotidiens, de la modernisation de la Presse par Emile de Girardin. Le 5 mai 1889, on retrouve la trace d’un banquet de la Saint Jean Porte Latine, preuve irréfutable de maintien de la tradition.

L’écrivain Edouard Morin qui a consacré une partie de sa vie aux Arts Graphiques, a mentionné dans son oeuvre ces lignes émouvantes qui feront battre le cœur de nos typos des temps modernes, « Le Saint-Jean du typo et surtout du trimardeur c’est le petit paquet qu’il ramasse pour quitter l’atelier et se mettre en route. Ce paquet contient une blouse noire qui ne sera jamais lavée, un composteur de bois ou une paire de mentonnières.. »

Saint Jean à la Porte Latine

L’Eglise célèbre le 6 mai l’anniversaire de la basilique de saint Jean, près de la porte Latine. à Rome. On connaît le passage évangélique rappelant la démarche des deux fils de Zébédée : Jacques et Jean, membres du Collège apostolique.

Jean était l’unique survivant du collège apostolique et avait atteint un âge avancé. Il gouvernait alors les Eglises d’Asie grâce à la haute réputation que lui assuraient sa dignité, ses grandes vertus et ses miracles.

Il fut arrêté à Ephèse et conduit comme prisonnier à Rome en l’an 95. L’empereur Dioclétien le condamna à un genre de mort barbare en ordonnant de le plonger dans une chaudière d’huile bouillante. Conformément à la pratique romaine, l’apôtre subit probablement d'abord la flagellation ne pouvant pas comme Saint Paul se prévaloir du privilège d’être citoyen romain. Quant au supplice d’huile bouillante on ne peut en douter puisque Tertullien, saint Jérôme et Eusèbe nous l’affirment. Jean sortit du supplice plus frais et plus vigoureux qu’il n’y était entré. La plupart des païens avec lui virent là le résultat d’un pouvoir magique. Jean fut banni dans la petite île Patmos, l’une des îles de la mer Egée.

Le supplice de Jean, qui fut plutôt un glorieux Triomphe, eut lieu en dehors de ROME à la porte Latine, appelée ainsi parce qu’elle conduisait vers le Latium. Une église fut édifiée sur l’emplacement en mémoire du miracle. On dit que c’était un temple de Diane dont la destination fut changée pour servir au culte du vrai Dieu. L’Eglise fut rebâtie en 772 par le Pape Adrien 1er.


Avec cette fête l’Eglise veut célébrer la foi, la confiance en Dieu dans l’épreuve. En effet, Dieu sauve, et nous permet de traverser l'épreuve dans la paix du cœur. Il donne la grâce de participer intimement à son mystère pascal en traversant l’épreuve.

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Saint du Jour

Nominis

25 août 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Louis - Louis IX, roi de France (✝ 1270)
    Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres. A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet: construire la Sainte-Chapelle (vidéo KTO) comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270. - Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément chrétien, fier et conscient des promesses de son baptême. (diocèse aux armées)- Né à Poissy, saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.Toute sa vie, il s'efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d'homme d'État. Les souverains d'Europe font appel à sa sagesse. (diocèse de Paris)- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l'année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l'Angleterre." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis)- Il est le saint patron des tertiaires franciscains:"Saint Louis est connu pour son sens de la justice et son amour de Dieu et des pauvres. C'est ce que rappellent la croix, la main de justice et la corde des tertiaires franciscains dont il est le saint Patron."- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille." message d'un internaute.- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences. On l'invoque aussi contre l'acidification de la bière." message d'un internaute.Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s'illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l'adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu'il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d'épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu'à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
  • Saints Tite et Timothée - Disciples et compagnons de saint Paul (I siècle.)
    L'Église en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Église naissante. Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore. Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Éphèse.  Illustration: Mosaïque de la Cathédrale de Monreale, Palerme.Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète. Un internaute nous signale que le chef (tête) de Tite est visible dans une église d'Héraklion, capitale de la Crète.Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques. Disciples de l'apôtre saint Paul, ils furent ses collaborateurs d'apostolat et dirigèrent, l'un l'Église d'Éphèse, l'autre celle de Crête. Les trois lettres qui leur sont adressées fournissent de sages avertissements sur la formation des pasteurs et des fidèles.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur :
        connaissant leurs actions et leurs pensées,
    moi, je viens rassembler toutes les nations,
    de toute langue.
    Elles viendront et verront ma gloire :
        je mettrai chez elles un signe !
    Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés
    vers les nations les plus éloignées,
    vers les îles lointaines
    qui n’ont rien entendu de ma renommée,
    qui n’ont pas vu ma gloire ;
    ma gloire, ces rescapés l’annonceront
    parmi les nations.
        Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,
    en offrande au Seigneur,
    sur des chevaux et des chariots, en litière,
    à dos de mulets et de dromadaires,
    jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,
    – dit le Seigneur.
    On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,
    dans des vases purs, à la maison du Seigneur.
        Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,
    – dit le Seigneur.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 116 (117), 1, 2)

    Refrain psalmique : (Mc 16, 15)

    Allez dans le monde entier.
    Proclamez l’Évangile.
    ou : Alléluia !

    Louez le Seigneur, tous les peuples ;
    fêtez-le, tous les pays !

    Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
    éternelle est la fidélité du Seigneur !

  • Deuxième lecture : « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
        vous avez oublié cette parole de réconfort,
    qui vous est adressée comme à des fils :
    Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,
    ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
        Quand le Seigneur aime quelqu’un,
    il lui donne de bonnes leçons ;
    il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.

        Ce que vous endurez est une leçon.
    Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;
    et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
        Quand on vient de recevoir une leçon,
    on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.
    Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,
    celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
        C’est pourquoi,
    redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,
        et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.
    Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;
    bien plus, il sera guéri.

        – Parole du Seigneur.