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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

SAINTE CÉCILE (22 novembre)

stececileSelon le récit qui figure dans ses Actes, Cécile, vierge, illustre par sa naissance, était fiancée à Valérien. La nuit de ses noces, elle déclara à son mari qu’un ange veillait sur sa virginité. Valérien ayant manifesté le désir de voir cet ange, elle lui répondit qu’il devrait auparavant se faire baptiser et lui indiqua l’endroit où il pourrait trouver le pape Urbain. Lorsqu’il revint à la maison, il vit en effet l'ange aux côtés de Cécile. Son frère Tiburce, instruit de l’affaire, demanda aussitôt à voir l’ange. Après avoir été sommairement instruit par Cécile, il fut également baptisé par Urbain.

Cependant le préfet de Rome, Turcius Almachius, qui persécutait les chrétiens, vint à apprendre la conversion de Valérien et de Tiburce ; il les fit arrêter ; mais le corniculaire Maxime, chargé de les conduire au supplice fut lui-même touché par la grâce, ainsi que sa famille et les bourreaux. Valérien et Tiburce n’en furent pas moins exécutés et Maxime abattu à coups de fouet plombé. Après quoi, Cécile fut mise aux arrêts dans sa maison ; elle put cependant y faire venir le pape Urbain, qui n’y baptisa pas moins de 400 personnes. Mais bientôt, Almachius fit comparaître Cécile devant son tribunal. Sur son refus de sacrifier, il la condamna à être brûlée dans le bain. La chaleur ne parvint pas à étouffer la sainte, le bourreau appelé pour lui couper la tête ne put que la blesser. Finalement, elle mourut au bout de trois jours, en léguant au pape Urbain sa maison pour qu’il la transformât en église. Après sa mort, Urbain l’ensevelit parmi les papes et les évêques au cimetière de Callixte.

Plusieurs remarques s’imposent ici. D’abord cette légende est d’origine récente : elle s’inspire d’un récit qui figure dans « l’Histoire de la persécution vandale » de Victor de Vite. Tous les thèmes qui y sont développés sont des lieux communs qui se retrouvent, à peine modifiés, dans un nombre considérable de Passions. Les compagnons qu’elle prête à Sainte Cécile n’ont eu apparemment, dans l’histoire vraie, aucun rapport avec elle : Tiburce, Maxime et Valérien sont des martyrs du cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, inscrits au martyrologe hiéronumien le 14 avril.

Il y a plus encore : “ Au sortir des persécutions, l’Eglise de Rome ne connaissait aucune vierge martyre du nom de Cécile et pas davantage au début du 5ème siècle. Comment expliquer que ni Damase, ni Ambroise, ni Jérôme, ni Prudence, qui ont exalté à l’envie l'héroïsme des vierges martyres : Agnès, Eulalie et leurs émules, n’aient jamais prononcé le nom de Cécile, ni fait aucune allusion à une victime des persécutions dont le culte devait prendre une si large extension ? Il est remarquable que sur ces petits monuments, les verres dorés, où sont imprimés l’effigie et le nom des saints de Rome qui ont joui d’une popularité sans égale, d’Agnès par exemple, Cécile ne figure jamais. ”

Il résulte de tout cela que nous ne pouvons rien affirmer de certain sur Sainte Cécile. Cependant, au cours du 5ème siècle apparaît parmi les églises de Rome un lus Caeciliae, et en 545, le pape Vigile est enlevé par un officier impérial le 22 novembre, tandis qu’il célèbre dans la basilique du Transtévère, l’anniversaire de Sainte Cécile.

Comme par ailleurs on vénérait les restes de la sainte au cimetière de Callixte, on peut se représenter les choses de la manière suivante : “ Cécile, qui appartenait probablement à l’illustre famille des Coecilii, représentée par plus d’un de ses membres dans la catacombe de Callixte, s’était acquis par ses libéralités, des titres spéciaux à la reconnaissance de l’Eglise. Le privilège d’être ensevelie à côté des papes et des martyrs attira sur sa tombe l’attention des fidèles et lui valut des honneurs que son seul titre de fondatrice d'une église ne suffit pas à expliquer ”. C’est pendant le 5ème siècle que la popularité de Sainte Cécile prit naissance et se développa. Au 6ème siècle, elle était un fait acquis.

La première invention des reliques eut lieu sous le pontificat de Pascal 1er (817-824). Si étonnant que cela puisse paraître, on avait, à cette époque, perdu le souvenir du lieu où reposaient les restes de la sainte. Le pape les avait lui-même recherchés en vain pour les placer dans son église nouvellement restaurée. Finalement, il les retrouva, grâce à un rêve, non pas au cimetière de Callixte, mais à celui de Prétextat. Une fois en possession de ce trésor, il détacha la tête du corps et la plaça dans un reliquaire d’argent. Sous le pape Léon IV (847-855), la tête de Sainte Cécile était vénérée à l’église des Quatre-Couronnés.

En 1599, le cardinal Sfondrati fit procéder à la reconnaissance de ces reliques : la statue bien connue de Maderno est censée représenter le corps tel qu’il fut alors retrouvé (les experts refusèrent de soulever le voile qui le couvrait).

La dévotion du monde chrétien envers la sainte n’a pas cessé de se maintenir. Son nom figure au premier canon de la messe. Elle est devenue la patronne des musiciens. Ce patronage repose d’ailleurs sur une mauvaise lecture des textes. Les Actes de la sainte rapportent que, le jour de ses noces, tandis que les musiciens jouaient de leurs instruments, Cécile chantait à Dieu dans son cœur. La première antienne de laudes a repris ce texte, mais en laissant tomber les mots essentiels “ dans son cœur ”, de sorte qu’on en est venu à penser que la vierge chantait en s’accompagnant du son d’un orgue.

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Saint du Jour

Nominis

31 mars 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Benjamin de Perse - Diacre, martyr en Perse (✝ 401)
    Diacre et martyr en Perse. A la suite d'une provocation de l'évêque de Ctésiphon en Perse qui avait perdu la raison et qui détruisit un temple païen, le roi Yezdigerd déclencha une cruelle persécution de trois années. Benjamin fut arrêté parce que sa prédication convertissait beaucoup de mages adeptes du dieu Soleil. Il fut soumis à la torture et condamné à mort pour avoir préféré adorer le Christ plutôt que le soleil, son éclatant symbole. Illustration provenant du site de l'Église orthodoxe macédonienne - archidiocèse d'Ohrid - en macédonien et en anglaisÀ Argol en Perse, vers 422, saint Benjamin, diacre. Comme il ne cessait de prêcher la parole de Dieu, sous le roi Bahron V, on lui enfonça des roseaux aigus sous les ongles et il acheva son martyre.------------------------Soutien aux étudiants en Irak #EtudiantsEnIrak Mgr Mirkis: "En soutenant les jeunes, nous les maintenons dans le pays. Il y aura ainsi des médecins, des pharmaciens et architectes, des ingénieurs"

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Tous ceux qui auront été mordus, qu’ils regardent le serpent, alors ils vivront ! » (Nb 21, 4-9)

    Lecture du livre des Nombres

    En ces jours-là,
    les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne
    par la route de la mer des Roseaux
    en contournant le pays d’Édom.
    Mais en chemin, le peuple perdit courage.
    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :
    « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?
    Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,
    où il n’y a ni pain ni eau ?
    Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
    Alors le Seigneur envoya contre le peuple
    des serpents à la morsure brûlante,
    et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
    Le peuple vint vers Moïse et dit :
    « Nous avons péché,
    en récriminant contre le Seigneur et contre toi.
    Intercède auprès du Seigneur
    pour qu’il éloigne de nous les serpents. »
    Moïse intercéda pour le peuple,
    et le Seigneur dit à Moïse :
    « Fais-toi un serpent brûlant,
    et dresse-le au sommet d’un mât :
    tous ceux qui auront été mordus,
    qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
    Moïse fit un serpent de bronze
    et le dressa au sommet du mât.
    Quand un homme était mordu par un serpent,
    et qu’il regardait vers le serpent de bronze,
    il restait en vie !

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (101 (102), 2-3, 16-18, 19-21)

    Refrain psalmique : (101, 2)

    Seigneur, entends ma prière :
    que mon cri parvienne jusqu’à toi !

    Seigneur, entends ma prière :
    que mon cri parvienne jusqu’à toi !
    Ne me cache pas ton visage
    le jour où je suis en détresse !
    Le jour où j’appelle, écoute-moi ;
    viens vite, réponds-moi !

    Les nations craindront le nom du Seigneur,
    et tous les rois de la terre, sa gloire :
    quand le Seigneur rebâtira Sion,
    quand il apparaîtra dans sa gloire,
    il se tournera vers la prière du spolié,
    il n’aura pas méprisé sa prière.

    Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
    et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
    « Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;
    du ciel, il regarde la terre
    pour entendre la plainte des captifs
    et libérer ceux qui devaient mourir. »

  • Évangile : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn 8, 21-30)

    Acclamation : (cf. Jn 12, 32.34)

    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
    Fils de l’homme, élevé sur la croix,
    tu attires à toi tous les hommes.
    Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux Pharisiens :
    « Je m’en vais ;
    vous me chercherez,
    et vous mourrez dans votre péché.
    Là où moi je vais,
    vous ne pouvez pas aller. »
    Les Juifs disaient :
    « Veut-il donc se donner la mort,
    puisqu’il dit :
    “Là où moi je vais,
    vous ne pouvez pas aller” ? »
    Il leur répondit :
    « Vous, vous êtes d’en bas ;
    moi, je suis d’en haut.
    Vous, vous êtes de ce monde ;
    moi, je ne suis pas de ce monde.
    C’est pourquoi je vous ai dit
    que vous mourrez dans vos péchés.
    En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
    vous mourrez dans vos péchés. »
    Alors, ils lui demandaient :
    « Toi, qui es-tu ? »
    Jésus leur répondit :
    « Je n’ai pas cessé de vous le dire.
    À votre sujet, j’ai beaucoup à dire
    et à juger.
    D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
    et ce que j’ai entendu de lui,
    je le dis pour le monde. »
    Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
    Jésus leur déclara :
    « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
    alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
    et que je ne fais rien de moi-même ;
    ce que je dis là,
    je le dis comme le Père me l’a enseigné.
    Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
    il ne m’a pas laissé seul,
    parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
    Sur ces paroles de Jésus,
    beaucoup crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.