Don pour le projet de la direction diocésaine

img project direction diocesaine

Le 61ème Pèlerinage Militaire International en images

AntoineLanglois 7204 v1

SAINTE CÉCILE (22 novembre)

stececileSelon le récit qui figure dans ses Actes, Cécile, vierge, illustre par sa naissance, était fiancée à Valérien. La nuit de ses noces, elle déclara à son mari qu’un ange veillait sur sa virginité. Valérien ayant manifesté le désir de voir cet ange, elle lui répondit qu’il devrait auparavant se faire baptiser et lui indiqua l’endroit où il pourrait trouver le pape Urbain. Lorsqu’il revint à la maison, il vit en effet l'ange aux côtés de Cécile. Son frère Tiburce, instruit de l’affaire, demanda aussitôt à voir l’ange. Après avoir été sommairement instruit par Cécile, il fut également baptisé par Urbain.

Cependant le préfet de Rome, Turcius Almachius, qui persécutait les chrétiens, vint à apprendre la conversion de Valérien et de Tiburce ; il les fit arrêter ; mais le corniculaire Maxime, chargé de les conduire au supplice fut lui-même touché par la grâce, ainsi que sa famille et les bourreaux. Valérien et Tiburce n’en furent pas moins exécutés et Maxime abattu à coups de fouet plombé. Après quoi, Cécile fut mise aux arrêts dans sa maison ; elle put cependant y faire venir le pape Urbain, qui n’y baptisa pas moins de 400 personnes. Mais bientôt, Almachius fit comparaître Cécile devant son tribunal. Sur son refus de sacrifier, il la condamna à être brûlée dans le bain. La chaleur ne parvint pas à étouffer la sainte, le bourreau appelé pour lui couper la tête ne put que la blesser. Finalement, elle mourut au bout de trois jours, en léguant au pape Urbain sa maison pour qu’il la transformât en église. Après sa mort, Urbain l’ensevelit parmi les papes et les évêques au cimetière de Callixte.

Plusieurs remarques s’imposent ici. D’abord cette légende est d’origine récente : elle s’inspire d’un récit qui figure dans « l’Histoire de la persécution vandale » de Victor de Vite. Tous les thèmes qui y sont développés sont des lieux communs qui se retrouvent, à peine modifiés, dans un nombre considérable de Passions. Les compagnons qu’elle prête à Sainte Cécile n’ont eu apparemment, dans l’histoire vraie, aucun rapport avec elle : Tiburce, Maxime et Valérien sont des martyrs du cimetière de Prétextat sur la voie Appienne, inscrits au martyrologe hiéronumien le 14 avril.

Il y a plus encore : “ Au sortir des persécutions, l’Eglise de Rome ne connaissait aucune vierge martyre du nom de Cécile et pas davantage au début du 5ème siècle. Comment expliquer que ni Damase, ni Ambroise, ni Jérôme, ni Prudence, qui ont exalté à l’envie l'héroïsme des vierges martyres : Agnès, Eulalie et leurs émules, n’aient jamais prononcé le nom de Cécile, ni fait aucune allusion à une victime des persécutions dont le culte devait prendre une si large extension ? Il est remarquable que sur ces petits monuments, les verres dorés, où sont imprimés l’effigie et le nom des saints de Rome qui ont joui d’une popularité sans égale, d’Agnès par exemple, Cécile ne figure jamais. ”

Il résulte de tout cela que nous ne pouvons rien affirmer de certain sur Sainte Cécile. Cependant, au cours du 5ème siècle apparaît parmi les églises de Rome un lus Caeciliae, et en 545, le pape Vigile est enlevé par un officier impérial le 22 novembre, tandis qu’il célèbre dans la basilique du Transtévère, l’anniversaire de Sainte Cécile.

Comme par ailleurs on vénérait les restes de la sainte au cimetière de Callixte, on peut se représenter les choses de la manière suivante : “ Cécile, qui appartenait probablement à l’illustre famille des Coecilii, représentée par plus d’un de ses membres dans la catacombe de Callixte, s’était acquis par ses libéralités, des titres spéciaux à la reconnaissance de l’Eglise. Le privilège d’être ensevelie à côté des papes et des martyrs attira sur sa tombe l’attention des fidèles et lui valut des honneurs que son seul titre de fondatrice d'une église ne suffit pas à expliquer ”. C’est pendant le 5ème siècle que la popularité de Sainte Cécile prit naissance et se développa. Au 6ème siècle, elle était un fait acquis.

La première invention des reliques eut lieu sous le pontificat de Pascal 1er (817-824). Si étonnant que cela puisse paraître, on avait, à cette époque, perdu le souvenir du lieu où reposaient les restes de la sainte. Le pape les avait lui-même recherchés en vain pour les placer dans son église nouvellement restaurée. Finalement, il les retrouva, grâce à un rêve, non pas au cimetière de Callixte, mais à celui de Prétextat. Une fois en possession de ce trésor, il détacha la tête du corps et la plaça dans un reliquaire d’argent. Sous le pape Léon IV (847-855), la tête de Sainte Cécile était vénérée à l’église des Quatre-Couronnés.

En 1599, le cardinal Sfondrati fit procéder à la reconnaissance de ces reliques : la statue bien connue de Maderno est censée représenter le corps tel qu’il fut alors retrouvé (les experts refusèrent de soulever le voile qui le couvrait).

La dévotion du monde chrétien envers la sainte n’a pas cessé de se maintenir. Son nom figure au premier canon de la messe. Elle est devenue la patronne des musiciens. Ce patronage repose d’ailleurs sur une mauvaise lecture des textes. Les Actes de la sainte rapportent que, le jour de ses noces, tandis que les musiciens jouaient de leurs instruments, Cécile chantait à Dieu dans son cœur. La première antienne de laudes a repris ce texte, mais en laissant tomber les mots essentiels “ dans son cœur ”, de sorte qu’on en est venu à penser que la vierge chantait en s’accompagnant du son d’un orgue.

Imprimer E-mail

Saint du Jour

Nominis

24 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saints Donatien et Rogatien - Martyrs à Nantes (✝ v. 304)
    Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin. Donatien, converti à la foi chrétienne par Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes. "Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d'un magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Saint Donatien et Saint Rogatien, que l'on appelle les 'enfants Nantais', martyrisés au IVe, sont les premiers chrétiens connus et de fait patrons de la ville et du diocèse de Nantes." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique) - Nos saints, paroisse Saint-Donatien de Nantes.À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L'un d'eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n'avait pas été plongé dans le bain sacré, qu'il puisse être lavé dans le flot de son sang.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent » (Ac 15, 22-31)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    les Apôtres et les Anciens
    décidèrent avec toute l’Église
    de choisir parmi eux
    des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.
    C’étaient des hommes
    qui avaient de l’autorité parmi les frères :
    Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
    Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :
    « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,
    aux frères issus des nations,
    qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,
    salut !
    Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,
    sont allés, sans aucun mandat de notre part,
    tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
    nous avons pris la décision, à l’unanimité,
    de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,
    avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
    eux qui ont fait don de leur vie
    pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
    Nous vous envoyons donc Jude et Silas,
    qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
    L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé
    de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations
    que celles-ci, qui s’imposent :
    vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,
    du sang,
    des viandes non saignées
    et des unions illégitimes.
    Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.
    Bon courage ! »

    On laissa donc partir les délégués,
    et ceux-ci descendirent alors à Antioche.
    Ayant réuni la multitude des disciples,
    ils remirent la lettre.
    À sa lecture, tous se réjouirent
    du réconfort qu’elle apportait.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (56 (57), 8-9, 10-12)

    Refrain psalmique : (56, 10a)

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur.
    ou : Alléluia !

    Mon cœur est prêt, mon Dieu,
    mon cœur est prêt !
    Je veux chanter, jouer des hymnes !
    Éveille-toi, ma gloire !
    Éveillez-vous, harpe, cithare,
    que j’éveille l’aurore !

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
    et jouerai mes hymnes en tous pays.
    Ton amour est plus grand que les cieux,
    ta vérité, plus haute que les nues.
    Dieu, lève-toi sur les cieux :
    que ta gloire domine la terre !

  • Évangile : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

    Acclamation : (Jn 15, 15b)

    Alléluia. Alléluia.
    Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Mon commandement, le voici :
    Aimez-vous les uns les autres
    comme je vous ai aimés.
    Il n’y a pas de plus grand amour
    que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
    Vous êtes mes amis
    si vous faites ce que je vous commande.
    Je ne vous appelle plus serviteurs,
    car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
    je vous appelle mes amis,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
    c’est moi qui vous ai choisis et établis
    afin que vous alliez,
    que vous portiez du fruit,
    et que votre fruit demeure.
    Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
    il vous le donnera.
    Voici ce que je vous commande :
    c’est de vous aimer les uns les autres. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.