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L'Eglise et l'arme nucléaire - Réflexions de Mgr Antoine de Romanet

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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

SAINT JOSEPH DE CUPERTINO ou COPERTINO (1663) (18 septembre)

SAINT JOSEPH DE CUPERTINO La réputation de lévitation qui marqua la vie du saint explique qu’il ait été spontanément considéré comme le patron de tous les métiers liés à l’aviation et aussi des cosmonautes. Il a toujours été considéré comme le patron des étudiants et en particulier des candidats aux examens à cause des énormes difficultés scolaires qu’il rencontra jusqu’à son ordination.

Joseph Desa naquit le 17 juin 1603 à Cupertino, un petit village situé entre Brindisi et Otrante (Italie). Sa famille était si pauvre qu’il vint au monde dans un réduit derrière la maison. Son père, charpentier de métier, ne pouvait plus payer ses dettes et la maison venait d’être vendue. Il eut une enfance malheureuse. Devenue veuve, sa mère le considéra comme une nuisance et un fardeau et le traita avec une grande sévérité. Enfant, il fut extrêmement distrait et apathique. Il oubliait de prendre ses repas, et lorsqu’on le lui rappelait, il répondait simplement. “ J’ai oublié ” et vagabondait bouche bée dans tout le village, ce qui lui valut le surnom de “Boccaperta”, le "bailleur ”. Il était colérique, et donc peu apprécié ; mais dans ses devoirs religieux, il se montrait exemplaire et même précoce. Lorsqu’arriva le moment de gagner sa vie, Joseph devint apprenti chez un cordonnier. Il s’exerça quelque temps à ce métier, mais sans succès. A l’âge de dix-sept ans, il se présenta auprès des Franciscains Conventuels, qui rejetèrent sa demande. Il alla donc voir les Capucins, qui l’acceptèrent comme frère laïc, mais il fut renvoyé au bout de huit mois pour inaptitude aux fonctions de cet ordre.

Joseph s’adressa alors à un riche oncle qui refusa catégoriquement d’aider ce bon-à-rien. Le jeune homme retourna donc chez lui désespéré et miséreux. Sa mère, qui n’était pas du tout heureuse de le voir encore à sa charge, usa de son influence auprès de son frère, un Franciscain Conventuel, pour que les frères l’acceptent comme serviteur à Grottella. Il reçut l’habit tertiaire et se mit au travail dans les étables. Il semble alors qu’un déclic se soit produit chez lui puisqu’il commença à travailler convenablement. En outre, il sut tellement se faire apprécier par son humilité, sa douceur, son amour de la mortification et de la pénitence qu’en 1625, on décida qu’il devait être admis parmi les religieux du choeur, et qu’il pourrait entrer dans les ordres. Joseph commença ainsi son noviciat et ses vertus firent de lui un objet d’admiration. Mais il se fit également remarquer par l’absence de progrès dans ses études

Après avoir reçu la prêtrise en 1628, il passa cinq ans sans toucher ni au pain ni au vin. Le vendredi, il mangeait des herbes qui étaient si mauvaises que lui seul pouvait y goûter. Le jeûne qu’il observait pendant le Carême était si strict qu’il n’absorbait aucune nourriture à l’exception du jeudi et du dimanche. Il consacrait tout le reste de son temps à des tâches ménagères et routinières simples dont il savait que c’était tout ce qu’il était capable de faire.

A partir du jour de son ordination sacerdotale, la vie de Joseph fut une longue série d'extases, de guérisons miraculeuses et d’événements surnaturels sans précédent chez tous les autres saints. 
Pendant les dix-sept années qu’il passa à Grottella, on recensa plus de soixante-dix lévitations. La plus merveilleuse s’étant produite au moment où les frères bâtissaient un calvaire. La croix du milieu mesurait plus de dix mètres de haut et nécessitait l’intervention de dix hommes pour la soulever. Saint Joseph aurait “volé” sur soixante-dix mètres de la porte de la maison jusqu’à la croix, l’aurait prise dans ses bras “comme si c’était une plume” et l’aurait mise en place. Cet étonnant exploit n’a jamais été attesté par un témoin visuel et, comme la plupart de ses prouesses antérieures, il ne fut rapporté qu’après sa mort. On sait qu’avec le temps, les faits sont souvent exagérés. C'est d’ailleurs ainsi que naissent les légendes. Mais quelle que soit leur nature et leur étendue exactes, la vie quotidienne de Saint Joseph fut entourée de phénomènes si étranges que, pendant trente-cinq ans, il ne fut pas autorisé à célébrer de messe en public, à se trouver au chœur, à prendre ses repas avec les frères ou à assister aux processions et autres rassemblements publics. Les personnes pour qui ces manifestations constituaient un péché ne manquaient pas, et lorsque Saint Joseph attira les foules lors de ses voyances dans la province de Bari, il fut dénoncé. Le grand vicaire fit part de la plainte aux inquisiteurs de Naples, qui convoquèrent Joseph. Les chefs d’accusation furent examinés et les inquisiteurs ne trouvèrent rien qui justifiât une censure, mais ils ne le relaxèrent pas pour autant. Ils l’envoyèrent à Rome auprès de son Ministre Général, qui l’accueillit avec rudesse mais impressionné par l’innocence et l'humilité de son comportement, il le conduisit devant le pape Urbain VIII. A la vue du Vicaire du Christ, le saint homme entra en extase, et Urbain déclara que si Joseph mourait avant lui, ce serait la preuve du miracle dont il venait d’être le témoin.

Joseph fut envoyé à Assise où une fois de plus ses supérieurs le traitèrent avec une extrême sévérité, le considérant comme un hypocrite. Il y arriva en 1639 et y demeura pendant treize années. Au début, il traversa de nombreuses épreuves, à la fois intérieures et extérieures : Dieu semblait l’avoir abandonné. Ses exercices religieux s’accompagnaient d’une aridité spirituelle qui l’affligeait considérablement ; de terribles tentations le plongeaient dans une telle mélancolie qu’il osait à peine lever les yeux. Informé de la situation, le Ministre général l’appela à Rome et, après l’avoir gardé trois semaines, le renvoya à Assise. En route pour Rome, le saint homme assista à un retour des consolations divines qui l’avaient quitté.

En 1653, pour des raisons inconnues, l’Inquisition de Pérouse reçut pour mission de retirer saint Joseph de son Ordre, et de le placer chez les Capucins dans les lointaines collines de Pietrarossa, où il vécut en reclus. Joseph se trouvait en fait en captivité. Il n’était pas autorisé à quitter les limites du couvent, à parler à quiconque à l’exception des frères, à écrire ou à recevoir de lettres. Il était totalement coupé du monde. Mais on découvrit rapidement sa retraite : les pèlerins commencèrent à affluer. On le fit à nouveau disparaître et il recommença à vivre en reclus auprès des Capucins de Fossombrone. Il passa ainsi le restant de ses jours.

Lorsque, en 1655, le chapitre général des Franciscains Conventuels demanda le retour de son saint à Assise, le pape Alexandre VII répondit qu’un seul saint François suffisait à Assise. En 1657, il fut toutefois autorisé à se rendre à la maison conventuelle d’Osirno. Mais là, la solitude était encore plus stricte et seuls quelques religieux triés sur le volet étaient autorisés à lui rendre visite dans sa cellule. A cette époque jusqu’à la fin, les manifestations surnaturelles furent son pain quotidien. Abandonné à lui-même, Dieu n’en était que plus à ses côtés. Le 10 août 1663, il tomba malade et sentit que sa fin était proche. Il s’éteignit cinq semaines plus tard à l’âge de soixante ans. Il fut canonisé en 1767.

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Saint du Jour

Nominis

13 juillet 2020

Tous les saints du jour
  • Saint Henri II - Empereur germanique (✝ 1024)
    Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique. Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. L'autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l'aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Eglise sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.Privé d'héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l'abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée.Mémoire de saint Henri, empereur des Romains (romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l'Église et à sa propagation, conduisit le futur saint Étienne, roi des Hongrois, à accueillir la foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l'an 1024.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020
  • Première lecture : « Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises » (Is 1, 10-17)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Écoutez la parole du Seigneur,
    vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome !
    Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu,
    vous, peuple de Gomorrhe !
        Que m’importe le nombre de vos sacrifices ?
    – dit le Seigneur.
    Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux,
    j’en suis rassasié.
    Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs,
    je n’y prends pas plaisir.
        Quand vous venez vous présenter devant ma face,
    qui vous demande de fouler mes parvis ?
        Cessez d’apporter de vaines offrandes ;
    j’ai horreur de votre encens.
    Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées,
    je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes.
        Vos nouvelles lunes et vos solennités,
    moi, je les déteste :
    elles me sont un fardeau,
    je suis fatigué de le porter.
        Quand vous étendez les mains,
    je détourne les yeux.
    Vous avez beau multiplier les prières,
    je n’écoute pas :
    vos mains sont pleines de sang.
        Lavez-vous, purifiez-vous,
    ôtez de ma vue vos actions mauvaises,
    cessez de faire le mal.
        Apprenez à faire le bien :
    recherchez le droit,
    mettez au pas l’oppresseur,
    rendez justice à l’orphelin,
    défendez la cause de la veuve.

                – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 49 (50), 8-9, 16bc-17, 21, 23)

    Refrain psalmique : (cf. Ps 49, 23cd)

    À celui qui veille sur sa conduite,
    je ferai voir le salut de Dieu.

    « Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
    tes holocaustes sont toujours devant moi.
    Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
    pas un bélier de tes enclos.

     Qu’as-tu à réciter mes lois,
    à garder mon alliance à la bouche,
    toi qui n’aimes pas les reproches
    et rejettes loin de toi mes paroles ?

    « Voilà ce que tu fais ;
    garderai-je le silence ?
    Penses-tu que je suis comme toi ?
    Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.

    « Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
    celui-là me rend gloire :
    sur le chemin qu’il aura pris,
    je lui ferai voir le salut de Dieu. »

  • Évangile : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)

    Acclamation : (Mt 5, 10)

    Alléluia. Alléluia.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
    car le royaume des Cieux est à eux !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses Apôtres :
        « Ne pensez pas que je sois venu
    apporter la paix sur la terre :
    je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
        Oui, je suis venu séparer
    l’homme de son père,
    la fille de sa mère,
    la belle-fille de sa belle-mère :
        on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
        Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
    n’est pas digne de moi ;
    celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
    n’est pas digne de moi ;
        celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
    n’est pas digne de moi.
        Qui a trouvé sa vie
    la perdra ;
    qui a perdu sa vie à cause de moi
    la trouvera.
        Qui vous accueille
    m’accueille ;
    et qui m’accueille
    accueille Celui qui m’a envoyé.
        Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
    recevra une récompense de prophète ;
    qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
    recevra une récompense de juste.
        Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
    à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
    amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
        Lorsque Jésus eut terminé les instructions
    qu’il donnait à ses douze disciples,
    il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
    dans les villes du pays.

                – Acclamons la Parole de Dieu.