Propositions spirituelles pour suivre le Carême

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Le Carême a débuté, mettons-nous en chemin pour vivre ces 40 jours, grâce à :

Un Jour, un Evêque : 21 février 2019

« Lors de mon intervention à Dauphine j'ai rencontré des jeunes ouverts, très intéressés, multipliant les questions sur le plan international comme sur le plan religieux, avec l'émerveillement de cette jeunesse qui se lève génération après génération sur l'humanité habitée par un désir de justice, de paix, de vérité, d'engagement, de loyauté, d'honneur », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/21-02-2019

SAINT CAMILLE DE LELLIS (18 juillet)

saint camille de lellisIl est né le 25 mai 1550 à Bucchianico (Abruzzes). Sa jeunesse fut assez dissipée. Il se convertit à 25 ans et résolut de faire pénitence. Il entra chez les capucins mais par deux fois dut en sortir à cause d’un ulcère incurable à la jambe. C’est à Rome qu’il trouva définitivement l’orientation de sa vie, alors qu’il exerçait le métier d’infirmier à l’hôpital Saint Jacques. Touché de compassion pour les souffrances qu’il avait sous les yeux, voyant le peu de charité de certains employés de l'hôpital, il décida de se consacrer aux malades et aux malheureux “ avec l’amour d’une mère soignant son enfant malade ”.

D’infirmier, il devint économe de la maison ce qui lui permit d’envisager une réforme complète du soin des malades. Il groupa autour de lui quelques compagnons qui vont devenir le noyau de l’ordre des clercs réguliers, ministres des infirmes ou Camilliens.

Une bulle du 21 septembre 1591 de Grégoire XIV érige l’ordre des Camilliens sous la règle de Saint Augustin. Camille en est le préfet général. Camille n’était pas prêtre ; décidé de le devenir, il se mit à l’étude du latin et fut ordonné prêtre en 1584.

Toute sa vie, il fut un homme très charitable. L’importance des réformes qu’il entreprit dans l’assistance hospitalière en fait le précurseur de la bienfaisance publique moderne.

La mission spéciale de l’ordre, à laquelle tous les religieux se lient par vœu, même au péril de leur vie, est : “ l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de peste, tant dans les hôpitaux et les prisons que dans les maisons privées et partout où il faudra ”, (Constitutions). Ils doivent “ regarder l’hôpital comme un jardin délicieux ”, les malades comme “ leurs seigneurs et maîtres ”.

Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. 
Canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV, le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades lui fut donné en même temps qu’à St Jean de Dieu, par Léon XIII le 22 juin 1886. En 1930, Pie XI le proclame patron du personnel des hôpitaux ainsi que Saint Jean de Dieu. Il est fêté le 15 juillet dans son ordre et le 18 dans l’Eglise.


On pourrait s’étonner que dans l’Eglise, des prêtres passent leur vie au service des misères et des faiblesses physiques. Mais la charité se souvient de tant de gestes du Christ guérissant et bénissant les foules. N’y a-t-il pas de relations entre le lit de souffrance, la table d’opération et l’autel ? A la suite du Christ, comme le bon Samaritain de l’Evangile du jour, (Luc 10, 25-37), il nous est demandé de servir, spécialement les pauvres et les malades. Aucune eschatologie révolutionnaire, aucune idéologie ne peut nous dispenser de traiter avec justice et amour une personne que nous pouvons secourir. 
Il est fréquent de rencontrer sur la route une personne blessée ; il est plus fréquent encore de rencontrer des êtres meurtris par l'échec, les drames familiaux, le chômage, etc. Nous n’avons pas à nous demander : qui est digne d’être considéré comme mon prochain ? Mais, que dois-je faire pour être vraiment le prochain de mes frères ? 
La conduite du bon Samaritain fournit la réponse à cette question.

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Saint du Jour

Nominis

21 mars 2019

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Clémence - religieuse bénédictine (✝ 1176)
    Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut.La Bienheureuse Clémence d'Ohenberg épousa le Comte de Spanheim (Allemagne). Devenue veuve, elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves où elle mourut en 1176. (Les boutiques de Théophile - Les boutiques de l'artisanat monastique)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-10)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
    Maudit soit l’homme
    qui met sa foi dans un mortel,
    qui s’appuie sur un être de chair,
    tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
    Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
    il ne verra pas venir le bonheur.
    Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
    une terre salée, inhabitable.

    Béni soit l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur,
    dont le Seigneur est la confiance.
    Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
    qui pousse, vers le courant, ses racines.
    Il ne craint pas quand vient la chaleur :
    son feuillage reste vert.
    L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
    il ne manque pas de porter du fruit.

    Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
    il est incurable.
    Qui peut le connaître ?
    Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs
    et qui scrute les reins,
    afin de rendre à chacun selon sa conduite,
    selon le fruit de ses actes.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (1, 1-2, 3, 4.6)

    Refrain psalmique : (39, 5a)

    Heureux est l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur.

    Heureux est l’homme
        qui n’entre pas au conseil des méchants,
    qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
    ne siège pas avec ceux qui ricanent,
    mais se plaît dans la loi du Seigneur
    et murmure sa loi jour et nuit !

    Il est comme un arbre
        planté près d’un ruisseau,
    qui donne du fruit en son temps,
    et jamais son feuillage ne meurt ;
    tout ce qu’il entreprend réussira.
    Tel n’est pas le sort des méchants.

    Mais ils sont comme la paille
        balayée par le vent.
    Le Seigneur connaît le chemin des justes,
    mais le chemin des méchants se perdra.

  • Évangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux pharisiens :
    « Il y avait un homme riche,
    vêtu de pourpre et de lin fin,
    qui faisait chaque jour des festins somptueux.
    Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
    qui était couvert d’ulcères.
    Il aurait bien voulu se rassasier
    de ce qui tombait de la table du riche ;
    mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
    Or le pauvre mourut,
    et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
    Le riche mourut aussi,
    et on l’enterra.
    Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
    levant les yeux,
    il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
    Alors il cria :
    “Père Abraham,
    prends pitié de moi
    et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
    pour me rafraîchir la langue,
    car je souffre terriblement dans cette fournaise.
    – Mon enfant, répondit Abraham,
    rappelle-toi :
    tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
    et Lazare, le malheur pendant la sienne.
    Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
    et toi, la souffrance.
    Et en plus de tout cela, un grand abîme
    a été établi entre vous et nous,
    pour que ceux qui voudraient passer vers vous
    ne le puissent pas,
    et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
    Le riche répliqua :
    “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
    dans la maison de mon père.
    En effet, j’ai cinq frères :
    qu’il leur porte son témoignage,
    de peur qu’eux aussi ne viennent
    dans ce lieu de torture !”
    Abraham lui dit :
    “Ils ont Moïse et les Prophètes :
    qu’ils les écoutent !
    – Non, père Abraham, dit-il,
    mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
    ils se convertiront.”
    Abraham répondit :
    “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
    quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
    ils ne seront pas convaincus.” »

    – Acclamons la Parole de Dieu.