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Le 61ème Pèlerinage Militaire International en images

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COMMEMORATION DE BIR-HAKEIM (10 juin)

COMMEMORATION DE BIR HAKEIMEn Lybie, à la fin du mois de mai 1942, la 1ère brigade des Forces Françaises Libres appuie, face aux forces germano-italiennes, la 8è armée britannique. La chute de Tobrouk avait ouvert la voie vers le Caire aux forces allemandes. La 1ère brigade des Forces Françaises Libres devait empêcher l'encerclement des Forces alliées. Le 27 mai 1942 l'armée italienne attaque la position de BIR HAKEIM. Repoussées dans un premier temps après un combat acharné les forces germano-italiennes encerclent Bir Hakeim du 1er au 10 juin. Leur supériorité numérique est importante. Le général Rommel, commandant les forces germano-italiennes, exigent une reddition. "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre" telle est la réponse du général Keonig qui commande la brigade française. Eau, vivres, munitions vont manquer. Le 10 juin, la garnison reçoit l'ordre, du Commandant de la 8è armée, de se replier. Dans la nuit du 10 au 11 juin les Français parviendront, avec leurs blessés et le matériel, à traverser les lignes ennemies.

Dans "Mémoires de guerre" (tome II, L'appel, p.258) le Général de Gaulle écrit : "De toutes façons, le dénouement approche et je télégraphie au commandant de la 1ère Division légère : "Général Koenig, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil !"....Des 5 500 hommes environ, que la 1ère Division légère comptait avant Bir Hakeim, Koenig, après quatorze jours de combat, en ramenait près de 4 000 valides. Nos troupes laissaient sur le terrain 1 109 officiers et soldats, morts, blessés ou disparus.... Mais nous avions infligé à l'ennemi des pertes trois fois supérieures à celles que nous avions subies".

Et dans le tome I de "Mémoire de guerre" : "La Nation a tressailli de fierté en apprenant ce qu'ont fait ses soldats à Bir-Hakeim. Braves et purs enfants de France qui viennent d'écrire avec leur sang, une des plus belles pages de gloire !"

Un texte pour pour la commémoration de Bir Hakeim

« Aux morts de Bir-Hakeim » par le Révérend Père Charles ALBY :

"Ils dorment dans le silence. Dans le silence du désert. C’est plus que le silence ordinaire d’un cimetière. C’est le silence cosmique. C’est le silence d’une solitude absolue. Cette solitude du désert, affranchie de tout instable de la vie, comme dirait Pierre Loti.

C’est bien la tombe qu’il leur fallait à ces braves. Un cimetière ordinaire ne leur convenait pas. Un cimetière ordinaire a des dimensions banales ; il est enclos dans des lieux habités, inscrit dans un cadastre. Pas de cadastre au désert, pas de limites ! Aux morts tragiques, il faut des tombes que seul visite, au coucher du soleil, le vent froid du bled.

Le vent a passé sur leur bataille, il a transporté l’odeur de leur poudre, il les a aveuglés de son sable. Il a vibré de l’écho des explosions. Lui seul sait. Il est le témoin tellurique de ce combat qui n’a ressemblé à aucun autre.

Car ceux de Bir-Hakeim étaient morts avant de mourir. Ils avaient tout sacrifié, ils avaient coupé les amarres. Ils avaient fait à la Patrie un don total. Ils étaient des séparés au point que certains de leurs compatriotes ne les reconnaissaient plus. Ils avaient continué de croire à la Patrie quand celle-ci semblait ne plus croire en eux. Le désert moral était plus rude pour eux que le désert physique.

Un petit cimetière de village, un petit cimetière de banlieue n’était point leur affaire. Tout cela est trop administratif et ils avaient envoyé promener l’administration pour retrouver l’âme de la Patrie. Ils sont bien les fils de la terre et c’est pourquoi ils dorment à même le sol sans linceul et sans cercueil.

Ô vent du désert soulève un peu de cette poussière qui colle à leurs os et va la porter au-delà de la mer bleue, au-delà des monts et des vallées, jusqu’à l’arc du Grand Empereur, et dépose ce sable non point dessous, mais dessus bien haut, afin que du haut du ciel tous les grands soldats de France, de Jeanne d’Arc à Foch, la voient, cette poussière !

Ô morts de Bir-Hakeim, vous reposez seuls au milieu de vos trophées et des instruments de votre martyre, au milieu des restes de la mitraille et des chars ennemis que vous avez arrêtés.

Vous restez dans la bataille... car la bataille continue ...

La grande stèle dresse la Croix de Lorraine sur ces arpents de terre nue et quand son ombre s’allonge, au déclin du soleil, le vent du soir, courant sur les asphodèles et susurrant dans les barbelés, souffle à l’oreille du pèlerin qui s’attarde : « PASSANT, VA-T-EN DIRE A LUTECE QUE DEUX CENTS BRAVES SONT TOMBES ICI POUR QUE VIVE LA FRANCE. »

Un combattant de Bir Hakeim

Jacques-Réginald Savey est né le 10 octobre 1910. A 26 ans, révérend père dominicain, il part comme missionnaire en Syrie en Haute-Djézireh. Sous-Lieutenant de Réserve, Jacques-Réginald Savey est mobilisé le 28 août 1939 et affecté à un service de renseignement. Pendant l’été de 1940, il hésite deux mois à cause de ses convictions religieuses, sur la conduite à tenir après la signature de cette Armistice, qu’il n’admet pas plus que la politique d’un gouvernement qui renverse les alliances traditionnelles de la France. 
Dès le 28 juin 1940, sa décision est prise et il rallie les Forces Françaises Libres à Ismaïlia au Caire. On lui confia d’emblée le commandement d’une compagnie du Premier Bataillon d’Infanterie de Marine, récemment crée. Le 1er BIM, toute première des unités de la France Libre, formé de Français presque tous issus de l’Infanterie Coloniale est le seul bataillon où Jacques-Réginald Savey a servi, il prendra l’appellation de BIMAP en octobre 1942 après Bir-Hakeim et deviendra en 1945 le Premier RIC (Régiment d’Infanterie Coloniale). Ses traditions sont actuellement conservées par le 1er RIMa (Régiment d’Infanterie de Marine) basé à Angoulême.

Promu Capitaine en novembre 1940, Jacques-Réginald Savey a participé aux combats en Syrie, en Erythrée, en Cyrénaïque et en Egypte. Lors de la campagne d’Erythrée, à la bataille de Massaouah, en mai 1941, le 1er BIM est cité à l’ordre de l’Armée. La 3ème Compagnie, sous les ordres du Capitaine Savey, a provoqué la reddition de 1943 Italiens.

Nommé à la tête du 1er BIM en juin 1941 après la prise de Damas et promu Chef de Bataillon à cette occasion pour “ services exceptionnels ”, Jacques-Réginald Savey a trouvé une mort glorieuse à la tête de son bataillon lors de la sortie de vive force de Bir-Hakeim le 10 Juin 1942. Il avait 31 ans. La citation décernant, à titre posthume, la Croix de la Libération au Commandant Savey, souligne la valeur morale et militaire exceptionnelle de ce prêtre missionnaire officier de l’Infanterie de Marine, digne héritier de la tradition des croisés de Syrie.

La dépouille du Chef de Bataillon Savey a été rapatriée de Bir-Hakeim en 1946. Le père savey repose aujourd’hui au cimetière conventuel d’Etiolles avec ses frères de religion.

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Saint du Jour

Nominis

24 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saints Donatien et Rogatien - Martyrs à Nantes (✝ v. 304)
    Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin. Donatien, converti à la foi chrétienne par Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes. "Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d'un magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Saint Donatien et Saint Rogatien, que l'on appelle les 'enfants Nantais', martyrisés au IVe, sont les premiers chrétiens connus et de fait patrons de la ville et du diocèse de Nantes." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique) - Nos saints, paroisse Saint-Donatien de Nantes.À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L'un d'eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n'avait pas été plongé dans le bain sacré, qu'il puisse être lavé dans le flot de son sang.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent » (Ac 15, 22-31)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    les Apôtres et les Anciens
    décidèrent avec toute l’Église
    de choisir parmi eux
    des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.
    C’étaient des hommes
    qui avaient de l’autorité parmi les frères :
    Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
    Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :
    « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,
    aux frères issus des nations,
    qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,
    salut !
    Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,
    sont allés, sans aucun mandat de notre part,
    tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
    nous avons pris la décision, à l’unanimité,
    de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,
    avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
    eux qui ont fait don de leur vie
    pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
    Nous vous envoyons donc Jude et Silas,
    qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
    L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé
    de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations
    que celles-ci, qui s’imposent :
    vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,
    du sang,
    des viandes non saignées
    et des unions illégitimes.
    Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.
    Bon courage ! »

    On laissa donc partir les délégués,
    et ceux-ci descendirent alors à Antioche.
    Ayant réuni la multitude des disciples,
    ils remirent la lettre.
    À sa lecture, tous se réjouirent
    du réconfort qu’elle apportait.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (56 (57), 8-9, 10-12)

    Refrain psalmique : (56, 10a)

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur.
    ou : Alléluia !

    Mon cœur est prêt, mon Dieu,
    mon cœur est prêt !
    Je veux chanter, jouer des hymnes !
    Éveille-toi, ma gloire !
    Éveillez-vous, harpe, cithare,
    que j’éveille l’aurore !

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
    et jouerai mes hymnes en tous pays.
    Ton amour est plus grand que les cieux,
    ta vérité, plus haute que les nues.
    Dieu, lève-toi sur les cieux :
    que ta gloire domine la terre !

  • Évangile : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

    Acclamation : (Jn 15, 15b)

    Alléluia. Alléluia.
    Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Mon commandement, le voici :
    Aimez-vous les uns les autres
    comme je vous ai aimés.
    Il n’y a pas de plus grand amour
    que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
    Vous êtes mes amis
    si vous faites ce que je vous commande.
    Je ne vous appelle plus serviteurs,
    car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
    je vous appelle mes amis,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
    c’est moi qui vous ai choisis et établis
    afin que vous alliez,
    que vous portiez du fruit,
    et que votre fruit demeure.
    Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
    il vous le donnera.
    Voici ce que je vous commande :
    c’est de vous aimer les uns les autres. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.