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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

COMMEMORATION DE BIR-HAKEIM (10 juin)

COMMEMORATION DE BIR HAKEIMEn Lybie, à la fin du mois de mai 1942, la 1ère brigade des Forces Françaises Libres appuie, face aux forces germano-italiennes, la 8è armée britannique. La chute de Tobrouk avait ouvert la voie vers le Caire aux forces allemandes. La 1ère brigade des Forces Françaises Libres devait empêcher l'encerclement des Forces alliées. Le 27 mai 1942 l'armée italienne attaque la position de BIR HAKEIM. Repoussées dans un premier temps après un combat acharné les forces germano-italiennes encerclent Bir Hakeim du 1er au 10 juin. Leur supériorité numérique est importante. Le général Rommel, commandant les forces germano-italiennes, exigent une reddition. "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre" telle est la réponse du général Keonig qui commande la brigade française. Eau, vivres, munitions vont manquer. Le 10 juin, la garnison reçoit l'ordre, du Commandant de la 8è armée, de se replier. Dans la nuit du 10 au 11 juin les Français parviendront, avec leurs blessés et le matériel, à traverser les lignes ennemies.

Dans "Mémoires de guerre" (tome II, L'appel, p.258) le Général de Gaulle écrit : "De toutes façons, le dénouement approche et je télégraphie au commandant de la 1ère Division légère : "Général Koenig, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil !"....Des 5 500 hommes environ, que la 1ère Division légère comptait avant Bir Hakeim, Koenig, après quatorze jours de combat, en ramenait près de 4 000 valides. Nos troupes laissaient sur le terrain 1 109 officiers et soldats, morts, blessés ou disparus.... Mais nous avions infligé à l'ennemi des pertes trois fois supérieures à celles que nous avions subies".

Et dans le tome I de "Mémoire de guerre" : "La Nation a tressailli de fierté en apprenant ce qu'ont fait ses soldats à Bir-Hakeim. Braves et purs enfants de France qui viennent d'écrire avec leur sang, une des plus belles pages de gloire !"

Un texte pour pour la commémoration de Bir Hakeim

« Aux morts de Bir-Hakeim » par le Révérend Père Charles ALBY :

"Ils dorment dans le silence. Dans le silence du désert. C’est plus que le silence ordinaire d’un cimetière. C’est le silence cosmique. C’est le silence d’une solitude absolue. Cette solitude du désert, affranchie de tout instable de la vie, comme dirait Pierre Loti.

C’est bien la tombe qu’il leur fallait à ces braves. Un cimetière ordinaire ne leur convenait pas. Un cimetière ordinaire a des dimensions banales ; il est enclos dans des lieux habités, inscrit dans un cadastre. Pas de cadastre au désert, pas de limites ! Aux morts tragiques, il faut des tombes que seul visite, au coucher du soleil, le vent froid du bled.

Le vent a passé sur leur bataille, il a transporté l’odeur de leur poudre, il les a aveuglés de son sable. Il a vibré de l’écho des explosions. Lui seul sait. Il est le témoin tellurique de ce combat qui n’a ressemblé à aucun autre.

Car ceux de Bir-Hakeim étaient morts avant de mourir. Ils avaient tout sacrifié, ils avaient coupé les amarres. Ils avaient fait à la Patrie un don total. Ils étaient des séparés au point que certains de leurs compatriotes ne les reconnaissaient plus. Ils avaient continué de croire à la Patrie quand celle-ci semblait ne plus croire en eux. Le désert moral était plus rude pour eux que le désert physique.

Un petit cimetière de village, un petit cimetière de banlieue n’était point leur affaire. Tout cela est trop administratif et ils avaient envoyé promener l’administration pour retrouver l’âme de la Patrie. Ils sont bien les fils de la terre et c’est pourquoi ils dorment à même le sol sans linceul et sans cercueil.

Ô vent du désert soulève un peu de cette poussière qui colle à leurs os et va la porter au-delà de la mer bleue, au-delà des monts et des vallées, jusqu’à l’arc du Grand Empereur, et dépose ce sable non point dessous, mais dessus bien haut, afin que du haut du ciel tous les grands soldats de France, de Jeanne d’Arc à Foch, la voient, cette poussière !

Ô morts de Bir-Hakeim, vous reposez seuls au milieu de vos trophées et des instruments de votre martyre, au milieu des restes de la mitraille et des chars ennemis que vous avez arrêtés.

Vous restez dans la bataille... car la bataille continue ...

La grande stèle dresse la Croix de Lorraine sur ces arpents de terre nue et quand son ombre s’allonge, au déclin du soleil, le vent du soir, courant sur les asphodèles et susurrant dans les barbelés, souffle à l’oreille du pèlerin qui s’attarde : « PASSANT, VA-T-EN DIRE A LUTECE QUE DEUX CENTS BRAVES SONT TOMBES ICI POUR QUE VIVE LA FRANCE. »

Un combattant de Bir Hakeim

Jacques-Réginald Savey est né le 10 octobre 1910. A 26 ans, révérend père dominicain, il part comme missionnaire en Syrie en Haute-Djézireh. Sous-Lieutenant de Réserve, Jacques-Réginald Savey est mobilisé le 28 août 1939 et affecté à un service de renseignement. Pendant l’été de 1940, il hésite deux mois à cause de ses convictions religieuses, sur la conduite à tenir après la signature de cette Armistice, qu’il n’admet pas plus que la politique d’un gouvernement qui renverse les alliances traditionnelles de la France. 
Dès le 28 juin 1940, sa décision est prise et il rallie les Forces Françaises Libres à Ismaïlia au Caire. On lui confia d’emblée le commandement d’une compagnie du Premier Bataillon d’Infanterie de Marine, récemment crée. Le 1er BIM, toute première des unités de la France Libre, formé de Français presque tous issus de l’Infanterie Coloniale est le seul bataillon où Jacques-Réginald Savey a servi, il prendra l’appellation de BIMAP en octobre 1942 après Bir-Hakeim et deviendra en 1945 le Premier RIC (Régiment d’Infanterie Coloniale). Ses traditions sont actuellement conservées par le 1er RIMa (Régiment d’Infanterie de Marine) basé à Angoulême.

Promu Capitaine en novembre 1940, Jacques-Réginald Savey a participé aux combats en Syrie, en Erythrée, en Cyrénaïque et en Egypte. Lors de la campagne d’Erythrée, à la bataille de Massaouah, en mai 1941, le 1er BIM est cité à l’ordre de l’Armée. La 3ème Compagnie, sous les ordres du Capitaine Savey, a provoqué la reddition de 1943 Italiens.

Nommé à la tête du 1er BIM en juin 1941 après la prise de Damas et promu Chef de Bataillon à cette occasion pour “ services exceptionnels ”, Jacques-Réginald Savey a trouvé une mort glorieuse à la tête de son bataillon lors de la sortie de vive force de Bir-Hakeim le 10 Juin 1942. Il avait 31 ans. La citation décernant, à titre posthume, la Croix de la Libération au Commandant Savey, souligne la valeur morale et militaire exceptionnelle de ce prêtre missionnaire officier de l’Infanterie de Marine, digne héritier de la tradition des croisés de Syrie.

La dépouille du Chef de Bataillon Savey a été rapatriée de Bir-Hakeim en 1946. Le père savey repose aujourd’hui au cimetière conventuel d’Etiolles avec ses frères de religion.

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Saint du Jour

Nominis

25 août 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Louis - Louis IX, roi de France (✝ 1270)
    Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres. A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet: construire la Sainte-Chapelle (vidéo KTO) comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270. - Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément chrétien, fier et conscient des promesses de son baptême. (diocèse aux armées)- Né à Poissy, saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.Toute sa vie, il s'efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d'homme d'État. Les souverains d'Europe font appel à sa sagesse. (diocèse de Paris)- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l'année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l'Angleterre." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis)- Il est le saint patron des tertiaires franciscains:"Saint Louis est connu pour son sens de la justice et son amour de Dieu et des pauvres. C'est ce que rappellent la croix, la main de justice et la corde des tertiaires franciscains dont il est le saint Patron."- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille." message d'un internaute.- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences. On l'invoque aussi contre l'acidification de la bière." message d'un internaute.Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s'illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l'adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu'il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d'épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu'à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
  • Saints Tite et Timothée - Disciples et compagnons de saint Paul (I siècle.)
    L'Église en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Église naissante. Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore. Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Éphèse.  Illustration: Mosaïque de la Cathédrale de Monreale, Palerme.Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète. Un internaute nous signale que le chef (tête) de Tite est visible dans une église d'Héraklion, capitale de la Crète.Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques. Disciples de l'apôtre saint Paul, ils furent ses collaborateurs d'apostolat et dirigèrent, l'un l'Église d'Éphèse, l'autre celle de Crête. Les trois lettres qui leur sont adressées fournissent de sages avertissements sur la formation des pasteurs et des fidèles.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Ainsi parle le Seigneur :
        connaissant leurs actions et leurs pensées,
    moi, je viens rassembler toutes les nations,
    de toute langue.
    Elles viendront et verront ma gloire :
        je mettrai chez elles un signe !
    Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés
    vers les nations les plus éloignées,
    vers les îles lointaines
    qui n’ont rien entendu de ma renommée,
    qui n’ont pas vu ma gloire ;
    ma gloire, ces rescapés l’annonceront
    parmi les nations.
        Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,
    en offrande au Seigneur,
    sur des chevaux et des chariots, en litière,
    à dos de mulets et de dromadaires,
    jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,
    – dit le Seigneur.
    On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,
    dans des vases purs, à la maison du Seigneur.
        Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,
    – dit le Seigneur.

        – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 116 (117), 1, 2)

    Refrain psalmique : (Mc 16, 15)

    Allez dans le monde entier.
    Proclamez l’Évangile.
    ou : Alléluia !

    Louez le Seigneur, tous les peuples ;
    fêtez-le, tous les pays !

    Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
    éternelle est la fidélité du Seigneur !

  • Deuxième lecture : « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)

    Lecture de la lettre aux Hébreux

    Frères,
        vous avez oublié cette parole de réconfort,
    qui vous est adressée comme à des fils :
    Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,
    ne te décourage pas quand il te fait des reproches.
        Quand le Seigneur aime quelqu’un,
    il lui donne de bonnes leçons ;
    il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.

        Ce que vous endurez est une leçon.
    Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;
    et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?
        Quand on vient de recevoir une leçon,
    on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.
    Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,
    celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
        C’est pourquoi,
    redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,
        et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.
    Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;
    bien plus, il sera guéri.

        – Parole du Seigneur.