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Le 61ème Pèlerinage Militaire International en images

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COMMEMORATION DE L’ARMISTICE DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

anniversaire de l Armistice du 11 novembre 1918(11 novembre)

Une homélie du Cardinal Pierre EYT, archevêque de Bordeaux :

"En ce jour du 11 novembre 1996, je me reporte non sans émotion au compte-rendu du “ Te Deum de la Victoire libératrice ” tel que le désigne et le relate, à quelques jours de l’événement, notre hebdomadaire diocésain “ L’Aquitaine ”. La célébration mémorable a lieu le dimanche 17 novembre 1918 : “ A Bordeaux, est-il rapporté, la foule a envahi églises et chapelles, et à la même heure, partout, les catholiques ont fait de leur foi et de leur patriotisme une des plus grandioses manifestations qui se soient jamais vues. A la Cathédrale, Son Éminence le Cardinal a célébré la Messe... Il a entonné le “ Te Deum ” et la foule a repris. Ce fut superbe. De tous les cœurs, même les plus meurtris, montait vers Dieu, à travers les larmes de joie ou de deuil, l’hymne de la reconnaissance ” (L’Aquitaine, 1918, p.536). 
Le chroniqueur relève bien sûr la présence des autorités civiles et militaires : parlementaires, municipalité, officiers des armées de terre et de mer. Un “ groupe de glorieux mutilés ” est signalé dans la nef. A la fin de la messe, il semble impossible à l’observateur de décrire “ l’émotion que partageait l’immense assemblée et qui rendait le moment vraiment poignant ! ”.

Aujourd’hui, en 1996, chacune et chacun de nous peut ressentir le contraste entre la célébration populaire de 1918 et la présente commémoration, soixante-dix-huit ans après. Au fil du temps, la forte émotion originelle s’est refroidie, la foule éloignée, l’enthousiasme éteint. Seuls participent à notre célébration ceux et celles qui, à des titres divers, se sentent en représentation des autres. Nous le faisons au nom de l’Etat, de la région, du département, de la ville, des armées, de la magistrature, de l’université, des associations d'anciens combattants, de résistants, de victimes de la guerre, de l’Eglise.

Mais la foule des citoyens semble avoir pris acte du fait que désormais la célébration du 11 novembre ne constitue plus qu’un jour chômé. Une telle situation m’inspire quelques réflexions, non par rapport à ceux qui ne sont pas là, mais par rapport à nous qui sommes présents et, par cela même, toujours concernés.

Tous en effet qui sommes ici, y sommes, à un titre ou à un autre, en représentation de la Cité. Nous sommes présents pour les autres citoyens et en leur nom. Cela constitue une responsabilité et un honneur, tout comme constituent une responsabilité et un honneur les fonctions que nous exerçons, jour après jour, à l’intention des autres, à travers le service de l’Etat ou service public, service rendu “ au nom du Peuple français ”.

Or, nous le percevons clairement (et ceci concerne toutes les Démocraties du monde), il y a aujourd’hui une discussion violente sur le bien-fondé de l’autorité politique et des pouvoirs qui l’expriment. Nous sommes même témoins d’un débat tumultueux et sans cesse relancé sur les privilèges réels ou imaginaires que s’octroieraient sans contrepartie d’obligations proportionnées, ceux qui détiennent une charge publique.

La très vive sensibilité qui sur ce point se manifeste chez beaucoup de nos concitoyens constitue une alerte, mais aussi un encouragement. Ma propre mission n’est pas d’insister sur l’alerte. L’opinion publique y vibre déjà suffisamment. Par contre, je soulignerai le signal d’encouragement que peut comporter le débat actuel, pour difficile qu’il puisse être parfois.

En effet, la responsabilité de l’homme public n’est pas usurpée. Est hautement légitime aussi que ceux qui en ont la charge exercent la capacité de juger, de décider et de faire exécuter les lois de la République. Saint Paul le rappelait déjà aux tous premiers chrétiens de Rome, la capitale de l’Empire : “ L’autorité vient de Dieu... il n’y a d’autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par Lui... C'est encore la raison, poursuit-il, pour laquelle vous payez des impôts : ceux qui les perçoivent sont chargés par Dieu de s’appliquer à cet office. Rendez à chacun ce qui lui est dû : l’impôt, les taxes, la crainte, le respect, à chacun ce que vous lui devez ” (Ro. 13, 1, 6, 7).

Il n’y a donc pas de malédiction qui pèserait sur les responsabilités publiques. A condition toutefois que leur exercice constitue pour celui qui en a la charge une source exigeante d’obligations. Saint Pierre précise à l’intention des responsables qu’il s’agit de devenir “ les modèles ” des autres, en servant soi-même “ de bon gré, non par contrainte, mais par dévouement ” (I Pierre 5, 2, 3). Jésus avait lui-même dit d’une manière insurpassable qu’il était venu pour « servir et non pas pour être servi » (Marc 10, 45).

Ainsi, en commémorant, ce matin, une date qui, irrémédiablement s’éloigne de nous, nous nous comptons peu nombreux certes, mais en représentation consciente et déterminée des autres citoyens. Nous voici appelés à vivre cette heure et l’ensemble de notre charge avec un sens plus aigu que jamais de la grandeur de notre Office.

Jésus nous compte tous parmi ses “ serviteurs ”, même si parfois comme dans l’Evangile nous avons le sentiment d’être des “ serviteurs inutiles ” (Luc 17, 10).

Le civisme, la conscience du bien commun, le courage pour faire triompher l’équité, l’accomplissement du devoir d’Etat, la disponibilité et le désintéressement, la recherche de la justice, le souci du dialogue constituent un chemin d’humanité. Nous voulons y progresser avec tous nos concitoyens, avec tous nos “ frères ”, les plus pauvres et les plus démunis en premier.

N’est-ce pas la devise de la République qui nous appelle elle-même à la fraternité ?

Que Saint Martin que nous célébrons aujourd’hui nous apprenne la grandeur du service des pauvres et de tous ceux qui sont sans défense, dans un climat social de plus en plus difficile. "

Cardinal Pierre EYT

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Saint du Jour

Nominis

24 mai 2019

Tous les saints du jour
  • Saints Donatien et Rogatien - Martyrs à Nantes (✝ v. 304)
    Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin. Donatien, converti à la foi chrétienne par Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes. "Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d'un magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Saint Donatien et Saint Rogatien, que l'on appelle les 'enfants Nantais', martyrisés au IVe, sont les premiers chrétiens connus et de fait patrons de la ville et du diocèse de Nantes." (Une histoire riche - Église catholique en Loire Atlantique) - Nos saints, paroisse Saint-Donatien de Nantes.À Nantes, peut-être en 304, les saints frères Donatien et Rogatien, martyrs. L'un d'eux, rapporte-t-on, avait reçu le baptême, son frère était encore catéchumène. Dans leur dernier combat, Donatien embrassa son frère et pria Dieu, puisque Rogatien n'avait pas été plongé dans le bain sacré, qu'il puisse être lavé dans le flot de son sang.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent » (Ac 15, 22-31)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    En ces jours-là,
    les Apôtres et les Anciens
    décidèrent avec toute l’Église
    de choisir parmi eux
    des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.
    C’étaient des hommes
    qui avaient de l’autorité parmi les frères :
    Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
    Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :
    « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,
    aux frères issus des nations,
    qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,
    salut !
    Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,
    sont allés, sans aucun mandat de notre part,
    tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
    nous avons pris la décision, à l’unanimité,
    de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,
    avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
    eux qui ont fait don de leur vie
    pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
    Nous vous envoyons donc Jude et Silas,
    qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
    L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé
    de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations
    que celles-ci, qui s’imposent :
    vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,
    du sang,
    des viandes non saignées
    et des unions illégitimes.
    Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.
    Bon courage ! »

    On laissa donc partir les délégués,
    et ceux-ci descendirent alors à Antioche.
    Ayant réuni la multitude des disciples,
    ils remirent la lettre.
    À sa lecture, tous se réjouirent
    du réconfort qu’elle apportait.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (56 (57), 8-9, 10-12)

    Refrain psalmique : (56, 10a)

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur.
    ou : Alléluia !

    Mon cœur est prêt, mon Dieu,
    mon cœur est prêt !
    Je veux chanter, jouer des hymnes !
    Éveille-toi, ma gloire !
    Éveillez-vous, harpe, cithare,
    que j’éveille l’aurore !

    Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
    et jouerai mes hymnes en tous pays.
    Ton amour est plus grand que les cieux,
    ta vérité, plus haute que les nues.
    Dieu, lève-toi sur les cieux :
    que ta gloire domine la terre !

  • Évangile : « Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)

    Acclamation : (Jn 15, 15b)

    Alléluia. Alléluia.
    Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Mon commandement, le voici :
    Aimez-vous les uns les autres
    comme je vous ai aimés.
    Il n’y a pas de plus grand amour
    que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
    Vous êtes mes amis
    si vous faites ce que je vous commande.
    Je ne vous appelle plus serviteurs,
    car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
    je vous appelle mes amis,
    car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
    je vous l’ai fait connaître.
    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
    c’est moi qui vous ai choisis et établis
    afin que vous alliez,
    que vous portiez du fruit,
    et que votre fruit demeure.
    Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
    il vous le donnera.
    Voici ce que je vous commande :
    c’est de vous aimer les uns les autres. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.