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Un Jour, un Evêque : 21 février 2019

« Lors de mon intervention à Dauphine j'ai rencontré des jeunes ouverts, très intéressés, multipliant les questions sur le plan international comme sur le plan religieux, avec l'émerveillement de cette jeunesse qui se lève génération après génération sur l'humanité habitée par un désir de justice, de paix, de vérité, d'engagement, de loyauté, d'honneur », interview 2019 de Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, sur Radio Notre-Dame.

https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/21-02-2019

SAINT JEAN DE CAPISTRAN (1386-1456)

 

st jean de capistan images visage

BARTOLOMEO VIVARINI, 1459 - PARIS, MUSÉE DU LOUVRE

Peint en 1459, ce tableau figure Jean de Capistran seulement trois ans après sa mort, dans une image de dévotion grandeur nature où est déjà fixée l’iconographie du saint victorieux par la croix. En 1984, saint Jean-Paul II le proclamera patron des aumôniers militaires et le qualifiera de « grand apôtre et défenseur de l’Europe, très vénéré […] pour son activité pastorale profonde et réformatrice » et « qui se donna avec grande générosité pour le salut des âmes ».

Alors qu’il est en prison pour avoir tenté de négocier la paix entre Rimini et Pérouse dont il est le jeune et brillant gouverneur, Jean a une apparition de François d’Assise qui lui révèle sa vocation : il entre dans l’ordre des frères mineurs et devient disciple d’un autre franciscain, saint Bernardin de Sienne, qui lui enseigne l’humilité, la prière et la pénitence, et qui répand la dévotion au saint Nom de Jésus dans toute l’Italie. Prédicateur, réformateur de son ordre, conseiller et légat du pape en France, en Allemagne et dans toute l’Europe centrale, Jean y fait des prodiges. Après la prise de Constantinople en 1453, laissant les princes d’occident indifférents aux massacres perpétrés en orient malgré les appels de la papauté, les turcs assiègent Belgrade en 1456, dernière digue avant l’occident. Jean de Capistran prêche une croisade, fait fabriquer un étendard avec la croix et la figure de saint Bernardin, ne cesse d’invoquer le nom de Jésus et exhorte les croisés à le faire. Malgré un nombre d’hommes très supérieur, Mehmet II est blessé et les assaillants sont vaincus et s’enfuient. Le pape Calixte III apprend la victoire le 6 août : il décide d’instituer la fête de la Transfiguration et de la célébrer à cette date.

st jean de capistan images devotion

Une image de dévotion

La représentation de Jean de Capistran que donne Bartolomeo Vivarini évoque les éléments essentiels de la vie du saint. Il est vêtu de l’habit franciscain dont la couleur cendre, la corde pour ceinture et les pieds nus dans de simples socques disent l’humilité et la pénitence. Il tient, de sa main gauche, l’évangile qu’il a prêché et suivi et, de sa main droite, l’étendard de la victoire, blanc avec une croix rouge et la figure de saint Bernardin tenant le monogramme du nom de Jésus : I H S (Jésus Sauveur des hommes). Une croix dorée surmonte la hampe de l’étendard et une autre peinte en rouge sur son épaule gauche rappelle qu’il prit la croix.

 

st jean de capistan images portrait

Un portrait ?

Le visage émacié, vu de trois-quart, comme le corps maigre qui se devine sous la bure s’accordent avec le témoignage direct d’Aeneas Sylvius Piccolomini, futur pape Pie II : « Il était petit de taille, avancé en âge (65 ans), desséché, amaigri, épuisé, n’ayant que la peau et les os, et néanmoins toujours gai et infatigable au travail. Il prêchait tous les jours, traitait les questions les plus profondes, plaisait aux simples comme aux savants ; il avait journellement vingt et trente mille auditeurs ». Cependant, la précision des traits du visage, presque individualisés, avec ses yeux clairs enfoncés, le nez bombé et la bouche fine, pose la question d’un éventuel portrait : Bartolomeo Vivarini aurait-il été un des nombreux auditeurs de Jean, lors de ses prêches en Italie du Nord ? Première peinture datée connue de Bartolomeo, d’une famille d’artistes originaires de Murano, le tableau montre encore l’attachement de Venise au gothique tardif et la connaissance des recherches nouvelles de Padoue. La disposition, le dessin linéaire du visage, l’emploi d’un phylactère encadrant la figure tel un arc restent d’esprit médiéval tandis que le fond noir et rouge, l’estrade à pans coupés, les ombres portées, le cartel en trompe-l’œil portant la signature du peintre, le traitement plus en volume des plis de la bure et le raccourci des mains reflètent les nouveaux styles plus plastiques des ateliers padouans autour de Squarcione et du jeune Mantegna. Réputé saint de son vivant, Jean de Capistran porte une auréole rayonnante même s’il ne sera canonisé qu’en 1690 soit sept ans après la fin du siège de Vienne par les ottomans. Sur le phylactère qui part de l’étendard, se déploie un verset de saint Paul : « Grâces soient rendues à Dieu qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1Co 15, 57).

Isabelle Schlienger

source egmil d'octobre 2015

Mots-clés: saint patron, saint jean de capistran

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Saint du Jour

Nominis

21 mars 2019

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Clémence - religieuse bénédictine (✝ 1176)
    Devenue veuve du comte de Spanheim, elle se fit religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves en Rhénanie, où elle mourut.La Bienheureuse Clémence d'Ohenberg épousa le Comte de Spanheim (Allemagne). Devenue veuve, elle distribua tous ses biens aux pauvres et se retira comme simple moniale à l'abbaye d'Horrès à Trèves où elle mourut en 1176. (Les boutiques de Théophile - Les boutiques de l'artisanat monastique)

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-10)

    Lecture du livre du prophète Jérémie

    Ainsi parle le Seigneur :
    Maudit soit l’homme
    qui met sa foi dans un mortel,
    qui s’appuie sur un être de chair,
    tandis que son cœur se détourne du Seigneur.
    Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
    il ne verra pas venir le bonheur.
    Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
    une terre salée, inhabitable.

    Béni soit l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur,
    dont le Seigneur est la confiance.
    Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
    qui pousse, vers le courant, ses racines.
    Il ne craint pas quand vient la chaleur :
    son feuillage reste vert.
    L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
    il ne manque pas de porter du fruit.

    Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
    il est incurable.
    Qui peut le connaître ?
    Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs
    et qui scrute les reins,
    afin de rendre à chacun selon sa conduite,
    selon le fruit de ses actes.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (1, 1-2, 3, 4.6)

    Refrain psalmique : (39, 5a)

    Heureux est l’homme
    qui met sa foi dans le Seigneur.

    Heureux est l’homme
        qui n’entre pas au conseil des méchants,
    qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
    ne siège pas avec ceux qui ricanent,
    mais se plaît dans la loi du Seigneur
    et murmure sa loi jour et nuit !

    Il est comme un arbre
        planté près d’un ruisseau,
    qui donne du fruit en son temps,
    et jamais son feuillage ne meurt ;
    tout ce qu’il entreprend réussira.
    Tel n’est pas le sort des méchants.

    Mais ils sont comme la paille
        balayée par le vent.
    Le Seigneur connaît le chemin des justes,
    mais le chemin des méchants se perdra.

  • Évangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

    Acclamation : (cf. Lc 8, 15)

    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Heureux ceux qui ont entendu la Parole
    dans un cœur bon et généreux,
    qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
    Ta parole, Seigneur, est vérité,
    et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux pharisiens :
    « Il y avait un homme riche,
    vêtu de pourpre et de lin fin,
    qui faisait chaque jour des festins somptueux.
    Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
    qui était couvert d’ulcères.
    Il aurait bien voulu se rassasier
    de ce qui tombait de la table du riche ;
    mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
    Or le pauvre mourut,
    et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
    Le riche mourut aussi,
    et on l’enterra.
    Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
    levant les yeux,
    il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
    Alors il cria :
    “Père Abraham,
    prends pitié de moi
    et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
    pour me rafraîchir la langue,
    car je souffre terriblement dans cette fournaise.
    – Mon enfant, répondit Abraham,
    rappelle-toi :
    tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
    et Lazare, le malheur pendant la sienne.
    Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
    et toi, la souffrance.
    Et en plus de tout cela, un grand abîme
    a été établi entre vous et nous,
    pour que ceux qui voudraient passer vers vous
    ne le puissent pas,
    et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
    Le riche répliqua :
    “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
    dans la maison de mon père.
    En effet, j’ai cinq frères :
    qu’il leur porte son témoignage,
    de peur qu’eux aussi ne viennent
    dans ce lieu de torture !”
    Abraham lui dit :
    “Ils ont Moïse et les Prophètes :
    qu’ils les écoutent !
    – Non, père Abraham, dit-il,
    mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
    ils se convertiront.”
    Abraham répondit :
    “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
    quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
    ils ne seront pas convaincus.” »

    – Acclamons la Parole de Dieu.