• Coëtquidan

Saint-Cyr Coëquidan

Saint-Cyr Coëtquidan

L’orgue de la chapelle Sainte Jeanne d’ARC

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Buffet de l’orgue

C’est au Père Georges DECOGNE, aumônier des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan que l’on doit l’acquisition, pour la chapelle Sainte Jeanne d’Arc, d’un orgue que l’on peut qualifier d’historique. Œuvre de Charles  Mutin, successeur du célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll, l’instrument est daté des années 1920.

Orgue d’appartement réalisé à l’origine pour le grand organiste et compositeur Joseph Bonnet (1884-1944), l’instrument fut racheté par le diocèse aux armées au début de l’année 1975. Révisé, harmonisé et reconstruit les semaines suivantes par la maison Gütschenritter  au printemps de l’année suivante, il  fut inauguré pour la fête de Pâques 1975.

La principale transformation  opérée à l’époque fut la modification de son buffet. On appelle buffet le meuble en bois qui porte et enforme les tuyaux, la mécanique, les soufflet et tout le système de transmission. On profita alors de cette reconstruction pour supprimer le vieux buffet qui ne correspondait pas au style dépouillé de la chapelle pour lui donner une apparence plus modern. Les menuisiers des Ecoles de St Cyr Coëtquidan conçurent un buffet minimaliste qui se limite à un soubassement horizontal des sommiers (le support des tuyaux), le système de soufflerie (porte-vent et ventilateur) trouvant place da derrière l’instrument, dans la sacristie.

Après dix ans d’utilisation intensive l’instrument présentait de nombreux signes de faiblesse et une restauration s’imposait mais les fonds manquaient. Il revint au Père Yves BOULO, aumônier de 1985 à 1990, et à M. Jean-Claude GUISSE, directeur de la chorale de fonder en 1986 une association des « Amis de l’Orgue de Coëtquidan ». C’est cette qui permit de lancer une souscription d’ampleur nationale pour récolter une grande partie des moyens nécessaires au relevage de l’orgue. Début 1987 la maison alsacienne des frères Chrétien et Laurent Steinmetz (de Molsheim) entreprenait les travaux et le dimanche 8 mars 1987 l’orgue était inauguré par l’organiste de Saint-Louis des Invalides (cathédrale du diocèse aux armées).

Par la suite des « Heures Musicales de COËTQUIDAN » furent organisées par M. Jean-Claude GUISSE durant plusieurs années car l’orgue de la chapelle Sainte Jeanne d’Arc est reconnu par les connaisseurs comme un instrument intéressant et de caractère aux nombreuses possibilités grâce à ses trois claviers et pédalier et ses nombreux jeux de combinaisons.

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Console de l’orgue dite « en fenêtre »

 

Composition de l’instrument :

Clavier de Grand Orgue : montre 8, flûte 8, prestant 4, plein jeu

Clavier de Positif : bourdon 8, flûte douce 4, flageolet 2, nasard 2 2/3, tierce 1/35

Clavier de Récit: flûte 8, dulciane 8, voix céleste 8, flûte 4, trompette 8

Clavier de Pédale : soubasse 16, basse bouchée 8

Accouplements des claviers, tirasses, appel des mixtures et des anches, boîte expressive pour récit et positif, appel du Tutti.

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  • Saint Prosper d'Aquitaine - Théologien laïc (✝ v. 460)
    Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme: "Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son œuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l’Église d'Occident.Commémoraison de saint Prosper d’Aquitaine. Après une éducation littéraire et philosophique soignée, il mena avec son épouse une vie simple et modeste. Devenu moine à Marseille, il défendit avec force contre les pélagiens la doctrine de saint Augustin sur la grâce de Dieu et le don de persévérance, et servit de secrétaire au pape saint Léon le Grand. Il mourut vers 463.