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La Vie des Diocèses - émission de KTO du 24 juin 2019

  • Fondements

Fondements

Le militaire fait le choix de se mettre au service du pays, en dépassant ses intérêts personnels. Il doit se préparer à vivre des situations exceptionnelles qui le confrontent à la détresse extrême et à la mort. Cette spécificité est la principale raison d'être de l'aumônerie militaire. Leurs familles doivent aussi supporter les conditions et la vie propres à l'engagement militaire : l'absence et l'angoisse générée par la participation aux opérations extérieures, le déracinement géographique… C'est dans ce cadre que se situent la présence et l'action de l'aumônerie. La vie quotidienne au sein de l'Aumônerie appelle tous les militaires, civils de la Défense et leur famille, à créer une communauté fraternelle et apporte l'aide morale et spirituelle qui contribue à l'équilibre du combattant et à la cohésion du milieu. Cette action étroitement liée à l'institution militaire, s'exerce en relation avec le commandement dans le cadre du Diocèse aux Armées Françaises (D.A.F.).

L'aumônerie catholique des armées est présente au sein du ministère de la Défense. Sa base juridique est constituée par les lois du 8 juillet 1880, du  9 décembre 1905, du 16 mars 2005,  par les décrets du 1er juin 1964 , du 16 mars 2005, par le décret n°2011-1983 du 28 décembre 2011 et par l'arrêté du 16 mars 2005. Ces textes précisent le droit fondamental pour chaque militaire de pratiquer sa religion et les responsabilités du commandement en matière d'exercice des cultes.

 

Organisation

Compte-tenu de ses objectifs et de ses missions, l'Aumônerie militaire Catholique présente une organisation adaptée à celle des armées. Elle constitue, en même temps un diocèse. C'est un diocèse sans frontières, qui n'a pas d'unité géographique. Là où l'implantation géographique d'un baptisé suffisait à son intégration de droit dans une Eglise locale, territorialement délimitée, ici, c'est la mission - et donc l'engagement professionnel en vue de l'assumer - qui agrége le baptisé au Diocèse aux armées.

Son chef, "l'aumônier en  chef du culte catholique", est placé auprès du chef d'Etat-Major des armées. Il est évêque du diocèse aux armées françaises. A ce titre, il participe à la conférence des évêques de France. Le pape Jean-Paul II a promulgué la constitution apostolique "Spirituali militum curae" transformant juridiquement les vicariats "castrenses" en "ordinariats militaires" à dater du 21 juillet 1986.

Dans l'exercice de ses responsabilités, l'évêque est assisté d'un adjoint - vicaire général - et d'un adjoint par armée (Terre, Air, Mer et pour la gendarmerie) - vicaires épiscopaux -. Dans chaque région militaire Terre de défense, il est représenté par un aumônier régional qui coordonne le travail des aumôniers locaux quelle que soit leur armée d'appartenance. Il y a cinq régions militaires Terre : Ile de France, Sud-Est, Sud-Ouest, Nord-Ouest, Nord-Est. Les aumôniers (prêtres, diacres et laïcs) sont répartis en fonction des effectifs autorisés. Ainsi chaque responsable militaire trouve à son niveau et à chaque instant, y compris dans les écoles, en milieu hospitalier ou en opérations extérieures, un aumônier responsable du culte ainsi que de la pastorale qui en est indissociable.

Différents conseils, des groupements pastoraux et des associations diocésaines (Amis de l'Aumônerie, Hospitalité Notre-Dame des Armées…) mettent en œuvre, soutiennent ou appuient les diverses activités du diocèse.

Le siège du diocèse est à Paris (20bis, rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris). La cathédrale est l'église Saint-Louis des Invalides.

Le Pèlerinage Militaire International annuel à Lourdes est le point d'orgue des activités proposées par les différentes aumôneries militaires. Il est l'occasion de célébrer les sacrements de l'initiation chrétienne pour les adultes qui se sont préparés tout au long de l'année dans les différentes aumôneries ainsi que de retrouver des militaires d'une trentaine de nations différentes.

Moment émouvant de fraternité et de prière où il n'est pas rare de voir devant la grotte des soldats de pays en conflit prier ensemble devant la grotte.

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Saint du Jour

Nominis

17 juillet 2019

Tous les saints du jour
  • Bienheureuse Charlotte - et ses compagnes, Carmélites de Compiègne, martyres (✝ 1794)
    Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, en religion Soeur Charlotte de la Résurrection est née en 1715 à Mouy dans le diocèse de Beauvais. Lorsqu'éclate la Révolution française, en 1789, la communauté du Carmel de Compiègne compte 21 religieuses. 18 monteront sur l'échafaud. Conformément au décret du 13 février 1790 qui supprime les Ordres religieux contemplatifs, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment "vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison." En 1792, la Mère prieure leur propose "un acte de consécration par lequel la communauté s'offrirait en holocauste pour que la paix divine, que le Fils de Dieu était venu apporter au monde, fut rendue à l'Église et à l'État." Le 14 septembre 1792, elles sont expulsées de leur couvent. Chaque jour, elles prononcent l'acte d'offrande. Le 23 juin 1794, au temps de la Grande Terreur, elles sont arrêtées. Jugées et condamnées à mort le 17 juillet, elles sont guillotinées le soir même, sur la place de Nation à Paris. Leurs corps furent enterrés au cimetière de Picpus dans une fosse commune, où ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses. Carmélites de Compiègne.À Paris, en 1794, les bienheureuses Thérèse de Saint-Augustin (Marie-Madeleine-Claudine Lidoine) et quinze compagnes: les bienheureuses Marie-Anne-Françoise Brideau (Soeur Saint-Louis), Marie-Anne Piedcourt (Soeur de Jésus Crucifié), Anne-Marie-Madeleine Thouret (Soeur Charlotte de la Résurrection), Marie-Claudie-Cyprienne Brard (Soeur Euphrasie de l'Immaculée-Conception), Marie-Gabrielle de Croissy (Soeur Henriette de Jésus), Marie-Anne Hanisset (Soeur Thérèse du Coeur de Marie), Marie-Gabrielle Trézelle (Soeur Thérèse de Saint-Ignace), Rose Chrétien de Neufville (Soeur Julie-Louise de Jésus), Annette Pelras (Soeur Marie-Henriette de la Providence), Marie-Geneviève Meunier (Soeur Constance), Angélique Roussel (Soeur Marie du Saint-Esprit), Marie Dufour (Soeur Sainte-Marthe), Élisabeth-Julie Vérolot (Soeur Saint-François), Catherine et Thérèse Soiron (soeurs converses), vierges, carmélites de Compiègne et martyres. Sous la Révolution française, elles furent condamnées à mort parce qu'elles avaient conservé fidèlement la vie religieuse et, avant de monter à l'échafaud, elles renouvelèrent leur profession de foi baptismale et leurs voeux religieux.